Daniel & Jean-Claude Besse

Natation Vélo Course

Les News

CS de triathlon à Nyon

Hier avaient lieu les Championnats Suisses de triathlon à Nyon. Une compétitions de haute importance donc avec tous les meilleurs Suisses (et même plusieurs étrangers) présents. A noter que nos supporters sont également nombreux (merci à eux).

Nous arrivons sur place vers 10h15, soit une heure et demi avant notre course. Leandro nous dit qu'il y a un briefing à 10h30 mais ne sachant pas où il est donné, nous n'y allons pas. On fait donc le check-in, il pleut encore un peu mais ça se calmera pour notre course. Nikos nous raconte alors les détails du briefing : drafting autorisé... comme prévu, néoprène interdite... pas une grosse surprise et il finit par "2 tours natation, 2 tours vélo, 2 tours course" !?! On n'était pas venu pour un double-sprint ? Après vérification, Nyon a effectivement une vision assez spéciale du double-sprint puisqu'il s'agit simplement d'un triathlon normal avec 2 tours dans chaque discipline !

Mais bon, pas question de se laisser déstabilisé par ça maintenant. L'échauffement se passe comme normal et départ au bord de l'eau. Elle paraît fraîche en entrant mais elle est excellente pour nager. On ressort quelques minutes avant le départ, puis le speaker veut faire un appel des juniors : " numéro 61 Otto Tim, numéro 53 Dallenbach Alexandre, numéro 51 Bühler Jürg" il s'arrête alors, regarde ses feuilles d'un air bizarre puis ajoute "et puis les autres, vous pouvez rentrer".

La course en elle-même


Sortie à l'autralienne entre les deux tours natation

Je me place sur la ligne de départ assez à gauche. Au bout de quelques secondes je remarque que je suis le dernier à être encore derrière la ligne. Je passe donc dessous et le starter annoncera plus tard : "Veuillez juste tenir d'une main la ligne avant le départ". Drôle de façon de donner un départ, mais avec une vingtaine de juniors alignés, chacun arrive à trouver une place et tenir la ligne. De mon côté, on est plus avancé que les autres (on peut tirer la ligne alors qu'à droite le ponton empêche de la déplacer). J'entends juste un "Eh mais ils avancent là-bas" lancé par un autre concurrent, le départ est malgré tout donné.

Je pars fort et je me dis que je dois tenir Tim qui est juste à ma droite le plus longtemps possible. Il s'échappe toutefois avant la première bouée déjà et tout un groupe part avec lui. Il me semble être seul ou tout du moins en tête d'un deuxième groupe s'il y en a un. Sortie de l'eau à l'australienne à fond pour moi (j'ai encore des doutes d'être bien placé). La ligne droite vers la première bouée me semble moins droite cette fois-ci que lors du premier tour et un concurrent en rouge me rattrape par la droite. Il prend toutefois les bouée assez large se qui me permet de rester à ses côtés jusqu'à rattraper une trifonction noire. Les deux sont alignés devant et je fais la dernière ligne droite dans le pieds. Dans la montée, il faut se dépêcher pour pouvoir fair le vélo avec eux (je sais alors qu'il s'agit du mexicain Cervantes et de Nicola Bochtler).

Au départ vélo, Nicola est une dizaine de mètres devant et je suis avec le mexicain. La jonction est faite très rapidement et un belge nous a également rejoint (De Bolster, que l'on avait déjà rencontré au Luxembourg). J'avais un peu peur pour la monté qui n'est pas trop mon fort, mais Nicola mouline comme à son habitude et je fais pareil. Le belge a quelques mètres d'avance, heureusement vite comblés. On rattrape également Nikos qui semble à l'arrêt dans le plat. Il regarde souvent derrière, visiblement en train d'attendre que notre groupe le rejoigne. On est donc cinq à prendre des relais. De Bolster semble un peu plus fort que les autres à vélo (ou en tous cas, plus nerveux et plus volontaire). Il prend donc un peu plus de relais mais chacun y met du sien.

A la fin du premier tour, Pierre-André nous gueule que les autres "attendent" et ne sont plus très loin. Je me dis pourtant que ce n'est pas mon rôle que d'aller les rechercher, et tout le groupe continue comme auparavant. A la montée, je mouline à nouveau et me place plutôt aux avants-postes. On reste tous tranquille pour ne pas perdre trop de forces et la montée ne se fait donc pas à fond, mais au rythme. Les relais reprennent dès le sommet et on aperçoit le groupe de devant, avec Tim très reconnaissable à sa position assez assise sur sa selle (était-ce parce qu'ils n'étaient pas à fond ? c'était en tous cas l'impression qu'il donnait). Le rythme s'accélère encore un peu et le relai fait que je suis en tête dans l'entrée du faux plat sur Eysins. Nous ne sommes alors plus qu'à une vingtaine de mètres du groupe et De Bolster met une attaque pour les rejoindre. Je n'ai pas les forces pour réagir immédiatement et n'ai pas envie de tirer mon groupe sans arriver à rejoindre celui de devant. Je continue donc au même rythme qu'avant et personne d'autre n'attaque. Après le virage et le rond-point, Nikos remet un coup d'accélération, et je reste coincé derrière le mexicain (qui freine dans ces virages pourtant faciles). Il nous prend donc deux mètres avec Nicola dans sa roue. Je reste dans celle de Cervantes car il a l'air décidé à les rejoindre. Un fois chose faite, nous avons repris du terrain sur l'autre groupe grâce à ces accélérations et je me décide à tirer un bon coup pour combler les cinq mètres restants. Je me mets alors plutôt aux avants-postes. Je suis alors troisième du groupe derrière Jürg et Dallenbach. Ils se titillent un peu dans la descente et une ou deux personnes me passent à la relance. Rien de bien grave, j'arrive à me replacer très facilement en quatrième position (étonnemment Jürg, Nicola ou encore Tim ne semblaient pas vouloir descendre du vélo en tête). A la descente du vélo, je perds une chaussure, heureusement il ne s'agit pas d'un "vrai" double-sprint et je n'ai pas besoin de revenir la chercher.


Arrivée du vélo en excellente position

Au départ de la course à pied, je suis 6e, mais disons plutôt dans le groupe des 2 à 9. Devant, ça part très vite et j'ai de la peine à me mettre dans le rythme. Seul Nicola a autant de peine que moi. A la montée sur le pont, je force un peu pour reprendre un bon rythme, le jambes reviennent très légèrement mais c'est le souffle qui prend un coup. Au retour, Robin, un autre belge et la première femme (partie 2 minutes plus tard) me passent à une vitesse folle. La deuxième me passe également et Jasmin Läderach me dépasse au début du deuxième tour (elle en était à son premier). Je bois au ravitaillement, il fait chaud. M'étant calmé pendant tout un demi-tour, le souffle revient maintenant et j'accélère gentiment mon rythme. Jasmin reste un bon moment vingt mètres devant sans creuser l'écart. A partir du demi-tour, je m'intéresse plutôt à quelqu'un d'autre : Nicola n'est plus qu'à dix mètres. Je suis dans ses pieds à la fin de la descente. Il mène le rythme et donne plusieurs légères accélérations qui me font mal. Il me semble alors qu'il finira devant moi, mais je me force à rester au contact. Il ne prend jamais plus d'un mètre d'avance, mais je n'arrive pas à passer devant avant le dernier virage (comme le voudrait toute la famille postée dans ce virage). Le chemin est un peu serré après et je lance le sprint à cinquainte mètres de la ligne. Ouf ! il ne réagit pas.

A l'arrivée le speaker que nous connaissons bien annonce à propos de mon sprint : "On voit qu'ils [en parlant de Jean-Claude et moi] ont été entraînés par un spécialiste de course à pied. On les a vu souvent sur le stade du Croset à Ecublens avec Jean-Gilles Talin faire des petits sprints, il les a faits souffrir, mais ces efforts ont payés aujourd'hui !". Et il a certainement raison, même si toute ma course n'a pas été un exemple, ce sprint et la résistance aux accélérations précédentes sont le fruit de nos entraînements. Merci Jean-Gilles donc !

 

10e de la course mais 6e Suisse junior et 1er Suisse de 1992, je suis très content de ma course. Pour une fois le vélo s'est très bien passé. Je l'ai peut-être un peu payé au premier tour de course, mais ces efforts étaient nécessaires et je n'en ai pas fait plus que les autres de mon groupe. C'est par ailleurs une bonne place par rapport aux autres compétitions de cette année.

 

Les triathlons s'enchaînent maintenant avec Genève la semaine prochaine, Lausanne celle d'après et Uster pour terminer en beauté.

Daniel



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Nouvelles roues : Easton EC90 Aero

Jean-Claude vous en a déjà parler dans la news précédente : nous avons acheté de nouvelles roues. Après une phase de comparaison principalement sur internet, notre choix c'est porté sur les Easton EC90 Aero et leurs 56mm de profil. La jante est entièrement en carbone. Elles sont par conséquent plus légères que nos anciennes roues (des Tec Team 300) malgré le plus grand profil. La différence n'est que de 200 à 250g sur le papier, mais sur la balance notre vélo a gagné presque un demi kilo pour atteindre 8,9kg (il est donc toujours relativement lourd par rapport à d'autres vélos de course).

 

Nous avons commandé ces roues en début de semaine passée et nous pensions les recevoir cette semaine et les avoir ainsi pour Nyon (avec un peu de marge pour les essayer). Mercredi, nous avons eu une bonne surprise puisque les délais de livraison ont été plus courts que prévu. Nous avons donc passé notre matinée du jeudi matin au magasin Sport Attitude avec Jean-Gilles (notre entraîneur de course à pied et sponsor que je remercie énormément pour tous ce qu'il fait pour nous) pour monter les boyaux, changer la cassette et monter les patins de freins compatibles. L'après-midi même, nous sommes partis les tester sur la route : 17km entre les gouttes. Les sensations sont excellentes et, malgré un goudron parfois mouillé, le freinage n'est pas aussi mauvais que l'on pouvait s'y attendre (il faut dire que les patins de freins Swissstop fournis avec sont de très bonne qualité).

Le test suivant a été le triathlon de Zürich. Comme il pleuvait en partant, nous avons mis les anciennes roues sur le vélo et les nouvelles dans une housse dans le coffre. Je ne pensais pas que nous le ferions une fois, mais nous avions sur la voiture un vélo ne pouvant tout simplement pas rouler puisqu'il n'avait pas de cassette et des patins de freins pas adaptés ! Mis à part cette anectode, le triathlon s'est très bien passé, nos roues se sont malgré tout mouillées mais je n'ai eu aucun problème avec celles-ci. Un regret ? Peut-être que ça n'ait pas suffit... c'est effectivement à nouveau sur la partie vélo que je perds le plus de temps. Mais bon je pensais bien que les roues ne faisaient pas tout... il faudra donc s'entraîner encore dans cette discipline.

 

Pour finir voici nos vélos avec les nouvelles roues. Au moins s'il y a une chose de sûr, c'est que le look y a gagné avec ces nouvelles roues !

A bientôt,

Daniel



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Züri-Triathlon

En marge de l'ironman s'est déroulée une manche du SwissTriathlon Circuit ce samedi à Zürich. Une fois de plus, la course junior est angencée tôt le matin (8h20), ce qui oblige de faire le voyage le jour d'avant et de dormir sur place (très agréablement chez le parrain à Nadine, à environ 15 minutes du départ). Le temps est malheureusement moins beau que chez nous, et c'est la pluie qui nous accueille comme à Nottwil.

Le samedi, il pleut légèrement lorsqu'on se lève (soit vers 6h), mais ça va s'arrêter assez rapidement. On place nos affaires dans la zone de change... pas de contrôle (dossard, casque, guidon de tri, ...) : visiblement les bénévoles se réservent pour le lendemain ! Bref, on part s'échauffer à pied sur la fin du parcours pour répérer au besoin l'arrivée. J'ai un peu mal au ventre, rapidement un point au début de l'échauffement mais ça passe en une petite dizaine de minutes. L'heure avance vite (au contraire des ligne de ma news...) et il faut déjà aller vers le départ natation pour finaliser les préparatifs. Je décide d'aller dans l'eau environ 10 minutes avant : elle est meilleure que l'air (23.8°C contre ~13°C) et il fait presque froid en ressortant se placer sur la berge...

La course "short-distance"

Il faut donc courir quelques mètres jusqu'au bord de l'eau puis plonger avant de nager réellement... pour environ 5m avant de se faire couler par la droite ! Je jette un coup d'oeil avec l'intention sur le moment de me venger lorsque j'entrevois du orange sur la combi... on ne va quand même pas se couler entre frères !! (Même si c'était pas très gentil de sa part...)

La course continue et bien que je ne sois plus placé avantageusement à ce moment, j'essaie de remonter un peu avant la bouée ... pour me retrouver dans une position similaire à celle que j'avais à Sempach, soit premier poursuivant légèrement distancé par un groupe de tête. Je dois zigzaguer un peu car il faut souvent corriger la direction en sortant la tête de l'eau jusqu'à remarquer tout à coup que l'île sur laquelle on doit passer est directement à ma droite : on nous avait dit de viser une bouée orange plus loin, je pensais qu'on la prenait (mais je suis visiblement pas le seul à avoir fait ce petit détour). Une sortie à l'australienne et 30m de natation plus loin (soit 500m en tout), je sort de l'eau en 7e position et chose notable j'ai déjà rattrappé quelques populaires partis 10 minutes avant nous...

Première transition normale et je pousse mon vélo à la sortie de la zone de change. Premier problème : la sortie est littéralement bouchée par des "popus" incapables de monter sur leur vélo ! Il faut se frayer un chemin et ce sera malheureusement pareil sur tout le parcours vélo : dépassé au moins 100 concurrents en freinant, se décalant, relançant, ... . Pas trop aimé le parcours vélo, malgré de relativement bonne sensations.

Petite anectode : J'arrive lancé, sans me soucier, au deuxième demi-tour à fond. Le hic : les nouvelles roues achetées jeudi passé freinent un peu moins bien que les anciennes (carbone+mouillé oblige). J'en suis quitte pour une toute petite frayeur, mais je prends un peu plus de marge pour les suivants (de demi-tour). On en avait pas encore parlé, c'est vrai, mais c'est notre dépense "de l'année" : plutôt que de gaspiller notre argent par-ci par-là, on avait économisé, puis comparé sur internet et demandé des avis avant de se décider pour les Easton EC90aero (56mm de profil pour un peu moins de 1350g nues pour les connaisseurs...)

Difficile de dire pour l'instant si elles font vraiment gagner du temps (c'était quasiment la première fois à Zürich...) mais c'est agréable à rouler et ça donne un look d'enfer au vélo...

La course fut la partie la plus pénible : comme jeudi à l'entraînement, horriblement mal aux mollets, presque des crampes... je me fais dépasser par Tobias et termine en dépassant malgré tout un populaire chaque 10m environ... non j'exagère quand même un peu.

Le cadre...

Ce week-end, à Zürich, c'était l'Ironman, point. La compétition est toujours aussi mythique mais j'ai trouvé qu'il manquait cette l'ambiance qui va autour (celà n'enlève bien sur rien à la perf exceptionnelle des "finishers"). Et à Zürich (encore plus qu'ailleurs), les juniors servaient à mon goût un peu de mise en bouche, coincés dans un mini-trou de la grille horaire, et tant pis si c'est au détriment de leur plaisir... c'est dommage !



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Traversée Lutry-Villette

Après quelques déboires en natation aux dernières compétitions, il faut trouver un moyen de se rassurer... quoi de mieux que de faire la traversée entre Lutry et Villette avec les adultes du club ! On décide, malgré les températures estivales de ces dernières semaines, d'enfiler notre néoprène. C'est ce qu'on appelle "se mettre en confiance" et ça permet de retrouver des sensations de glisse.

En rejoignant Lutry a vélo, toutefois, un gros coup de joran (vent d'orage) nous surprend et envoie littéralement les arbres certaines branches sur la route ! On se dit quand même que si on fait le trajet, c'est pour nager. Finalement, le temps se maintient ; il ne pleut pas et l'eau est bonne (pas excellente mais presque). L'aller est "en échauffement" (dixit Philip), on reste bien en groupe. Je nage à côté de Daniel et on sort la tête chaque 50m pour se corriger mutuellement le style... et subitement, plus personne autour de nous. On se retourne, environ 500m d'effectués (le tiers de l'aller), mais le groupe est nettement plus au bord de lac. On a pourtant l'impression d'être justes !

On va pas s'en faire pour si peu et continue de nager en visant les saules-pleureurs de la plage du demi-tour et au deux-tiers, je demande à Daniel : "Tu es sûr qu'on vise les bons arbres ?" parce que les autres semblaient partir vers une autre plage plus proche. Virage de 30° donc pour rejoindre la tête du groupe qui bifurque elle aussi. On était juste (ou tout du moins pas si faux que ça), mais c'est pas grave. Petit bout en glisse légèrement accéléré pour arriver en premiers à l'échelle (sortie à l'australienne, c'est pas n'importe quoi !).

Phil annonce environ 23-24', le retour c'est chacun son rythme soit départ à fond de Daniel, je croche les bulles 500m puis lâche et me retourne : tous sont éparpillés derrière. Je finirai tout seul, avec de bonnes sensations, quoiqu'un peu mal au bras sur les 300 derniers mètres. 20'12" les 1500m, soit environ 1'21" au 100m, c'est pas mal. Daniel me prend 45" environ, et 2'30" après arrive les premiers poursuivant avec Phil, PA et Antoine, sans combi, qui nage vraiment très vite (je l'avais déjà remarqué la semaine d'avant à l'entraînement...) !



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Coupe d'Europe à Echternach

Le vendredi de ses 18 ans, il y a ceux qui partent faire la fête et ne rentrent pas à la maison du week-end et ceux qui ne sont pas à la maison pour d'autres raisons. La nôtre est presque inédite : c'était le jour du départ au Luxembourg pour notre première Coupe d'Europe de triathlon.

Le voyage se fait le vendredi dans le minibus du tri team Oensingen et, après la petite pause habituelle sur un restoroute où l'on partage le cake fait par maman (enfin, avec ceux qui en veulent... les filles ne sont pas très gourmandes), on arrive dans la ville "historique" d'Echternach qui est plutôt un village avec un petit centre pavé si on a vraiment fait tout le tour. Avant souper, la délégation suisse emmenées par Fabio (il a déjà fait ce triathlon l'année passée) fait une petite reconnaissance du parcours vélo. Le tour du lac (devrait-on dire étang ?) de 4km est si rapidement terminée, qu'un deuxième tour s'impose.
Bilan : un des passages empruntés est relativement étroit (chemin de 2m de large) et il y a deux virages à 90° avant et après la ligne droite du retour (le deuxième fait peut-être même un peu plus que 90° et il y a des pavés dans le virages, mais ils sont heureusement très bons et pas très hauts).

Souper à l'hôtel avec des belles grandes assiettes mais peu remplies, la deuxième ration est donc une formalité pour quasiment tous les athlètes.

Samedi : repos

Samedi est la journée pendant laquelle nous avons le plus dormi depuis le début des vacances. Lever 8h, déjeuner et retour au lit pour une petite heure de somnolence. On retourne ensuite sur le parcours du triathlon pour tester les parcours càp et natation. La course se fait en deux aller-retour sur un chemin goudronné le long du retour vélo. Il fait très chaud (~35°C) et l'on est déjà tout transpirant. Un tour avec quelques accélérations suffira donc. Nous nous dirigeons ensuite sur le ponton de départ. Ueli plonge le premier et... grand étonnement ! Le lac n'a que 1,50m de profond avec 15 à 20cm de vase au fond. Pas surprenant dès lors que l'eau ne soit pas limpide et turquoise. Elle est même tout le contraire de cela : il n'est en effet pas possible de voir plus loin que son coude en nageant. Mais c'est au bout de 200m que la surprise est la plus grande. Le parcours en forme de triangle passe alors très proche du bord juste avant d'arriver à la première bouée et la profondeur est... de 20cm environ !! On peut donc marcher les pieds au fond !

Equipe suisse
L'équipe suisse au complet lors de la reconnaissance des parcours... (Photo par Bruno Probst)

Retour au centre ville pour dîner avec un petit tour du lac en sus (allez c'est tellement court), mais à l'hôtel voisin cette fois-ci, car les portions sont mieux fournies. L'après-midi se passe pour la majeur partie au lit : dodo d'abord, puis couché à regarder le tour de France. 2 minutes avant l'arrivée de Chavannel, nous devons repartir pour le briefing et la pasta party. Rien d'exceptionnel là, la neopren est interdite (logique avec de l'eau à bien 27°C) et nous devons signer la liste de départ.

La course

Dimanche, le déjeuner est fixé à 7h30. On a donc tout le temps de digérer avant le départ de 11h30. A 9h50, tout le monde se retrouve au minibus et pompe son vélo. Le stress doit déjà être bien grand, car, bien que le départ vers le lieu de la course était prévu par Claude à 10h, Jean-Claude et moi sommes les deux derniers garçons à partir à 9h56 (il faut préciser que les filles n'avaient la course qu'à 12h12).

Arrivé sur place, une course populaire adulte est en route. Bravant l'interdit, les copains partent presque tous sur le parcours à vélo. Mais, Jean-Claude et moi préférons courir un peu comme nous connaissons déjà bien ce parcours vélo. De retour, on se pose un moment à l'ombre tant il fait chaud avant de partir pour quelques brasses qui font le plus grand bien. L'heure du check-in est arrivée et nous restons aux abords de la zone de change jusqu'à 11h15. Le commissaire de l'ETU nous met ensuite en file par ordre croissant de numéro et un organisateur nous appelle au micro pour nous placer sur le ponton.

Il y a beaucoup de monde (environ 70 juniors) et il est donc logique que cela pousse un peu au départ. A 200m tout le monde se lève et je fais de même pour une dizaine de mètre avant de replonger. J'essaie une deuxième fois de me lever quelques mètres plus loin mais, même si je touche le fond, il est impossible de se pousser. Passage de la bouée avec à nouveau un ou deux accrochages mais rien de trop grave. Je touche à chaque tour de bras celui sur ma gauche avant de remarquer qu'il a lui aussi la combinaison suisse et de lui laisser par conséquent un peu plus d'espace. Je pensais en nageant qu'il s'agissait de Jean-Claude, mais au vu des temps natation je pencherais plutôt pour Fabio maintenant. Il me semble alors qu'il y a pas mal de monde devant.

A la sortie de l'eau, je vois en effet Fabio juste devant et je pars à vélo à la tête d'un petit groupe. Le groupe n'est pas encore véritablement formé et c'est Valentin et Leandro, sortis une dizaine de secondes en retard en natation, qui vont prendre les commandes du groupe jusqu'à rattraper le groupe d'Ueli. A partir de ce moment, nous sommes un groupe de 25 avec trois Suisses à l'avant du groupe (Valentin, Leandro, qui essayera même une sortie, et Robin) et trois plus sur l'arrière (Fabio, Ueli et moi). Jean-Claude est dans le groupe suivant, alors que (mentionnons tous les Suisses pendant que nous y sommes) Tim et Nils sont dans le premier groupe avec 1' d'avance.

L'écart avec la tête est constant sur toute la partie vélo, mais je dois me forcer dans toutes les relances pour m'accrocher au groupe. Dans le dernier retour (il y avait 5 tours) je remonte un peu sur la droite mais tout le monde fait cela et je me retrouve à nouveau à l'arrière de groupe après le virage à gauche et en posant le vélo (ça bouchonne même un peu à l'entrée de la zone de change).

Je pars plutôt gentiment en càp comme je suis déjà bien fatigué. La course se passe toutefois assez bien et je peux constamment accélérer mon rythme. Je n'ai pas non plus trop souffert de la chaleur (bon je me suis quand même beaucoup aspergé : 3 bouteilles + 1 ratée et 2 douches). J'ai donc dépassé Leandro et Fabio et je me suis bien rapproché de Nils.

Voilà pour la course. Niveau classement, je suis 37e et Jean-Claude 47e sur 64 classés. Je suis plutôt satisfait pour ma première Coupe d'Europe.

Daniel



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