Daniel & Jean-Claude Besse

Natation Vélo Course

Les News

Sempacherseetriathlon

Comme souvent, malheureusement, la course des juniors se retrouve tôt le matin à l'autre bout de la suisse-allemande (enfin là ça va encore, mais c'est quand même départ à 8h15 !). Peut-être bien parce que les participants ne se bousculent pas sur la ligne de départ : 12 petits juniors devant une ligne de 50m de large, pas de quoi se collisionner.
Quoi que, on part évidemment tous du côté de la bouée, mais ça s'éparpille assez vite... Je n'arrive pas à suivre le rythme (dommage que la néo ait été interdite :-( ); le petit groupe de tête prend le large. Comme à l'entraînement les jours avant/après la course, j'ai l'inpression d'être lourd dans l'eau et de mal flotter (ça arrive parfois, mais l'impression est assez rare heureusement). Je termine mon pensum (y compris la remontée jusqu'au stade depuis la berge) en 12'06", avec une grosse minute de retard sur les premiers, environ 50" sur Daniel et 30" sur Leandro. Rien de catastrophique mais ça fait déjà un bout à rattraper.

Sur le parcours vélo, j'ai d'assez bonnes sensations. Le paysage est très joli, très peu de voiture, je maintient une bonne moyenne d'environ 40km/h en solitaire... jusqu'à la montée à l'entrée de Sempach, qui me scie les jambes. Je récupère un peu dans la descente et un bus me dépasse, suivi de près de Tobias Kuhnert et Gregorio Delco. Pellandini (coach tessinois) est dans le bus avec un autre (sûrement un parent) que je n'arrive pas à reconnaître. Pas très fair-play, mais le mal est fait...
On finira le vélo plus ou moins dans les mêmes temps, sans drafter réellement mais souvent à moins de 7m de distance chacun.

En course, Tobias part devant avec comme à son habitude un bon rythme que je m'efforce de suivre. On gagne gentiment du terrain sur Daniel et Leandro, environ 200m devant. Jusqu'à dépasser Daniel au départ du 2e tour. Et là, petit à petit, un gros point survient : impossible de respirer, je suis à court d'oxygène. 2 pas en marchant, Daniel repasse devant et je reprend doucement mon rythme de croisière (3'30" au kil).
Leandro semble aussi avoir de la peine; je ne pensais plus pouvoir l'avoir jusqu'à l'entrée dans le stade (à environ 400m de l'arrivée). Je revient dans ses talons 150m plus loin et il lance le sprint dans la dernière ligne droite. Au prix d'un intense effort, je parviens à sa hauteur et donne toutes mes forces sur la ligne. J'ai l'impression d'être 20-30cm devant, mais à chaud c'est dur à juger. Finalement, je termine 6e, 3 dixièmes ... devant Leandro !

Comme toujours, la natation me pénalise, surtout lorsque c'est sans combinaison (6e temps). La course à pied me convient bien (4e temps malgré mon petit passage à vide) et j'ai nettement mieux tenu à vélo qu'à Morat (7e temps).

Jean-Claude

1 commentaire
J'ai mis quelques photos (maintenant que le site marche à nouveau). Le lien est juste à droite de la news...
par Jean-Claude le 16-07-2010 à 14:38


Recopiez le texte de cette image

Edition basique | avancée

Tri de Morat

Les tris s'enchaînent, mais ne se ressemblent pas forcément : la température, tout d'abord. Celle de l'air n'a pas réussi à franchir les 10°C ce dimanche à Morat, c'est pas un record pour la saison ! Celle de l'eau est annoncée à un petit 15°C, qui me fait un peu peur au début. Mais c'est une fausse idée : en rentrant dans l'eau, aucun problème : la combi tient bien chaud et je n'ai pas eu froid durant toute la natation (750m).

Natation

Le départ était donnée vers 9h15 uniquement pour les juniors ; soit un départ à onze ! Il n'y a pas eu trop de bousculades, évidemment. La première portion jusqu'à la bouée se fait face au vent et aux vagues qu'il crée ; c'est assez difficile de s'orienter sans boire la tasse. La meilleure solution est celle de suivre un groupe (romand en l'occurrence puisque c'était Daniel, Valentin et Leandro) et de vérifier une fois de temps en temps si la direction est correcte. Le retour est un peu traître, car de travers et il me semble que le petit groupe se laisse déporter par le vent. Je prends donc la ligne droite (ou j'essaie) et arrive dans leurs pieds à la deuxième bouée, alors qu'ils me semblaient légèrement plus rapide. Ils me prennent en effet environ 20s sur le dernier tronçon de 100-150m.

Vélo

Après une transition normale (où je mets mon dossard à l'envers car quelqu'un avait marché dessus et j'ai un peu de peine à faire passer la néo par dessus la puce, tout cela sans perdre trop de temps), je pars à vélo juste derrière Valentin, qui à un peu moins bien réussi la sienne (n'est-ce pas ?). Il réussira au contraire nettement mieux le vélo, où il me prends trois minutes !! C'est que le drafting est interdit (et de toute façon j'était les trois-quarts du temps à au moins 200m de celui de devant...) et j'ai eu de la peine à me mettre dans un rythme rapide. J'ai bien dépassé Daniel dans la montée, mais eu de la peine à tenir une bonne moyenne tout seul. Et le résultat se paie vite, malheureusement.

Càp

C'est pas grave, j'ai encore bon espoir de faire mieux en càp... mais plus pour si longtemps. La réalité revient vite lorsque mes pieds me font comprendre en descendant du vélo qu'ils sont gelés. Le départ course est dur, les pieds engourdis font mal et le ventre s'y met aussi : ça gargouille et je sens un début de point. Je serre les dents mais doit à peine tenir le 5min/km à mon avis triste. La preuve : Tobias Kuhnert ne mets que 500m à me ratrapper, et 1km de souffrance plus tard je ne l'ai déjà plus en point de mire (et ce n'est pas dû au parcours sinueux). J'entends aussi Daniel me rejoindre et dépasser un peu plus tard.

Le troisième kilomètre me permet de me mettre dans le bain (qui a dit "un peu tard" ??) et je termine avec le deuxième du parcours double-o (qui avait encore 10km à faire à ce rythme...).

Conclusion

Dur à tirer une conclusion dans ces conditions : j'ai passablement progressé en natation et suis à l'aise en combi, c'est déjà ça. Il me manque l'habitude de tirer des distances plus grandes que YouthLeague tout seul et pour la càp, ça ira mieux s'il fait un peu plus chaud...

 

Jean-Claude



Recopiez le texte de cette image

Edition basique | avancée

L'autre Zug...

... ou plutôt le même, mais vécut différemment ! Aussi étonnant que cela puisse paraître, on a beau courir presque ensemble, les sensations ressenties sont parfois très différentes. C'est pourquoi vous avez une deuxième news, venant compléter celle de Daniel.

Je ne vais pas m'attarder sur les conditions externes, vu que vous en êtes déjà au courant (et sinon, renseignez-vous au plus vite en lisant sa news...).

Etonnament bien

La natation est toujours une phase critique, surtout à Zug où j'attendais avec impatience de voir si les bouées étaient mieux placées que l'année passée clin d'oeil !! C'est aussi ma première vraie expérience "course" avec une néo, on verra ce que ça donne. Tout de suite, je me sens bien, dans le coup. Valentin, placé juste à ma gauche au départ, ne me prend pas un mètre jusqu'à la première bouée. J'y coince alors un peu Ueli (tant pis pour lui s'il a décidé de faire sans combi sifflotant) et continue sur un bon rythme. C'est une rare fois où j'ai l'impression d'être à l'aise et bien placé en départ natation, il faut dire que la tactique du départ "à fond" était assez simple, mais pas toujours si facile à mettre en place. Bref, je sors de l'eau avec Nicola (qui partira dans le groupe de tête à vélo car il a nagé sans combi aussi vite que nous avec !), Val et Leandro. La transition est pas top, mais largement suffisante pour accrocher le groupe à vélo. Val tire comme un bourrin avec un objectif qu'il nous a partagé : "Allez, maintenant on les rattrape". Il faut dire que j'avais pas vraiment réalisé qu'on était que dix secondes derrière les premiers, qui ne semblaient pas tirer à fond. Moins de 5km plus tard, la jonction est faite et on termine ensemble le vélo. En fait, c'était pas si simple que ça en à l'air comme ça : il a fallut quand même tirer à plus de 45km/h de moyenne ces fameux 5km, avec une pointe (au plat) de 50,13km/h !! Bravo les gars !!

On en paie les efforts

Le groupe part donc à pied assez serré, mais le trou se fait assez vite entre Jürg devant et les autres, s'étalant petit à petit. Je suis presque Val, à une dizaine de secondes d'écart, avec Tim, Nils et Ueli, qui abandonnera à cause de crampes d'estomac. Les trois premiers tours se passent très bien, mais je paie mes efforts à vélo sur le quatrième, où je commence à choper un point... Tim et Nils me repassent ; je gère ma transition tout doucement pour reprendre mon souffle avant de replonger. C'est là que, si on l'avait oublié, l'eau nous le rappelle : elle n'a que 18°C !! Et quand on plonge d'un coup après la partie càp, il y a de quoi couper le souffle. Pas le temps de le reprendre justement, j'essaie en vain de m'accrocher à la locomotive Nils qui me prendra finalement 45" sur la partie nat (en passant : il y a quelques bugs sur Datasport, méfiance avant des comparaisons hâtives) !!! Me passe encore Nikos puis Leandro, derrière lequel je m'accroche désespérément. On repartira ensemble à vélo, après cette horrible natation (bien que les temps ne soient pas si décevant que ce que je ressentais, heureusement... sinon je crois que j'y serai encore langue).

On tire de nouveau très fort, un peu moins que la première fois mais toujours à une moyenne de 40km/h déjà conséquente. Nikos, tout seul, n'a aucune chance et on finit le vélo les trois (enfin, à quatre avec un concurrent qui avait un tour de moins). A pied, Nikos part fort ; il n'a en effet pas beaucoup tiré à vélo. Je lâche Leandro à la fin du premier tour pour rejoindre Nikos, qui s'accroche dans mes pieds jusqu'à un tour de l'arrivée. Je ne peux rien faire contre son attaque et finit à deux secondes de lui, un peu rageant mais il semblait vraiment plus fort que moi sur la fin.

Les enseignements

Meilleurs que ces derniers temps, heureusement ! La course de Zug me convient souvent très bien, et il faut dire que la version sprint très "spectacle" est très agréable à vivre : beaucoup de spectateurs, peu d'écarts, du suspense, ... La natation en combi s'est extraordinairement bien déroulée (celle sans un peu moins mais on mettrait ça sur le fait qu'il fallait replonger dans l'eau froide...). Ça valait vraiment la peine de la mettre !

Mais surtout, c'est la première fois cette saison que j'ai l'impression de tenir, pendant 50 minutes, un rythme nettement plus rapide que l'endurance (contrairement au 10kils et à Zofingen). C'est vrai qu'il faut quelques temps à l'arrivée pour s'en remettre, mais on se sent tellement bien : j'étais presque surexcité à la fin !!

 

Jean-Claude

PS : Désolé pour l'écriture à l'allemande de Zug, mais ça me choque toujours de le voir avec un "o"... et bon rétablissement aux Rushkids qui sont malheureusement tombées en nombre.

2 commentaires
La combi, ça aide toujours. Surtout si ça pousse et ça se bouscule. Toujours suivre les conseils de papa !
par papa le 13-06-2010 à 20:16
Effectivement, c'est pas pour rien que les juniors mettent les même temps natation que les pros...
(Bien que, entre nous, tout le monde sait qu'on est nettement meilleur !!)

par Jean-Claude le 13-06-2010 à 20:43


Recopiez le texte de cette image

Edition basique | avancée

Double-sprint de Zoug

Pour la première course du circuit junior, tout le monde est présent au départ, puisque Zoug est qualificatif pour les Championnats d'Europe de triathlon. En arrivant sur place, on nous annonce que le lac est à 18°C. La natation a été raccourcie pour les Youthleague, mais sera normale pour nous. On hésite encore à mettre la combi. Finalement, pratiquement tous les juniors la mettent (à l'inverse des pros).

La natation se passe plutôt bien malgré quelques trajectoires pas toujours optimale et un peloton est assez vite formé à vélo. Ça roule fort sur le début (sous l'impulsion de Valentin et quelques autres) et on rattrape le groupe de tête. Je suis resté quasiment dernier du groupe tout du long et me suis senti presque essoufflé par moments, mais tout va bien jusque là. Les choses vont en fait se gâter à partir de la course à pied. J'ai des points, notamment dans le dos, et une peine incroyable à respirer. Je perds par conséquent un temps incroyable sur ces deux kilomètres et replonge dans l'eau loin derrière les autres. La deuxième natation me permet de reprendre mon souffle, mais le retour n'était peu être pas non plus optimal car j'avais de la buée dans les lunettes (j'ai dû les enlever à la fin). Les temps confirme effectivement mon mauvais résultat sur cette partie : 3 minutes de perdues sur les premiers sur 2km à pied et 300m de natation (soit environ 12 minutes), sachant que j'en perds 5 sur toute la course (53 minutes pour moi). Je fais donc le deuxième vélo tout seul tout comme la dernière course, qui se passe un peu mieux cette fois-ci.

Au final, je suis 13e sur 16 finisher, très déçu de ma première course à pied. Jean-Claude est quant à lui 9e. A noter également la belle 3e place de Valentin, qui a bien su profiter de la possibilité de tirer fort à vélo pour revenir sur le premier groupe.

Prochain triathlon au circuit : Morat, la semaine prochaine.

Daniel



Recopiez le texte de cette image

Edition basique | avancée

Entraînements du weekend

Natation en lac

Vendredi Pierre-André nous propose une sortie lac pour le lendemain. Le samedi matin, il change d'avis et programme un entraînement en piscine le matin et un plouf au lac le soir juste pour tester. Ayant déjà nagé en piscine le jour précédent, je ne suis pas très motivé par y retourner. Suite à une bonne argumentation sur l'excellente température que le lac devait avoir et sur l'approche de Zoug, il accepte de nager au lac en début d'après-midi et de garder l'option piscine "au cas où".

Un peu avant 15h nous partons donc pour Préverenges. Il y a beaucoup de mondes pour les grillades et la bronzettre au bord de la plage, mais aussi quelques baigneurs en maillots de bain. On enfile nos combis et tous à l'eau ! Il s'avère que mon argumentation du matin n'était pas si exagérée que ce que je pensais et la température est tout à fait agréable. On peut donc faire nos aller-retour sans problème et on finit par arriver assez rapidement à 3km. A la sortie de l'eau, on fait l'essai d'enlever la combi rapidement. J'ai de la peine à trouver comment décrocher le sommet, mais le bas a glissé dehors comme si de rien n'était.

Contre-la-montre

Aujourd'hui,  nous nous essayons à quelque chose que nous faisons plutôt rarement à vélo : le contre-la-montre individuel. On avait effectivement l'habitude d'aller rouler avec les adultes et faire des tours plus longs ou alors de partir les deux ensemble en rythme endurance (voire bonne endurance parfois, mais jamais en sprint). J'avais également l'impression de ne pas être habitué à faire des distances tout seul tout en tirant comme il faut (ce qui nous attend justement en junior !). C'est donc décidé : on va faire du fractionné !

On se trouve une petite boucle entre Lonay et Bremblens et en vérifiant sur internet, elle doit faire plus ou moins 6km. Je propose de faire les 5 premiers kilomètres en rapide et le dernier (petite route de liaison) en repos et de faire trois fois le tour. Jean-Claude part devant et je suis à 30" pour ne pas drafter... Enfin j'essaie de suivre, car il roule fort dès le premier. Je finit quelques secondes derrière (on mettra ça sur le problème pour clipper au démarrage) et l'écart se creuse sur le deuxième : 15" de mieux pour lui, alors que je reste sur le même temps que son premier. Bon heureusement il va le payer un peu sur le dernier où j'arrive à lui prendre 5". Bel entraînement donc, même si on a dû faire des pauses un peu plus longues que le simple passage d'une route à l'autre en mode tranquile.

Sur le retour on décide d'enchaîner ces 35km de vélo par un petit pas de course. Etant assez fatigué, on choisit l'option la plus courte : 600m très rapide jusqu'au fond de la rue, puis marcher et trotter pour rentrer. C'est vrai que ce n'est pas une grosse transition, mais le but était juste de voir l'état des jambes après un vélo plus intensif que d'habitude.

 

Daniel



Recopiez le texte de cette image

Edition basique | avancée