Daniel & Jean-Claude Besse

Natation Vélo Course

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TDFO

Prologue vendredi soir

Après la SOLA du week-end dernier avec le TV Oerlikon, place cette fois-ci à un week-end de sport avec le Rushteam aux alentours d'Ecublens. Plus de trajets par conséquent pour nous, mais ça nous fera du bien de rouler avec pas mal d'intensités car si je suis confiant de ma course à pied, j'ai un peu plus de doute pour le vélo à l'iron (et la natation me direz-vous? pff, c'est un iron, tout le monde s'en fout...). Départ donc vendredi matin en jeans et contre-la-montre pour le bureau en cadenassant la bête dans le hall d'entrée de l'immeuble tant bien que mal à l'abri des regards indiscrets. Les commentaires des collègues fusent, que ce soit sur la position, le poids, ou la vitesse moyenne qu'il me faut tenir sur 180km; les paroles ne sont toutefois rien sans mettre les jambes à exécution; et cela commence le soir même par le prologue d'Echandens après un passage express à la maison depuis la gare pour déposer un sac que l'on ne veut pas mouiller au bord du parcours.

Le programme de cette année est exactement le même que l'année dernière et les parcours sont par conséquent tous vus, sus, connus. Le prologue est court, presque trop à mon goût, mais de toute façon l'écart ne se fera pas là. On arrive sur place tout juste pour voir Matthieu et Philip s'élancer et faire une fois le parcours derrière eux (enfin de très loin parce que ça va vite) en reconnaissance, notamment du dernier virage qui est relativement risqué avec la route mouillée.

Ne voulant pas beaucoup s'éterniser ni prendre froid à attendre, les départs sont quelque peu avancés et les trous des quelques désistements remplis par décalage des noms sur la liste. Ainsi, notre départ s'approche à très grands pas et bientôt me voilà parti pour cinq à six minutes d'efforts intenses. Démarrage fort mais en en gardant sous la pédale, bien tiré ensuite le faux plat descendant. Les jambes ne me semblent pas très bien répondre; pas grave, ce ne sera pas long. Petite montée pour atteindre Bremblens (sur les barres ou pas? allez oui ça passe...) et tentative de relance dans le village. Rester en position ensuite sur la redescente et voici déjà le dernier virage. Prudence! pas envie de tomber maintenant et pour le TDFO je préfère perdre du temps là que prendre des risques; freinage OK, virage easy, bref bien trop de marge vu que je ne dépasse même pas la moitié de la route à une seule voie dans laquelle le parcours nous emmène. Relance, ça me semble être tout bon pour bien finir. Quoique, ça c'était avant que les jambes ne me lâchent sur la fin de cette remontée qui me paraît pour le coup interminable et infernale. 8" de perdues sur Jean-Claude sur ces quelques hectomètres finaux d'après Strava et 20" au total sur Philip. Si on peut au mieux en mettre quelques-unes sur le vent qui se serait levé la moindre depuis son départ, il reste encore à s'améliorer d'un bout pour rivaliser.

Grosse étape pour le samedi

Sur un TDFO de trois jours, en général la grosse étape est celle du samedi. Le vendredi soir c'est du très court, tandis que le dimanche c'est essayer de manager la fatigue; et le parcours actuel ni coupe pas: Mollard et Mollendruz au programme, et même si le retour est long depuis le Mollendruz jusqu'à Bussigny, le peu de densité et de groupes après celui-ci impose une étape très difficile pour tout le monde (l'année dernière tout comme celle-ci).

TDFO 2017: peloton du samedi
Peloton Rustheam au départ du samedi.

Jusqu'au pied du Mollard, le groupe se déplace compact en formation plus ou moins neutralisée (au début officiellement, ensuite par la force des choses). Les esprits vont toutefois s'échauffer plus vite que les jambes n'auront le temps de le faire. Une ou deux petites attaques ou remontées au sein du peloton avant que je ne me retrouve seul en tête avec 15m d'avance, conséquence d'avoir tiré un coup fort avec l'objectif de montrer ma présence et calmer les adversaires. Je reste en tête la majeure partie de la montée, me retournant souvent pour vérifier le retour de Jean-Claude et Josué. J'ai envie de passer le sommet avec eux pour pouvoir tirer ensemble derrière. Après quelques hésitations, j'arrive à les emmener et nous partons à trois, l'occasion de forcer Philip à tirer derrière pour ramener.

La suite de la bosse sur Burtigny est dictée par Josué tandis que je reprends les commandes en direction de Gimel. Contre-la-montre presque individuel, je ne lésine pas sur l'effort au début pour rendre la tâche à l'arrière plus difficile. Jean-Claude, coéquipier de Philip, refuse logiquement de me prendre un relais. Josué finira par me remplacer en tête ensuite tandis que Philip nous rejoint finalement dans Gimel avec David et Giorgio. Presque ouf à ce moment-là parce que ça veut dire qu'on peut relâcher le rythme quelque peu et laisser les autres prendre le vent pour empêcher le retour de Joël ou Matthieu.

Mise à part la petite descente entre Saubraz et Bière où je passe devant (et pousse un peu Jean-Claude dans ses limites vu qu'il est plus craintif en descente), le pied du Jura se fait en groupe de six avec une bonne entête et un partage plus ou moins équitable des relais. Dès l'entame du Mollendruz par contre, David abandonne tout espoir de nous suivre et nous continuous donc à 5. Cela jusqu'à l'épingle où, comme l'année passée, je lance mon attaque en direction du sommet. A la différence de la dernière fois, Jean-Claude est directement dans ma roue et ne me laissera pas un centimètre jusqu'au sommet. Derrière, l'écart est toutefois fait et Philip n'est plus en vue. Il me faut donc continuer à tirer en solitaire et me coltiner Jean-Claude dans ma roue, le jeu en vaut la chandelle. Je me sens bien sur mon petit prolongateur du vélo de route et me lance ainsi dans le faux-plat descendant sur Vaulion. A cet instant, rien ne m'arrête, ni le vent, ni la pluie (ni la grêle?), ni les projections qui limitent sensiblement la visibilité. Un petit regard en arrière au milieu de l'averse pour prendre les S de la route en forêt au mieux me fera remarquer que Jean-Claude n'a pas tenu la roue; plus prudent, ou moins confiant, selon auquel de nous deux vous demanderez. C'est parti donc en solitaire. Fin de descente malgré tout relativement calme dans les virages (selon moi) et dégustation d'une petite barre énergétique quand le 50-12 (la 11 ne passe pas bizarrement) ne me permet plus de pédaler confortablement. Jusqu'à la Chaux je me sens extrêmement bien et continue sans me retourner pensant finir seul si possible. Au début de la montée, une douleur dans l'arrière cuisse gauche me rappelle la moindre à l'ordre et je décide par conséquent de prendre la bosse un peu plus tranquille. Pareil pour la redescente sur Cossonay avec un autre petit gel d'avalé pour la route afin de reprendre des forces avant le retour sur Aclens. Les muscles des jambes sont rentrés dans l'ordre et même si la fraîcheur n'y est clairement plus, le rythme est toujours bon. Au giratoire, j'apperçois Jean-Claude pas loin derrière et devrais consentir dès là à un effort supplémentaire pour conserver mon avance jusqu'à l'arrivée. Très content de mon étape, un parcours comme je les aime et une belle dynamique dans l'ensemble.

Et comme le TDFO n'est qu'un entraînement pour nos triathlons, nous enchaînons avec Jean-Claude avec ce que tout bon cycliste se refuserait pour suivre les règles: une petite course à pied. J'avais lancé l'idée mais après pas moins de 300m c'est déjà Jean-Claude qui est nettement plus motivé que moi. Il faut me faire violence mentalement pour ne rien dire et conserver le tempo. Ni une ni deux nous voici de retour à Moulin de Choc, mais Jean-Claude trouvant cela trop court, il nous fait partir en direction de Vufflens-la-Ville. Les voies de chemin de fer nous empêchent alors de couper court et nous irons donc jusqu'au bout. Le retour au bord de la Venoge est plus difficile; quelque peu tortueux, voire même sacrément boueux (j'ai même dû poser main à terre pour me rattraper d'une belle glissade). Une montée nous force à marcher sur un bout; heureusement que nous l'avons fait d'ailleurs, car la fringale n'est pas loin dans les chemins de campagne qui zigzaguent autour du refuge de Bussigny. 8km plus tard nous retrouvons avec grand plaisir nos accolytes de "ballade" et pouvons nous poser sur le goudron pour reprendre nos esprits (ainsi que tirer les débuts de crampes qui nous guettent tous deux).

Contre-la-montre final du dimanche

L'objectif du dimanche est clair: le contre-la-montre final avec l'envie d'enfin réussir à battre Philip sur un effort individuel; rien ne sera moins facile par contre mais j'ai l'espoir de pouvoir le faire cette année.

TDFO 2017: peloton du dimanche
Peloton Rustheam avant le départ du dimanche.

Avant cela, il nous faut faire ce qui ressemblerait à une étape de transition ou de bordure sur un grand tour cycliste. Des petites boucles dans la région de Bavois, où vent, pluie, et autres obstacles, viennent toujours mettre un peu de piment dans ce qui est une étape des plus faciles sur le papier. Comme la veille, le rythme au départ est agréable me semble-t-il. Je prends les commandes en direction d'Orbe après la déneutralisation d'Orny, mais sans forcer en laissant quelques échappées au début et en profitant surtout d'un bon gros vent de dos. Passage des voies dans Orbe avec grande prudence et attente de la reformation complète du groupe. Je continue ainsi jusqu'à Mathod me sentant bien à l'avant. C'est Jean-Claude qui viendra me prendre un relais ensuite pour la traversée direction Ependes où Philip nous placera une belle pique pour réveiller le peloton. Matthieu et David ont su vite sauter dans sa roue tandis que derrière c'est plus la débandade pour savoir qui pourra prendre quelle position. Après un petit moment, je me décide à ramener et profiterais d'un refus des deux plus jeunes d'aider Philip dans sa tentative pour faire la jonction. Le groupe s'est bien réduit malgré tout dans l'opération et le rythme bien changé également. La prochaine attaque viendra du même Philip sur la légère remontée sur Orny même si moi-même ainsi que d'autres étaient également prêts à mettre quelques dents en plus à ce moment-là. L'accélération était même si attendue qu'elle ne sera que de courte durée bien que suffisante pour perdre Gilbert et Joël. Dans Orbe, les mésaventures entamées par le reste du groupe Rushteam un peu plus à l'arrière (chute pour Cendrine ainsi que multiples crevaisons) seront reprises par notre groupe également (chute de Josué et crevaison de Matthieu). On se regarde la moindre avant de partir à la chasse de Philip qui semble décidé de continuer. Il pleut bien fort à cet instant du parcours forçant quelque peu à plus de calme et de concentration; sans que cela n'empêche bien évidemment que la montée sur la caserne de Chamblon ne se prépare. Jean-Claude donnera le tempo tout du long, lâchant les membres du groupe à l'usure tandis que moi je m'efforce de rester dans sa roue. Au sommet, il fait froid (et je me rends compte que j'ai oublié la veste à la maison alors que j'étais sûr de l'avoir). Les poursuivants arrivent un par un au compte goutte pour ceux qui ne sont pas annoncés de retour direct à la maison par Whatsapp. L'étape aura laissé ses traces.

TDFO 2017: arrivée à Chamblon
Arrivée à Chamblon dimanche midi sous la pluie.

Pour les survivants, il reste le contre-la-montre traditionnel Yverdon-Bussigny même si l'envie n'y est pas vraiment. Le transfert est plutôt long à force de détours à travers les champs; les tremblements de froid des dents et des bras sur le vélo ni aidant en rien. Heureusement la pluie a cessé et reprendre la route va me réchauffer gentiment. Moi qui pensais pouvoir faire des pointages réguliers en partant tout dernier devrais toutefois me contenter de voir une ou deux très rares fois Jean-Claude devant mais jamais Philip. Il me semble pourtant rouler bien fort sur ce début de parcours, malgré des sensations plutôt moyennes. Dans la montée de la Sarraz je croise Josué puis Judith mais toujours pas de Jean-Claude en vue. Dans la descente sur Golion, je me sens pour une fois bien sur les barres et peux ne quitter la position aérodynamique que lorsque j'ai eu à faire un dépassement de voiture (si si!). Quelque chose me dis pourtant que je n'aurais pas un gros temps à l'arrivée et cela sera confirmé par les résultats: 1'40 de retard sur Philip, une belle rincée. D'après nos pédales respectives j'ai pourtant mis nettement plus de watts; une erreur de calibration, un artéfact de la mesure avec mon pédalier ovale, un impact du matériel, une différence de position, une mauvaise gestion de l'effort, ou un mélange de beaucoup de facteurs? Que sais-je? Cela me laissera perplexe certainement encore quelques jours. Il me faudra également, je pense, encore plusieurs sorties avec des intensités du genre des 3x20' pour avoir complètement confiance dans mes capacités à vélo avant l'ironman. Mais c'est aussi pour cela que j'ai envie de finir par un grand merci à tous ceux qui ont partagé ce week-end avec nous, avec un mot particulier à Philip pour l'organisation et Gilbert pour les grillades du dimanche soir. C'était très intense mais très sympathique et sans aucun doute très utile pour l'entraînement de tous.

TDFO 2017: contre-la-montre final
Arrivée du contre-la-montre final.



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SOLA Stafette

Après les 20km de Lausanne il y a deux semaines, arrivent les événements clubs traditionnels du mois de mai: la SOLA ce week-end avant le TDFO le suivant. Avec Daniel nous sommes tous les deux engagés dans l'équipe 1 (sur 4) du TV Oerlikon annoncée de très grand niveau. Je cours aussi pour mon labo (superQUDEV) plus tard dans l'après-midi. Si nous étions tous les deux sur des parcours courts, Daniel se retrouve à échanger pour une version plus longue le soir avant la course. Il me donnera donc le relai à la fin de la 6e étape à Hönggerberg.

S'il est dur de suivre les positions exactes en temps réel (notamment avec les difficultés du chronométrage de suivre 1000 équipes de 14 coureurs éparpillées dans Zürich), je reçois quelques infos via les chats whatsapp: notre équipe, après avoir remporté la première étape, se situe constamment en 2e position autour des 30s de retard sur les vainqueurs de l'an passé (running freaks). Je trottine un peu vers l'ETH, les jambes semblent bien en forme, et si je sens un peu ma cuisse parfois ça ne devrait pas me déranger comme aux 20km. La séance de 6x1000m de mardi c'est super bien passée, je me réjouis de la course d'aujourd'hui. Sur le stade tout est vide à 10min de l'arrivée prévue de Daniel. Seul le coureur des running freaks et celui de TV örlikä (notre deuxième team, représenté par Laurin) sont là pour échanger quelques mots.


Daniel vers la fin de son étape à Hönggerberg ainsi qu'au départ à Buchlern

Alors que j'explique à Laurin comment passer le témoin, un vélo ouvreur arrive suivi de pas bien loin par Daniel comme une fusée. On est en tête ! Je passe la barrière pour être dans la zone de change, démarre la montre, regarde si je vois quelqu'un arriver derrière (non au fait Daniel m'a donné une marge confortable d'un peu plus d'une minute). Je prends le témoin et top départ derrière les cyclistes. Mon parcours est court, principalement descendant, pas de question de se retenir trop.

Assez vite je serai seul, car les cyclistes ne freinent pas dans la descente et me prennent passé 500m d'avance. Je fais ma course, dans le bois de Käferberg où je m'entraîne fréquemment. Passage à Bucheggplatz il faut relancer dans les virages et petites bosses. Dans le parc personne n'est prêt, si ce n'est pour ouvrir la route. Me faut passer plusieurs fois dans l'herbe de côté pour éviter une laisse de chien ou des promeneurs. Rien de bien gênant. On se retrouve derrière nos vestiaires à Oerlikon, je connais bien ces routes, et si mon entrain du départ est un peu retombé, il ne reste pas grand chose pour arriver sur Milchbuck et le sous-voie de l'entrée d'Irchelpark.


Jean-Claude passant la ligne à Irchel.

Un son de speaker au loin, l'équipe running freaks qui m'encourage. Dernière surprise: il faut faire le tour du parc dans la piste finlandaise, rendu un peu molle par la fine pluie du matin. J'hésite un peu au dernier carrefour (plus très lucide?), avant de foncer les derniers 200m en me disant que chaque seconde d'avance compte pour l'après-midi. La ligne passée Sandro fait les comptes, environ 90s d'avance (officiellement les Besse ont permis à l'équipe de remonter de +33s à -95s). Tout ça de pris pour la deuxième moitié. Pas encore gagné, mais vu les cracks qu'on a encore à aligner je ne me fais plus beaucoup de soucis.

Ça sera en effet chose faite rapidement, et le TVO1 remporte la course haut la main avec plus de 8 minutes d'avance sur les deuxièmes ainsi que le record du parcours. 8 étapes sur 14 remportées (dont Daniel et moi-même).

Je passe par l'interview à l'arrivée intermédiaire, puis discute un peu autour en attendant que Daniel me ramène mes affaires et file prendre le bus direction le zoo pour ma deuxième étape. En haut les jambes me font déjà bien mal et l'envie de s'échauffer manque, mais peut importe mon résultat aura beaucoup moins d'importance. Je prends le relai autour de la 170e place et remonte gentiment dans le peloton. Avec l'expérience de l'année passée je sais que les 11km de l'étape 9 sont surtout durs sur la fin par quelques montées sèches. J'en garde donc un peu sous la pédale sur les premiers kilomètres vallonés dans la forêt. Sur les montées je peine parfois un peu, notamment lorsque le chemin se retrécit et qu'il faut faire l'effort de passer à moitié dans le talus à côté. Mon temps final est à quelques secondes près comme l'année passée, je suis assez satisfait de ma course alors que je partais déjà chargé d'acide lactique.


Le team ayant attendu sous la pluie les podiums.

Ensuite c'est retour à la maison pour une douche rapide, prendre le gateau fait par Daniel et rejoindre les coureurs à Irchel. Il pleut fort désormais, et c'est détrempés qu'on finira par passer la ligne main dans la main, attendre l'arrivée de toutes les équipes, le podium, les photos ensuite, les premières bières, etc.

Puis enfin barbeque où, belle surprise, on se voit remettre le Rössli taille intermédiaire (le grand étant en prêt une année, l'intermédiaire pour l'équipe vainqueur et les petits pour chaque membre d'une équipe du top6) par Rubén pour la belle remontée. Pas fait de discours sur place, mais je suis touché de voir combien on a pu s'intégrer dans un club génial au cours d'une année, un club qui nous procure beaucoup d'inspiration, de moments d'amitiés sur Zürich et nous pousse à progresser de jours en jours. Danke TVO!


Rubén, Daniel, Sami et Jean-Claude à la remise du Rössli.



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20km de Lausanne

Toujours difficile d'attaquer une compétition 5 petits jours après la fin du camp de Porrentruy, surtout lorsque ce dernier a été intense niveau charge sur les organismes. Les 20km de Lausanne sont toutefois mon premier test, comme première compétition depuis le marathon de Lucerne en octobre. Depuis mon niveau d'endurance à pied a progressé, mais une contracture à la cuisse me dérange parfois. Il s'agira de gérer tout ça, avec comme objectif l'heure dix.

Lors de l'échauffement la cuisse me tire déjà un peu, je suis donc en doute sur ma capacité à performer. Je me dis toutefois que chaud dans la course ça passera, quitte à me faire mal après coup. Les premiers kilomètres le long du lac se passent plutôt bien. Daniel mène la charge du groupe des poursuivants derrière les noirs, François et Antoine. Moi je laisse gentiment partir pour me retrouver avec Cédric et quelques autres coureurs. Premier kil en 3'17, depuis ça sera au feeling. Je me force à pas partir trop vite, Denantou est difficile toutefois. Mon groupe part devant, et je remonte une fois le plat le long du Parc Milan arrivant. Peu de forces en montée, mais sur le plat ça avance bien. J'entends gentiment une moto approcher, la première dame ne doit pas être bien loin.

La descente sur le giratoire de la Maladière me fait mal à la cuisse, il me semble courir crispé. La première dame arrive dans mes pieds et on rattrape bien du monde dans les mal-plats retournant sur le Parc Milan. Niveau forme je suis assez bien je crois, mais toutefois quelque chose cloche un peu. Je laisserai partir au passage sur les voies. Comme Denantou le chemin de Fontenay est un peu trop raide pour mon grand gabarit. Derrière Tivoli il faut encore souffrir un peu et puis on devrait pouvoir reprendre l'allure. Passage aux 10km en 35'10, ça sera dur de viser 1h10 mais d'un autre côté on est plus monté que dans la deuxième moitié.

Vallée de la Jeunesse, 20km Lausanne, Jean-Claude Besse
En roue libre dans la Vallée de la Jeunesse (photo: Benoît)

Seulement la descente sur le Flon me permet pas de relancer et ensuite en ville plus ça avance et plus je me crispe avec la cuisse lançant des douleurs ici et là lors de virages ou descentes brusques. Passés les trois-quarts de course il reste une grande descente que j'affectionne habituellement mais pas cette fois-ci. Rien n'a faire, je finis en roue libre. Même sur le plat à la fin je suis dans le dur niveau jambe gauche, impossible de pousser le souffle ou le reste du corps pour aller plus vite. Je m'arrêterais bien là mais pour l'équipe il faut quand même finir raisonnablement.

Déçu de ma performance je passe la ligne presque une minute plus lentement qu'en 2016, et surtout (ce que je déteste) sans avoir l'impression d'avoir donné le 100% de moi-même. J'ai pas su tirer les montées raides, ni me relâcher dans les descentes. Reste pour se consoler que quelques plats au début, ainsi que le confort de savoir que même en difficulté à la fin je tiens un rythme autour des 4min/km, un poil plus rapide que prévu à Frankfurt...

Arrivée 20km de Lausanne, Jean-Claude Besse
Arrivée dans le dur (photo: Nadine)



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20km Lausanne

Objectif: théorie et pratique

Une semaine seulement après Porrentruy, la question est toujours de savoir si l'on a bien récupéré. Le test cette fois-ci est simple: les 20km de Lausanne avec pour objectif 1h08 (en-dessous bien évidemment, même si je me contenterais d'améliorer mon temps de ces deux dernières années de 1h09'09). Pour cela, mon plan en tête est simple: partir pas plus vite que la dernière fois (3'17/km) sur le plat avant Denantou de sorte à être encore frais après le premier passage à la Maladière et pouvoir faire la montée de manière plus correcte. Seulement voilà, ce qui est simple en théorie ne l'est pas forcément en pratique. Laisser des groupes avec des têtes connues partir le long du lac est bien trop difficile lorsque les sensations sont encore excellentes. 3'15 au premier kilomètre et 9'46 au passage du panneau du troisième. J'ai laissé filer François Leboeuf et Antoine Grandjean mais pas beaucoup plus et en plus c'est moi qui mène le groupe de derrière. Les jambes sont bonnes et je n'ai pas l'impression de faire de gros efforts même si je crains un peu de le payer ensuite.

20km Lausanne 2017: Start
Menant le groupe des poursuivants juste après le départ

Ça monte, ça monte

Gros coup de mou dans Denantou. Je ne perds pas vraiment de terrain sur mes compagnons (Épiney, Heiniger ou Oliviera) mais je me suis fait dépassé très rapidement et ai l'impression de souffrire pour simplement tenir les pieds. J'essaie de récupérer un peu de souffle dans l'avenue de Cour et crois pourvoir suivre; les certitudes sont malgré tout loin d'être là et les montées me font désormais peur (et il en reste quelques-unes). Retour vers la place Milan, dur dur comme escompté; simplement aucune force dans les cuisses pour me tirer en haut. Mon groupe explose tandis que je finis par gentiment revenir sur Antoine. Mètre par mètre et en en perdant quelques-uns sur Tivoli à nouveau. Mais les encouragements des supporters qui me connaissent et l'envie de crocher avec lui me permette de garder un semblant de rythme sur la montée. Après un passage en 33'50 au 10km et mon état du moment, l'objectif de 1h08 semble toutefois être très difficile.

20km Lausanne 2017: Daniel
Début de la montée en direction de la cathédrale.

La descente pour me sauver

Si les montées ne me réussissent pas cette année, il me reste toutefois un ou deux points pour me consoler: le rythme au plat me semble facile à tenir (en tout cas au début) et je récupère très vite des efforts de la montée. La descente pourrait-elle par conséquent sauver mon objectif? J'essaie de mon mieux de bien tirer, emmenant sur un bout Antoine et partant ensuite seul vers ma quête. Le chrono au 16e kilomètre me laissera toutefois sceptique et une petite baisse de régime sur les derniers deux kilomètres sonnera le glas. 1h08'16, pas très loin. Pas trop loin. Me tiraille un mélange de déception de ne pas avoir réussi ce qui me semblait clairement faisable et de ne pas savoir pourquoi j'ai eu ces sensations de ne plus savoir monter, mais aussi de satisfaction d'avoir amélioré mon temps sur le parcours et de mieux gérer qu'avant les plats à un bon rythme (qui sont mine de rien dominant sur les triathlons longue distance).



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Camp Porrentruy

Bien reposés pour une fringale

Porrentruy 2017: Ferrette
Montée sur Ferrette lors du trajet aller pour Porrentruy.

Partis à Barcelone pour un week-end de visite et repos avec les copains la semaine d'avant, nous partons à Porrentruy avec un niveau de repos rarement atteint depuis quelques temps avec Jean-Claude (les initiés du PMC diront que notre TSB a sky-rocket sur le milkyway 3record). Pas de quoi s'effrayer pour autant, 4-5 jours de camps suffiront sans aucun doute à le faire redescendre à des valeurs normales voire même bien négatives. Et on commence bien fort avec un aller à vélo comme l'année dernière. Zürich-Porrentry, 140km au programme et la couleur qui est annoncée dès le début: beau vent de face en sortant du bureau sur le coup de midi et celui-ci va nous accompagner sur tout le trajet d'après le prognostic meteosuisse. Prognostic qui malgré tous nos espoirs ne se trompera pas. Il fait beau, au moins cela, mais le traffic entre Zürich et Bâle nous use à la longue. Arrivés en Alsace les forces nous manquent déjà la moindre, Jean-Claude me laisse faire une plus grande part devant et chaque colline se transforme en montagne qu'il faut vaincre. Je mange comme je peux, fais goûter à Jean-Claude une barre isostar reçue quelques jours avant, et finis par m'arrêter à une fontaine marquée non-potable pour avoir une petite pause. La montée sur Ferrette qui s'en suit passera contre toute attente plutôt bien en offrant un peu de changement, tout comme Jean-Claude qui me semble reprendre un peu plus de vie. De retour en Suisse, à Miécourt, la fin est proche... mais la fringale aussi. Je ne suis plus très frais mais Jean-Claude l'est encore moins; lui qui vient de manger un farmer, me quémande une barre et finira à la coop pronto acheter du thé froid et des biscuits ovomaltine pendant que je m'arrête au postomat sortir du cash pour le week-end.

Porrentruy 2017: ovo fringale
La fringale est proche quand les biscuits ovo dépassent de la poche. Mais au moins la couleur passe bien avec le maillot Rushteam !

Seuls à la ferme, on entre et se douche comme des habitués des lieux (ce qu'on est depuis le temps). Mais l'ambiance n'est pas très détendue et la gorge presque serrée: nous qui partons sur un ironman sommes pourtant assommés par un 140km à deux en début de camps. Goups, ça va être dur.

Quand Matthieu et Carine arrivent, voir du monde que l'on connaît nous fait l'effet d'une claque. Ni une ni deux, on trimbale les stocks de nourriture du coffre jusque dans la cuisine et ne résiste pas à la proposition d'une petite course à pied "pour détendre les jambes". C'est ça les triathlètes, ils sont mauvais dans tous les sports, mais ils ne s'arrêtent jamais.

Les bosses pour bien commencer

Le vendredi matin, on commence une fois n'est pas coutume par la natation (Matthieu et moi ayant changé l'ordre du programme en espérant profiter du beau de l'après-midi pour rouler au sec). Encore frais, la pyramide 100-200-400-200-100 passe plutôt bien pour la majorité. Je tourne moi en 1'13/100m avec une bonne régularité et la satisfaction de gagner quelques secondes par rapport au bassin de 50m de Oerlikon et ses dépassements inévitables. Les faiblesses de la veille sont déjà oubliées et je suis prêt à remettre l'ouvrage sur le métier (ou les fesses sur la selle) pour un tour dans les bosses jurassiennes.

Programme: Rangiers - Delémont - Moutier - Glovelier - Rangiers; plus de 100km avec quatre belles bosses, on commence fort ! Et en plus ça s’excite au moindre petit bout de dénivellation. Dans les Rangiers, on donne le rythme avec Jean-Claude au début avant que David et Philip ne viennent nous titiller. Finish au sprint avec Jean-Claude. Philip et Jean-Claude remettent ça sur la deuxième bosse pour passer dans la vallée de Moutier, et j'ai toute la peine du monde à tenir la roue. La pression ne se relâche pas dans la vallée où le groupe roule de plus en plus fort. Encore et toujours le même Philip qui essaie de nous poser dans la troisième montée et moi qui relance avec Jean-Claude dans la roue. Pour finir, les Rangiers auraient presque pu se faire au train en discutant la moindre si Philip n'avait pas lancé une attaque sanglante au deux-tiers. Bref, une belle sortie comme on les aime, qui plus est suivie de 6km rythmés à pied. Une chose est sûre, la deuxième nuit a mieux passé que la première.

Porrentruy 2017: groupe Rushteam
Groupe Rushteam au départ vélo.

Coureurs que nous sommes

Après ce bon début rallongé sur le vélo pour profiter du beau temps, nous décidons le samedi de miser plutôt sur la course à pied avec un vélo plus facile et un long enchaînement; la longueur dépendant des envies et idées de chacun mais nous y reviendrons plus tard, car d'abord c'est piscine. Programme simple: pyramide inversée par rapport au samedi et rallongée à la place de raccourcir les temps de départ. Ca nous donne 500-250-100-250-500. Encore une fois, très bien passé pour moi en tournant autour des 1'13-1'14/100m. Pourtant, deux fois 5km en deux jours, ça faisait un moment que ça ne m'était plus arrivé.

Pas grand chose à dire sur le tour vélo. 75km environ à un bon rythme régulier mis à part les panneaux de Porrentruy où la tradition doit être perpétrée. L'objectif du jour est de tester une longue transition à pied. Si certains voient par là 2h et 25km (oui je pense à David et Matthieu), moi je pensais faire 20km proche de l'allure marathon, ie. liquidé en moins d'une heure et demie. Pas beaucoup plus de motivés que Jean-Claude, sans surprise, mais ça me fait déjà plaisir qu'il soit là sachant comment sa cuisse lui pose toujours problème; espérons qu'il tienne jusqu'au bout. But: 4'15/km (pour 3h au marathon). Easy? à voir. Faisable? sans doute. Pas le temps de dire un mot que nous voilà lancés le long de la rivière, le rythme rentre gentiment et la montre indique plutôt 4'05 que 4'15. Ca me va aussi, même si je vois Jean-Claude regarder le temps relativement souvent. Après 5 à 6 kilomètres, le tempo est plus difficile à tenir et Jean-Claude est bien loin dans son monde quand je lui dis de faire attention à un automobiliste qui va visiblement couper le trottoir sans prendre garde à deux fusées. Frayeur passée, mais c'est pas bon signe pour les 15km restants me dis-je à ce moment-là. Néanmoins, c'est le contraire qui se produira, Jean-Claude reprend du poil de la bête après la patinoire le long de l'autoroute tout comme moi qui arrive soudainement à respirer plus calmement. Une petite pause de 10s pour rattacher un lacet ne parviendra pas non plus à couper notre rythme et c'est sur notre lancée que nous voyons Alle défiler et le retour sur Porrentruy s'approcher bien plus vite que prévu. Un petit détour dans la ville plus tard, nous sommes à 4'00/km de moyenne et à 16km déjà. Mon seul soucis et une petite irritation à l'entre-jambe à droite parce que j'ai eu la mauvaise idée de ne pas mettre de sous-vêtement. Tenir le tempo me semble presque facile à l'instant et je pourrais le faire encore plus longtemps aux sensations. Petite accélération sur le dernier kilomètre juste pour la forme et un gros sentiment de rassuré qui me traverse. Si je ne suis pas rouleur dans mon esprit, le rythme marathon qu'il faudra tenir cet été ne me fais pas peur. Tous ces longs entraînement des 12 mois passés avec le TV Oerlikon et les préparations semi-iron avec le Rushteam ont fait de nous des coureurs d'endurance (ce qu'on était déjà plutôt taillés pour mais pas autant habitués au long).

Eviter la pluie

Principale motivation pour le changement de programme: éviter la pluie. Dimanche matin, il pleut justement mais nous sommes à la piscine à ce moment-là. L'enchaînement des jours a laissé des traces, tout comme le "footing" de la veille. J'ai l'impression que les forces me manquent pour les sprints de cet entraînement pourtant bien plus court que les deux précédents. Pas l'envie non plus de me donner au water-polo qui conclut nos sessions à la magnifique piscine des Tilleuls de Porrentruy. J'ai juste envie de tourner les bras tranquille avec très peu de battements mais une bonne traction. L'occasion de demander à David de regarder le style et faire des commentaires (que j'apprécie toujours énormément, et essaie d'appliquer du mieux que je peux).

Malheureusement, la pluie n'a pas vraiment cessé à notre sortie du bassin. La proposition vient alors de faire une sieste après le dîner et repousser d'une heure le départ à vélo. Si en partant, l'impression dominante est celle dormir encore, la route a presque séché et plus aucune goutte ne tombe. Et puisque ces derniers jours se sont bien déroulés, on prend les mêmes (plus Josué qui a récupéré de sa crève) et on recommence pour tirer les montées, relais à plat ou encore panneau Porrentruy. Pas un très grand jour pour moi niveau sensations mais pas un trop mauvais non plus. On saute malgré tout unanimement la transition course à la fin du vélo; je ne suis à priori pas le seul à être fatigué.

Rushteam vs GS Ajoie

Finalement, le lundi matin a lieu la rencontre Rushteam - GS Ajoie, ou "choc des titans" comme j'aime bien l'appeler. Sortie toujours très plaisante mais avec une tension certaine. Une vingtaine d'orange se déplacent de la ferme sous la direction de Gaby et Stéphanie en maillots verts GSA vers le rendez-vous au centre de Porrentruy où certains nous attendent déjà tandis que d'autres cyclistes sortent de chaque coin de rue à notre passage; comme si toute personne ayant un vélo de route dans le village ne manquerait pour rien au monde l'occasion de gommer mentalement les remords de tout ce chocolat ingurgité à Pâques. Quarante cyclistes qui s'élancent finalement en direction de Rocourt et St-Hyppolyte pour rejoindre le Doubs avec pour difficile tâche de montrer qu'on est là mais ne pas trop tirer pour ne pas faire exploser l'arrière du peloton, rester avec la tête aussi souvent que possible mais ne pas esseulés ceux qui pourraient avoir plus de peine ou des problèmes techniques à l'arrière, tirer fort devant pour ne pas être celui qui fait baisser la moyenne mais simultanément se réserver pour la montée finale sur Montvoie. Quand on dit que rouler en peloton est une question de technique... Celle-ci a très bien été gérée par nos collègues jurassiens je dois l'avouer jusqu'à Rocourt et même jusqu'au Doubs (même si j'ai fait la descente en tirant derrière après avoir aidé Gianna à recoller le groupe).

Porrentruy 2017: Rushteam-GSA
Rassemblement Rushteam-GSA: ça en fait des cyclistes pour un lundi matin.

Les esprits échauffés finiront toutefois par l'emporter en sortie de St-Hyppolyte. Petite remontée, des replacements stratégiques dans le peloton et une tentative d'échappée créeront une cassure qui ne se refermera plus jusqu'à la fin; et les dés sont alors jetés, plus de raisons pour personne d'attendre, il faut juste montrer qu'on a les cuisses pour appuyer ses relais. L'effort augmente sensiblement et les pulses aussi sur cette partie qui était sensée être plate et facile avant la montée. Tirer devant demande de gros sacrifices et se remettre dans les roues après son relais est parfois encore plus pénible. Peut-être la raison pour laquelle les cyclistes conseillent de ne pas rouler jusqu'à épuisement devant? mais elle est où leur fierté à ces cyclistes? La nôtre en tout cas a offert un KOM de groupe sur le segment entre St-Hyppolyte et Glère, où la montée pour Montvoie débute. Juste le temps pour moi d'ouvrir la grosse veste d'hiver avant de s'attaquer gentiment aux choses sérieeuuu... BAM! Le temps de relever la tête, un Ajoulot est déjà parti loin devant avec Jean-Claude en chasse. Je monte un peu les watts quand un autre jurassien me passe, bien qu'il coupera l'effort assez vite avec un hochement de tête digne de quelqu'un qui regarde désespérément s'envoler Cancellara sur les pavés de Paris-Roubaix. Oui mais voilà, moi qui avait presque laché, il me faut maintenant rejoindre la tête relativement vite. Notre fusée du départ se retourne déjà bien souvent mais est-ce parce que les forces manquent ou pour nous attendre? Jean-Claude le rattrape gentiment et j'aimerais bien être avec au moment de la jonction s'il s'agit du deuxième cas de figure et qu'ils se mettaient à rouler ensemble. Un kilomètre plus loin, c'est tout bon avec une jonction à trois et je peux ainsi me remettre dans un rythme soutenable. Je mène alors souvent, régulier, sans être facile (ie. 340-350W au compteur); mais je ne suis pas là pour faire des attaques. Jean-Claude s'y amusera pour nous tous au désespoir de notre compagnon qui finira par lâcher prise. L'occasion pour Jean-Claude aussi de prendre la victoire au sommet en restant dans ma roue depuis le village. J'ai juste envie de me plaindre en arrivant en haut avant de me rappeler que je lui avais dit que c'était le jeu lorsque la situation inverse lui était arrivée à un sprint de panneau. Très content de ma montée donc, et de ce week-end avec le Rushteam dans l'ensemble.



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