Daniel & Jean-Claude Besse

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CS Duathlon Zofingen

Deux semaines après les Championnats d'Europe, c'est au niveau national qu'il faut aller se frotter. Malgré le nom d'Interval-Duathlon, il n'y avait pour nous juniors "qu'un" duathlon tout à fait classique : 4km - 16km - 4km.

Dès le départ, la tête de la course part très fort avec les élites mais aussi les trois premiers juniors (Valentin, Robin et Thobias) qui se détachent immédiatement. Je me force sur le deuxième tour de course pour passer Jean-Claude et rattraper Jimmy qui n'est que quelques dizaines de mètres devant. A l'entrée de la zone de transition, je suis environ deux mètres derrière lui et Sébastien Grandjean, mais je sort en tête grâce à un meilleur changement. Je fais le vélo sur un bon rythme, plus ou moins constant (35km/h de moyenne à la fin) malgré une sacrée peine à passer cette petite montée casse-pattes. Heureusement que le compteur était là pour me rassurer par fois, car beaucoup d'adultes me dépassent sur la partie vélo, certains avec de véritables vélos de contre-la-montre, d'autres en petits groupes mais je me force à chaque fois de ne pas drafter (c'est d'ailleurs la première fois que je fais cette distance tout seul en compétition). Alors que je l'avais presque oublié et que je croyais ma place fixée, Jimmy me repasse 500m avant l'arrivée et on pose le vélo l'un derrière l'autre. Il a un rythme juste plus élevé que le mien sur la deuxième course et finit avec 25 à 30 secondes d'avance.

Finalement, je suis assez satisfait de mon résultat. Je termine 5e junior, mais il n'y a pas de regrets à avoir, car les trois premières places étaient tout de même assez loin (Valentin est à 4 minutes et le troisième à 2 minutes).
Et dans un mois, c'est les triathlon qui reprennent avec tout de suite une grosse échéance à Zoug où la concurrence s'annonce rude !

Daniel

1 commentaire
Rien de spécial à ajouter pour ma part, sinon que ma forme du jour n'était pas vraiment au top : rhume et mal de gorge depuis environ 2 jours... ce qui m'a valu 2-3 points assez gênants pendant la course.

Un petit "coup de gueule" aussi : les adultes ont beau être plus gentils au départ où ça pousse nettement moins qu'en jeunesse, le fairplay point de vue drafting c'est pas vraiment ça... quelle déception quand on se fait littéralement "bouffer" par un peloton d'une bonne dizaine, qui plus est avec une moto qui ne dit rien !!

par Jean-Claude le 17-05-2010 à 16:08


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De l'expérience, malgré le goût amer...


La délégation suisse junior à Nancy...

Voyage aller

Départ jeudi matin aux environs de 9h de la maison, après avoir enlevé quelques sièges du minibus pour pouvoir y glisser nos vélos. Alain (Schmutz) nous accompagne. On passe chercher Valentin à St-Barthélémy, même si les routes de campagnes y sont à peine praticables en bus langue, avant de prendre la direction de Vallorbe, puis Besançon. Première halte pipi et on continue notre route jusqu'à Vesoul. N'ayant plus rien à nous dire (enfin presque), ce sera une sieste dans le minibus. À Vesoul donc, pause pour manger dans une auberge où nous sommes les derniers à dîner à environ 14h !! Il reste environ 150km avant d'atteindre Nancy. On trouve sans peine la place Stanislas, la plus belle place d'Europe d'après ce qu'on a entendu 360 fois ce week-end clin d'oeil, mais il faut faire tout le tour de la ville (dont le reste autour de la place n'a rien de spécialement attrayant) avant d'atteindre notre hôtel.

Accomodation

Le jeudi après-midi, petit footing dans le parc où doit se dérouler la course à pied. Quelques accélération pour ne pas perdre le rythme et on retourne à l'hôtel pour s'installer dans nos chambres. On mange sur la place et se couche de bonne heure pour être en forme pour samedi.
Vendredi, au déjeuner, on fait la connaissance de Roonie (Schildknecht), Andy (Sutz) et Stefan (Wenk), les trois représentants "élite" de notre délégation suisse. Le rendez-vous est pris pour aller reconnaître le parcours vélo avec eux à 10h : il est composé pour nous de 4 boucles de 5km avec une petite montée sur un pont, suivie d'un faux plat d'environ 500m et une petite rebosse sur la fin. Le reste est très casse-pattes à mon goût, beaucoup de virages en ville assez dangereux s'il pleut comme annoncé !!
L'après-midi, sieste à l'hôtel après avoir récupéré nos "race packages" et départ pour le briefing à 17h45. Pas grand chose de nouveau, si ce n'est que notre parcours càp à été changé (sans explication). Toujours 2 boucles de 2,5km la première fois et une pour terminer toutefois.
Pasta party le soir avant la course, la tension commence à monter. On nous sert un vrai repas "de chef" : pâté, gelée, pâtes puis dessert aux mirabelles pour faire honneur à la gastronomie française clin d'oeil !
Enfin, samedi matin, 10' de footing à 7h30 pour s'accomoder des conditions du jour. Douche froide pour bien se réveiller et déjeuner avant de rejoindre le lieu de la course.

La course


Déjà lâché par le peloton à la première càp

On y arrive. Départ à 12h00 avec les nouvelles trifonctions suisses reçues le jeudi soir par le responsables français !!! Tout va très vite, je m'efforce de suivre le groupe sur la première partie, mais le niveau càp est vraiment très élevé comme nous l'avait prédit les élites (très sympas avec nous d'ailleurs...). Au demi-tour de la première boucle, le rythme accélère devant et je suis incapable de suivre ; pour peu, mais je me fais gentiment distancer... J'essaie de maintenir l'écart réduit, il paraît que le niveau vélo est souvent plus faible et si ce n'est pas trop organisé j'ai peut-être une petite chance de revenir. À la fin de la càp, un groupe de treize se détache, avec 30s d'avance sur le deuxième peloton (dont Val fait partie). Je concède, malgré mes meilleures sensations qu'aux 10 kils la semaine passée, environ 1' sur la tête de la course triste. Bonne transition, je remonte rapidement sur un Hongrois placé pas très loin devant moi. La jonction se fait après 1km seulement, j'espère qu'on pourra se tirer mutuellement à deux.
Au sommet de la montée, on ratrappe même un Portugais : un groupe à trois peut être sympa ! Mais au demi-tour, le Hongrois prend un peu large sur une plaque d'égout rendue glissante par les quelques gouttes de pluie tombées juste avant notre départ. Peu adepte de la prise de risque et l'ayant vu chuter juste devant moi, je freine passablement dans les encoches en ville et laisse filer mon compagnon portugais. Je finirais le vélo seul, les deux premiers tours au même rythme que le premier peloton, puis avec la fatigue de devoir tirer seul, le retard augmente gentiment... Sauf accident, ma place est fixée : 29e ... sur 31 !!


Vélo tout seul, malheureusement...


C'est en effet se qui va se produire. Rien à signaler sur la fin du vélo et aucune chance de refaire mon retard sur la dernière càp. Pour la première fois je sens des débuts de crampes aux mollets au départ càp, mais ça passe assez rapidement. Sûrement pas l'habitude de rouler 20km grosse plaque en individuel, il va falloir exercer un peu ça.

L'after...

Observation de la course des élites, très similaire à la notre mais avec Roonie dans le premier groupe. Les deux autres suivent dans le deuxième. Avec une très bonne deuxième càp, Roonie empoche la 5e place scratch et en catégorie Elite la médaille de bronze, chapeau pour un coureur Ironman venant se frotter aux courtes distances !! On assiste donc à la remise des prix, puis c'est dessert, petite boisson et dodo avant le retour à la maison durant la matinée...

La morale

Ayant lu le titre, vous vous demandiez sûrement le rapport avec mon résumé : pourquoi un goût amer ? Parce qu'il manquait vraiment peu, pour ma part, afin d'attraper un groupe à vélo. Parce que pour Val deux chutes (sans trop de gravité) ont "amoché" son parcours. Et parce que Daniel a perdu sa course sur la ligne de départ en perdant sa chaussure. Le niveau impressionant à pied ne pardonne vraiment rien, malheureusement...
Mais aussi amer parce que c'est un goût qui repousse à l'origine. Sur le moment et sur la ligne d'arrivée, c'était plutôt la déception qui dominait. La "mise en bouche européenne", comme l'annonçait le 24Heures, était difficile à avaler pour les "trois jeunes loups" avides de bons résultats.
Après réflexion, on annonçait partir dans le but d'accumuler de l'expérience avec tout à y gagner... Le goût amer s'estompe donc peu à peu et on distingue progressivement quelques notes plus fruitées : cohabiter avec les trois élites suisses, profiter de leur expérience, visualiser nos points faibles et ajuster notre tactique..., tout cela ne peut être que profitable pour nos compétitions futures (oui, ça fait partie de l'entraînement mental de se consoler comme on peut et d'essayer de trouver quelques points positifs dans nos défaites...) !!!

Nous avons déjà pris rendez-vous avec Roonie, Andy et Stefan pour l'année prochaine, en espérant se qualifier et que les résultats suivent d'ici là...

Jean-Claude



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Nancy, en bref...

Les - tant attendus - Championnats d'Europe de duathlon ont eu lieu hier. Voici un court résumé de la course en attente d'un plus long récit :

Au départ, deux concurrents tombent à côté de moi, un des deux marche sur mon pied et m'enlève ma chaussure. Je reviens en arrière pour la remettre et repars, mais le peloton est déjà loin. Au prix d'un gros sprint je reviens à 5m de la queue du peloton à 1km de course, mais le rythme accélère alors et je perds à nouveau du terrain. Je pense dès lors finir ma course tout seul. Après un tour vélo, je rattrappe un hongrois qui a chuté dans un virage rendu dangereux par la route mouillée. On finit le vélo ensemble, mais il me lâche assez facilement en course. Je suis donc 31e... sur 31 partants.
Quant à Jean-Claude et Valentin, ils finissent 29 et 24e. Pour eux aussi, la course a été la partie la plus difficile : Valentin a manqué de peu le premier groupe sur la première course, bien tenu à vélo malgré une petite chute, puis à nouveau eu un peu de peine en càp, et Jean-Claude a lui aussi manqué un groupe en càp (le deuxième) et effectué un bon vélo (comme moi voire un peu plus rapide, mais complétement seul).

Malgré tout, et même si les résultats ne sont pas aussi bons qu'espérés, le week-end fut riche en expérience et le constat est que le niveau en course est très élevé au niveau internationnal (particulièrement en duathlon aux dires des élites suisses). A noter également la très bonne ambiance qui a régné tout au long du week-end, aussi bien entre juniors romands qu'avec les élites d'outre-sarine qui se sont montrés fort sympathiques.

Comme je l'ai déjà dit, les détails suivront avec les photos et, pour les impatients, les résultats sont à consulter en détail sous http://www.chronopro.net/COURSES/2010/Nancy_ETU_Duathlon/ETU_Resultats1.htm

Daniel



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Un article dans le 24 heures

Le commencement

Dans la semaine qui suivit notre qualification (à Macolin) pour les Championnats d'Europe, Pierre-André envoya un mail au 24 heures tout fier qu'il était de cette nouvelle. La réaction du journaliste fut une simple promesse de le recontacter une fois de retour des vacances de Pâques. Les vacances se passèrent et la promesse semblait s'être perdue en route, lorsque...

Dans le stress

Lundi soir, aux alentours des 21 heures (la preuve qu'il travaillent vraiment 24 heures/24 langue), le téléphone sonne : un monsieur du 24 heures aimerait parler à Pierre-André Besse. A peine rentré de l'entraînement, il le rappelle et lui envoie toute une série d'informations sur nous mais aussi sur les Rushkids par mail. Il lui manque par contre une photo de nous trois pour agrémenter son article : le mieux pour lui serait de la faire le lendemain en début d'après-midi. On contacte donc au plus vite Valentin et le rendez-vous est pris pour mardi 12h45 à Bellerive.

Sur place, le journaliste n'est pas là mais une photographe nous attend et en un mini shooting photo est organisé en à peine un quart d'heure

Et ce matin, le résultat était déjà présent dans la partie sport de notre quotidien. Je vous laisse admirer le résultat, plutôt réussi il faut l'avouer :



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Un jour presque "sans"

Hier avaient lieu les 20km de Lausanne (respectivement 10km pour nous...), classique course "test", en général la dernière avant le début de la saison. Cette année, la préparation spécifique s'oriente plutôt sur la semaine prochaine notamment (les Championnats d'Europe de duathlon), donc on ne coupe pas à des séries sur piste encore jeudi soir. Je me sens alors assez en forme, le rythme suit bien.

5 premiers kilomètres, sensation de fatigue générale

Rien de spécial pour l'échauffement, à part mes mollets qui me rappelle un peu la séance de jeudi soir. On sent déjà qu'il va faire très chaud, j'essaie donc de boire régulièrement. Dès le départ, Valentin part seul en tête. J'essaie moi de gérer un peu mieux que le quart de marathon cet automne . Le premier kil se fait à un bon rythme, sans trop forcer. Je laisse partir un petit groupe de favoris et essaie de gérer ma course au mieux. Vers le deuxième kilomètre, entre le Château d'Ouchy et le Musée Olympique, je sens que ce sera difficile. Difficile de dire d'où ça vient, mais je ne suis pas vraiment dans le coup (bien qu'encore bien placé...). En effet, ça se confirme assez vite avec la montée de Denantou où je me fais dépasser par une bonne dizaine de personne. Rien à faire, je n'arrive même pas à crocher leur rythme. Je me réjouis d'arriver au ravitaillement pour deux raisons : la chaleur m'accable (j'ai vraiment la bouche sèche) et le poste de ravitaillement est situé au 5e kilomètre environ : il ne restera plus que la moitié à parcourir !!
Mentalement, c'est assez dur mais on se dit que plus vite se sera finit mieux ce sera. J'accélère donc un peu la foulée sur la descente de l'avenue de Cour...

Avec la première dame...

J'entends alors une moto arriver juste derrière moi, les applaudissements se font nettement plus nombreux : la première dame (Ludivine Dufour) est en train de me remonter. Ça me motive un peu, je reprend un rythme plus convenable (après être retombé à presque 4'/km !!). Elle paraît nettement plus fraîche que moi : alors que je me réjouis de pouvoir récupérer dans la descente de la Vallée de la Jeunesse, elle remercie gentiment les enfants qui lui tende un verre d'eau. Pour ma part, je n'arriverai pas à l'attraper (le verre d'eau), dommage car j'en avais bien besoin. Comme je m'y attendais, la descente fais du bien ; j'ai l'impression de courir plus décontracté sur la boucle de 2km au fond qu'avant, où je me sentais même perdre ma coordination (c'est dire, moi qui me dandine déjà d'habitude...).
Je finis donc à mon rythme, content lors de passer l'arrivée, même si le temps est 30s plus lent que l'année passée (il faut dire que les conditions n'aidaient pas vraiment).

Passer à la suivante

J'y est pensé même pendant ma course : vivement la prochaine !!
Un jour sans, mieux vaut l'avoir sur une course de préparation comme celle-là que la semaine prochaine (où tout ira bien, j'en suis sûr...).

Jean-Claude
PS: Quelques photos suivront bientôt...
1 commentaire
Voilà, j'ai mis les photos sur notre site, voir http://www.besse.fr.nf/photos/16-10km-de-Lausanne. En les mettant toute d'un coup, l'ordre n'a pas été conservé mais j'essaierai de corriger ça bientôt.

Merci à Nadine pour les photos et les encouragements qui les accompagnaient et on tâchera de faire mieux le week-end prochain !

Daniel
par Daniel le 26-04-2010 à 17:38




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