Daniel & Jean-Claude Besse

Natation Vélo Course

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Camp TVO Lanzarote

Alors que Jean-Claude et moi partageons souvent la grande majorité de nos entraînements, nos programmes se sont retrouvés presque opposés pour cette période de février et début mars. Alors qu’il avait l’année passée pu profiter du camp du TVO à Majorque, c’est moi qui me suis lancé direction Lanzarote avec notre club de Zürich cette année. Ne pouvant pas à cause d’obligations à l’ETH, Jean-Claude n’en est pas moins parti sur une île voisine avec papa et maman la semaine précédente. Ajoutant à cela le fait qu’il a été loin pour une conférence à Los Angeles la semaine suivant mon retour, nos entraînements communs se sont comptés sur les doigts d’une main sur presque un mois.

Mais je m’avance un peu trop, il en était resté dans son récit à ma jalousie lors de son retour et du fait que je l’ai amené faire une longue sortie vélo jusqu’aux abords des pistes de ski de fond de l’oberland zurichois dès son retour.

Sortie dans le froid à Zürich
Sortie dans le froid de Zürich: de retour du chaud pour Jean-Claude et avant de partir vers le chaud pour moi.

Deux jours plus tard, il s’agit déjà pour moi de récupérer sa valise et remplacer ses habits par les miens afin qu’elle reprenne l’avion dans l’autre sens. La semaine s’annonce glaciale en Suisse (ce sera au tour de Jean-Claude de jouer au jaloux et sortir à vélo par des températures négatives), et au contraire, parfaite pour le sport en extérieur sur les Canaries. La journée typique pour moi est une course à pied d’une dizaine de kilomètre, un vélo de 2h30-3h ainsi qu’une petite natation, souvent en décontraction (à l’exception d’un traditionnel 10x100 départ 1’30). J’essaie toutefois de varier autant que possible pour éviter notamment une blessure comme celle que Jean-Claude a eue en augmentant subitement son volume de course à pied à Majorque. Une légère crainte de le copier me trotte en tête à chaque petite douleur et je m’accorde ainsi de sauter la série sur piste du vendredi (rallongeant quelque peu le vélo à la place) ainsi que tous les footings « récup » de l’après-midi.

Entraînements de course:

Les petites folies auront été un long-run rythmé le samedi matin de 25km dans le vent ainsi qu’une course au KOM Strava sur le tour de la lagune devant l’hôtel ; manqué pour une seconde lors des 3x10’ du lundi, il m’a fallu aller le chercher le mardi matin vite-fait bien-fait avant de faire le check-out et quitter Lanzarote. 8’56 en 3’02/km de moyenne après une semaine de camp ; couché à plat ventre moitié sur le trottoir, moitié sur la route, il n’y a que le goudron qui peut deviner un sourire : la forme est bien là !

Entraînements alternatifs (principalement vélo et natation pour moi):

Mais au final, et on le dit jamais assez, le plus sympa dans ces camps d’entraînement, c’est de passer une semaine dans la bonne humeur avec un sacré groupe d’amis qui sont là pour la même chose que toi et qui partagent les efforts (98km de course, 369km de vélo sur des Cannondale en tiagra de l’hôtel, ainsi que 11km de natation en 50m extérieur) comme les moments de récupération (la bière sur la terrasse ou dans le sauna, les activés alternatives, les nombreux repas au Delphinos, et j’en passe). Mis à part un mal de gorge qui s’est propagé parmi nous tous sur les derniers jours, tout a été parfait pour moi ; à refaire une fois les deux ensemble avec Jean-Claude !

Sorties, apéros, selfies et autres:

PS: Et si, quand on croise Ronnie dans l'avion au retour, les copains soient plus rapides que moi à répondre à sa question de si on s'est bien entraînés en mimant des gestes de levées de coude, ou que ça le fasse rire d'apprendre qu'on va faire Zurich pour la première fois, et bien tant pis, ou tant mieux, c'est marrant ainsi.

Heatmap Lanzarote
Heatmap de mes parcours cap (en rouge) et vélo (en vert) générée par notre programme 3record: sur 8 jours à Lanzarote, on a presque exploré toute l'île!



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Camp d’entraînement à Tenerife

Alors que je suis de retour depuis une bonne semaine dans le froid arctique de Zürich, je prends l’occasion de vous raconter brièvement la semaine écoulée à Tenerife début février. Timing choisi pour ma part durant la pause entre la correction d’examens et le début des cours (où je suis assistant) à l’ETH. Valises déposées le lundi soir au guichet Edelweiss avant d’embarquer sur le premier vol, décollage 6h du matin.

Une fois arrivé sur place je prends le bus jusqu’à la résidence que nous avions louée, mais trop tôt pour récupérer les clés. Je monte mon vélo sur le parking, balbutie quelques connaissances d’espagnols (comprenez je parle en mots-clés italiens et tente de faire des gestes explicatifs), m’arrange pour laisser mes affaires à l’intérieur et monte sur le vélo pour un petit prologue. La température est agréable, mais le vent souffle fort, au bord de mer même quelques corniches de sable. Mais du bord de mer il n’y en a pas trop (juste l’autoroute), donc c’est parti pour 6km de montée suivi d’une route vallonnée toute en virolets qui me rappelle la région Tossa-San Féliu. Je me plante un peu dans le choix de descente (une route fréquentée en très mauvais état, avec des rafales de vent à 90° dans ma roue avant…) mais profite du retour pour une pause lunch au soleil. Pierre-André et Gianna qui volaient de Genève me rejoignent le soir et on s’installe dans le petit appart.

Mercredi matin petit footing matinal au réveil, suivi d’une sortie qui sera représentative de la semaine : départ dans les vallons, suivi de « oh ici il vente/pleut/xy », si on prenait l’autre route… celle qui monte au Teide. Ne m’étant pas bien renseigné sur la région je découvre que Tenerife est un seul volcan, dont les routes goudronnées passent en 30km du bord de mer à 2200-2300m d’altitude (suivi d’un téléphérique et du sommet à 3800m). Les routes sont en général en bon état (en particulier celles du volcan) et les automobilistes très patients et gentils avec les cyclistes. Notre moyenne est en général lente (très lente), de part la déniv ainsi que les petites courbes forçant à freiner et relancer fréquemment. On m’avait dit de compter en heure et puissance normalisée sur les îles mais je pensais pas autant. La température peut aussi baisser rapidement avec la prise d’altitude ainsi que le typique petit brouillard de nuages poussés par le vent de l’atlantique et bloqués contre le plateau du volcan.

Jeudi petit tour en plaine au vu de la pluie fine masquant le côté. Moi le tour un peu plus plat me plaît, contrairement à une seule longue montée jusqu’au volcan. En début d’après-midi une bosse d’environ 7km du bord de mer à 6-8% de pente. Je décide de la prendre rapide. Au bout de quelques minutes je me convaincs de monter jusqu’au village sans baisser d’efforts. Et une fois proche du sommet je me fais mal pour tenir, mais me réjouis d’analyser l’effort plus tard : 361W de moyenne (367W NP) sur 22min, et mon Garmin me prédit du coup une nouvelle FTP à 348W. Joli !

Premier petit plouf dans l’océan. L’eau est relativement chaude, mais on ne nage pas très longtemps.

Les journées passent vite ensuite, surtout lorsqu’on prend la voiture pour commencer le tour à un autre endroit que notre appartement. La jolie descente sur Valle de San Lorenzo, les montées jusqu’à Villaflor, deux fois la boucle du volcan côté sud forgeront le menu principal des sorties à venir, rythmées par la pause cortado et tranche de gâteau à un cafe/panaderia. Un petit jour de repos bienvenu pour ma cuisse qui semble arriver à la limite le dimanche (même si PA et Gianna ont d’autres notions du repos que moi. On a passé une bonne partie de journée à visiter la superbe région de Masca alors que j’aurais fait la sieste sur la terrasse de l’appart…). Toutefois très content d'être de nouveau à ce niveau d'entraînement, après une année 2017 passée à naviguer entre les douleurs...

Plus que quelques jours ensuite. L’occasion de remarquer que j’ai toujours les mêmes peurs de grandes lignes droites à haute vitesse, de s’entraîner un peu à mieux prendre les virages en descentes, et d’apprécier le fait que le vent se calme progressivement.

Je rentre à Zürich avec environ 40hrs de sport sur les 10 jours, principalement à vélo. Et des jambes de feu sur les entraînements à venir. Je dois me forcer à me retenir et éviter la surcharge le week-end droit après (bien que Daniel ait aussi la motiv et la forme sur notre escapade vers la neige de SanktGalle). La semaine qui suit je ressens la fatigue dans les cuisses, mais les jambes répondent présentes aux séries du mardi soir. Espérons que ça tienne !

Tenerife
Sankt-Galle im Schnee



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Year in review

2017 a commencé sous la neige, par du ski de fond, aussi bien du côté Romand qu'en découvrant les pistes de la région Zurichoise vers Einsiedeln. La course à pied se déroulant aussi parfois sur chemins enneigés, en profitant des instants magiques que la poudre blanche nous apporte. (scroll droite pour voir toutes les images, click pour ouvrir en grand)

En février-mars on s'échappe vers le soleil. Tout d'abord pour ma part avec le TV Oerlikon vers Majorque. Les kilomètres s'enchaînent, avec un volume inégalé jusqu'alors. Ensuite viendra le tour du Rushteam de s'envoler pour l'Andalousie et accumuler des heures de selle dans la bonne humeur. La base de la préparation ironman va bon train.

Avec quelques ressentis de contracture sur la cuisse le mois d'avril me donne quelques difficultés sur la course à pied. Mais il semble que la forme est toujours là. Si je n'arrive pas à égaler mon objectif aux 20km de Lausanne, le volume est bien présent, la forme vélo à Porrentruy n'a d'égal que le plaisir de s'entraîner avec pleins d'amis. La saison approche...

Arrivent les premiers test réels en compétition. La SOLA et victoire overall sous pluie battante, le TDFO et une autre pluie tout aussi insistante. Tous les voyants semblent au vert, la cuisse va beaucoup mieux. Jusqu'à un certain mardi soir de mi-mai, où une douleur subite apparaît. Elle se révélera être une fracture de fatigue. Changement de plan: physio, moins de vélo au début, arrêt de course, ...

Doussard, le semi de test, se révèle être une bonne natation mais ne serait-ce que ma puissance cible ironman sur le vélo est douloureuse et j'abandonne à même pas 10km. Il faut garder un peu d'espoir, et se dire que la forme se base sur du long terme et non les dernières 7 semaines.

Mois de juin, je suis supporter à Zug que Daniel remporte haut-la-main. D-day approche, je cours un petit kilomètre au rythme marathon, avec peine, une semaine avant la course. Mais que l'adrénaline fait des miracles: venu le jour de la course la natation passe en douceur, tout en souplesse. Le vélo je me laisse emporter vers la fin de la première moitié, le paie un peu ensuite, et retrouve mes esprits pour partir sur le marathon. Une fois de plus je pars trop vite, cale ensuite, et au mental fini la course dans l'objectif de sub 9h. Où comment sauver la saison en serrant les dents sur une journée.

Meilleur au monde sans quali pour Hawaii, j'en paie un peu mentalement les frais en voyant Daniel s'entraîner pour les championnats du monde (et faire champion suisse en passant) alors que je tente de recourir sans douleurs (jusqu'en décembre...).

Un peu de plaisir ensuite, puisque ma saison de tri est décidemment terminée. Je participe au SwimRun avec Cendrine, et observe et tente de supporter Daniel de loin pour Hawaii. 

Une fois toutes les compétitions passées pour nous deux, place à une réflexion sur la saison écoulée. On décide de repartir sur IM, mais en prenant une licence PRO pour 2018. On s'achète tous deux un cyclo pour faire l'endurance lors des jours de grisaille en hiver, profite de la neige tôt en décembre pour passer au ski de fond, peau de phoque, et ski sur piste avec les amis.

En chiffres cela donne pour ma part 357km/98h de natation, 6811km/253h à vélo, et 1440km/115h à pied, 370km/46h autres, pour 452 séances. Ci-dessous la comparaison de nos formes respectives le long de l'année, avec indication de ma blessure, l'iron de Frankfurt et celui d'Hawaii...

PMC 017
Comparaison du PMC.

Un grand MERCI à tous ceux qui nous en accompagné à travers 2017, et vivement 2018! (plan à suivre)



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Corrida d'Octodure

L’année passée le marathon m’avait empêché de participer aux traditionnelles corridas de fin de saison, et cette année si l’envie est de mise la forme n’y est pas forcément suite à ma blessure et ma peine à reprendre la course à pied. Reste qu’on a été invités une fois de plus à participer à la corrida de Martigny, et qu’il est dur de dire non lorsqu’il n’y a même pas à s’inscrire soi-même. Entre Daniel en récup de fin de saison après Hawaii et moi en charge réduite pour la reprise, il faut dire que les derniers entraînements ont plutôt été de l’ordre d’un footing par semaine, et non pas des séries qui seraient appropriées pour montrer le meilleur de soi sur une distance assez courte (7.8km) et surtout très nerveuse avec beaucoup de virages et relances en ville.
Le jour J la pluie s’en mêle, mais comme dirait le speaker il ne fait du coup pas froid et c’est des conditions idéales qui attendent les coureurs. Je me dis toutefois que quelques spectateurs de plus par une belle journée d’automne n’auraient pas été de refus. Je m’échauffe de manière restreinte, de peur un peu de réveiller les douleurs au genou droit qui venaient souvent après quelques kilomètres lors des derniers entraînements. Les jambes semblent répondre présentes lors des petites accélérations avant le départ, je me réjouis d’en découdre.

 

Top départ, un petit peloton d’une quarantaine de coureurs, mais tous des cracks. Ça se pousse un poil pour les places, mais très vite le peloton s’étire. Pas de tour d’attente donc comme la dernière fois, ici c’est d’entrée un train d’enfer. Quoique j’ai un doute, et si je suis juste trop lent pour le groupe devant ? Mais ça n’en a pas l’air. En tout cas je suis à bout de souffle très vite, et laisse partir. Il y a du coup plus de place et moins de bousculades dans les virages, je prends un rythme plus raisonnable.
Deux kilomètres à peine et je suis en train de me faire remonter par l’arrière. Dieu sait si les séries à ce rythme me manquent ! Je semble reprendre un tantinet de poil de la bête vers les deux-tiers de la course, mais rien d’impressionnant, d’autant qu’à ce moment le genou se rappelle à moi également. Sans devenir insupportable, mais un peu gênant quand même.
Au sprint final c’est deux places que je perds à n’avoir aucune vitesse. Plus ou moins le même temps qu’il y a deux ans (où mes sensations n’étaient pas géniales non plus), et un sentiment très mitigé à l’arrivée. Moi plutôt déçu de ma course, mais Daniel, Valentin et nos supporters familiaux contents de me voir courir à nouveau sans être bloqués par des douleurs liées à la blessure. Reste à retrouver la vitesse désormais.
 



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