Daniel & Jean-Claude Besse

Natation Vélo Course

Les News

20km de Lausanne

Avec le printemps, l’arrivée des premières chaleurs, des pollens, et l’approche de la saison de compétitions, il est aussi temps des 20km de Lausanne. Premier test réel de ma forme, qui me semble être au point. Tout de moins à pied, sur le vélo après un Porrentruy bien rodé il me semble avoir plus de peine les semaines suivantes, m’habituant plus gentiment que prévu au nouveau vélo également.

Ayant bien récupéré du marathon à Rotterdam, Daniel enchaîne gaiment avec 36km en marge de celui de Zürich deux semaines plus tard. Ce qui m’impressionne le plus, c’est sa capacité à supporter des longs efforts à ce rythme ironman, en étant prévenu que dix minutes auparavant. Quant à moi, souvent de la fatigue (couplé au rhume et les yeux qui piquent de saison), mais une belle forme pour la série sur piste mardi dernier (5x1000m en 3’02 de moyenne, 3x800m pareil derrière). J’y saute la fin, de peur de me blesser à la même période que l’an dernier, et avec une douleur sous l’arche plantaire, dont le fascia est légèrement enflammé. Fin de semaine en récup et on verra ce que ça donne.

Pour la course, je suis plus conservateur que les années précédentes et décide de porter mes « lourdes ». Quitte à perdre quelques secondes dans les montées, je préfère éviter trop les chocs pour mes articulations. A l’échauffement il fait bien chaud mais je suis relativement à l’aise. Daniel parsème le chemin vers le départ de blagues, il doit être en forme. Beaucoup de têtes connues comme d’habitude, je me faufile vers la tête du peloton malgré mon dossard violet du bloc 8. Pas de point pour passer devant, mais je me retrouve bien placé juste derrière les deux africains. Le départ n’est pas décompté, ni vraiment très clair, ça se regarde une fraction de seconde avant de partir.


Jean-Claude sur l'avenue de Cour

Devant c’est un départ rapide à mon goût (ou plutôt je devrais dire un départ que j’aurais fait il y a quelques années, mais cette fois je me suis promis d’être sage). Laura Hrebec juste à côté, décidemment je ne suis pas trop vite pour une fois. Devant les deux africains sont déjà seuls au monde, un petit groupe se forme autour de Daniel et François Leboeuf notamment. Il ne semble pas aller trop vite, et je suis un peu seul intercalé au km 1. Puis sans accélérer je remonte gentiment et vais me placer dans les pieds de François qui discute avec Jérémy. Petit train régulier autour des 3’15-3’20/km le long du musée olympique. C’est beau d’être dans le groupe des meilleurs suisses !


Daniel sur l'avenue de Cour

Le joli plat ne dure malheureusement pas long à Lausanne, et sur Denantou les amarres sont larguées. Un groupe de 4 coureurs de montagnes s’échappe, Daniel s’accroche en 5e, je laisse partir tranquillement. Trop lourd par rapport à ces petits cabris valaisans. Le premier ravito arrive vers Montchoisi. Il ne fait pas encore trop chaud, mais je dirais pas non à quelques nuages. Retour sur du terrain plus plat vers la place Milan et l’avenue de Cour, je relance bien (contrairement à certaines années où ça devenait déjà plus difficile). Redescente vers la Maladière, on remet les compteurs de déniv à zéro. Daniel n’est finalement pas loin devant, l’écart depuis Denantou n’a pas changé. Je monte bien ces premiers béquets et me rapproche même pas à pas.


Jean-Claude km 7

Place Milan, ravito suivant, je prends un point au ventre et doit serrer les dents dans les montées. 4km à plus de 4min/km à cause des raidillons du passage des voies, de Tivoli, et de la rue de Bourg jusqu’à la cathé. Partie difficile, le soleil tape, les jambes se raidissent. Perdu quelques places, mais faut dire que j’ai fait aucune série en montée cette année, et j’ai pas forcément le gabarit de ceux qui me dépasse. On se motive, y’a du monde en ville, dont pas mal de têtes connues, et après ça descend !


Serrer les dents sur Tivoli (Jean-Claude)

A la Riponne petit détour ajouté cette année pour arriver à 20km pour de vrai. Pas un cadeau, ça comprend une épingle à la rue de l’Ale et le tour de la place Palud. Enfin je retrouve des couleurs à la sortie du Flon, reprend deux positions dans le début de la descente. Je croise Kristina qui semble avoir de l’énergie à revendre pour un gros encouragement (désolé de pas avoir répondu). Mon pied tire un poil, et mon compteur énergétique est plutôt vide dans la « terreur des 20km », les infâmes kilomètres du parc Bourget une fois être passé juste devant l’arrivée.

Daniel est toujours à une trentaine de secondes devant. Je ne l’aurai pas cette fois, mais j’ai fait une belle course. Plus de peine dans les montées, mais bien régulier sinon et digne de ma forme du moment. 14e place selon les résultats officiels, j’avais dit viser minimum un top 20, le top 10 étant éventuellement jouable. Niveau chronométrique tout le monde a payé les détours ajoutés. 1h13.18 c’est un peu plus qu’escomptés, mais tout à fait honnête. Plaisir de se regrouper avec la troupe du Rushteam à l’arrivée ainsi que le soir à une gigantesque lasagnes-party.  Le décrassage sera l’après-midi à jouer au loup et courater sur les bords du lac avec les cousins…


Finish Jean-Claude

Le Rushteam après l'arrivée

Vidéo de la Migros (Daniel)
Vidéo de la Migros (Jean-Claude)



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NN Marathon Rotterdam

Pace-makers en préparation

Il est de ces choses que tous les plans standards déconseillent ; faire un marathon tôt dans sa première saison PRO ironman en fait à coup sûr partie. Pourtant, nous voici à Rotterdam, une semaine seulement après un gros week-end chargé de vélo à Porrentruy pour tenter de prémâcher 42km de bitume pour Melina. L’idée est de tenir les 2h50 et passer un bon week-end en groupe. De toute façon en triathlon, et selon les dires mêmes de la fédération,  nous ne sommes pas professionnels mais « athlètes au niveau équivalent à des PRO sur longue distance » ; alors pourquoi pas un peu de fun dans notre hobby ?

Rotterdam 2018 Messe
Pre-race picture à l'expo.

Sortant de 500km de vélo en 5 jours le lundi, le programme de la semaine se veut plutôt léger. Même avec un peu de marge sur le marathon, on ne s’attend pas non plus à une tasse de thé. Footing le mardi soir avec le TVO avec quelques sections en rythme de 4:00/km, repos le mercredi (avec une discussion intéressante avec Magnes à propos de capteurs de puissance et analyse de données, mais les détails seront pour une autre fois), voyage et footing léger le jeudi, repos le vendredi, et pre-race footing le samedi. L’ambiance est cool, et le stress pas présent pour nous pour une fois ; pace-maker ne ressemble pas accidentellement à peace-maker.

Départ aisé

Le marathon s’est toujours trop simple au début ; sinon, ce sera trop dur à la fin. Melina vise entre 4:02km et 4:04/km. On marche ensemble jusqu’au départ, cause, court un peu en profitant de la musique et passe par nos différentes pauses pipi. Quand elle nous quitte pour rejoindre son groupe A « Fast-Runners » alors que nous devons nous contenter du B (finalement juste derrière, à moins de 10s), Jean-Claude me jette un « c’est précis, t’arrive à viser si juste ? ». Malheureusement, je ne crois pas ; faudra se caler un peu sur comment elle réagit au début. On verra quoi.

Le départ juste devant le pont est sympa, mais un peu serré. On ne se stresse pas trop toutefois, et peut remonter sur elle après que la foule se soit décantée. Bientôt le premier kilomètre, easy peasy, même au temps officiel du canon on est en 4’05. C’est parti mon kiki. Je prends les choses en main devant tandis que Jean-Claude préfère rester à côté un moment. Il me semble me retenir en continu mais les 4:00/km déroulent aisément et les kilomètres défilent les uns après les autres. On tâche de bien profiter des ravitaillements car il fait nettement plus chaud que ces derniers jours. Mis à part ça on profite un max, et on peut même s’échanger quelques mots avec Jean-Claude.

Rotterdam 2018 start
Peu après le départ, la formation est en place.

Trop vite ?

Souvent j’essaie de jeter un regard en arrière voir comment ça suit. Pas le moindre signe de problème et on a déjà un tiers de course derrière nous. Tu crois qu’on est trop rapide ? Je finis par oser la question à Jean-Claude qui finira par la poser à Melina dont je ne comprends que la moitié de la réponse ; quand elle inclut « geile Beine » et « bald die Hälfte », je me dis qu’elle ne pouvait qu’être bonne. Gentiment on a néanmoins un gros groupe qui suit les pace-makers 2h50 ; si elle est la seule à recevoir des verres d’eau au ravitaillement, beaucoup d’autres profitent du rythme régulier et s’abritent du vent lorsque le parcours tourne un peu au passage du semi. Un ou deux viendront même devant demander ce qu’on vise et si ça nous dérange de tout faire devant. Au contraire, faites-nous un bon groupe et on vous emmène volontiers avec.

Rotterdam 2018 pace-makers
Pace-makers pour tout un groupe.

Les choses changent pourtant subitement vers le 24e kilomètre. Melina peine un peu à suivre le rythme, quémande un gel, et tandis que nous ralentissons un tout petit peu, notre groupe éclate en morceaux entre ceux qui tiennent et ceux qui ne peuvent pas vraiment tout seul. Merde, est-ce qu’on a vraiment trop forcé ?

Rotterdam 2018 wand
Le mur face au vent.

Quand ça commence, c’est difficile

Rotterdam 2018 bridge
Passage du pont dans le deuxième sens et début des difficultés.

Le marathon ça commence normalement au 30e et ensuite c’est difficile. Et là, on n’est « qu’à » 25 et voilà que ça commence déjà. Ça va ? Grimace. Bon, no stress, quelques kilomètres plus lentement. Si ça revient après, on est toujours dans de très bons temps. Pas facile pour le mental toutefois, quand après n’avoir fait que rattraper du monde sur plus de 10 kilomètres, c’est l’inverse qui se produit et presque aucuns pieds ne semblent tenables. L’intervalle entre chaque panneau paraît alors plus long, ne serait-ce que pour moi. Il reste pourtant un dernier tiers et un tour de lac qui sera certainement interminable.

Je ne regarde personnellement plus la montre au passage des kilomètres du 28e au 32e. Je ne sais pas si cela vaut pour les deux autres, mais il faut plutôt se focaliser à tenir ce que l’on peut à ce moment-là. Seules consolations de ce tour : 1) on n’est pas les seuls à souffrir (Jean-Claude et moi se confiant l’un l’autre commencer à sentir les jambes) à voir certains à la marche ou à l’arrêt en bord de parcours. 2) les vidéos de la famille à Melina sur écran géant au passage du 34e, « luege, mini Mammi », puis papa, parents à Thömu, et Thömu. « I’m so proud of you », lui drapeau suisse à la main, nous sourire aux lèvres et feu aux jambes. L’euphorie ne dure que quelques centaines de mètres avant de reprendre le regard concentré et le rythme précédent. Les 2h50 sont déjà loin à cet instant et je doute franchement pour le PB de 2h53. On se met alors à encourager vocalement.

Dans la tête

Rotterdam 2018 coke
Coca du 39e.

Hervé se pointe à 36km avec du coca qu’on avait demandé pour le 39; il a probablement vu les passages à la baisse sur le tracking. Melina se tient pourtant à son plan et refuse catégoriquement. A partir de 38, je le prends à la main, et on se retrouve sur le dernier retour. Le vent (s’il y en a encore) devrait être plutôt avec nous. Il nous faut toutefois 3 bons kilomètres en 4:00/km pour espérer 2h53. Et c’est là que la tête prend les dessus. On retrouve des jambes où il n’y en a plus ; à nous de dépasser à nouveau ! Go, go, go ! Je ne sais pas si on y croit ou si on essaie tout de même, mais j’aime mieux ça. Ainsi, jusqu’à la ligne elle aura tout donné et grâce à un sprint final sur les derniers hectomètres et un buste cassé digne d’un sprinteur de 100m, elle obtient le 2h53’12. Exactement le même temps que son PB l’an dernier. Au semi, on estimait 3’ d’avance ; au 32e, 3’ de retard ; au final, c’est égalisé à la seconde près.

Rotterdam 2018 tired
Fatigue après l'arrivée.

Sentiment probablement un peu mitigé, les 2h50 sont dans les jambes un bon jour. Tenir ainsi mentalement 20km n’est pas à sous-estimer comme performance toutefois. De mon côté, j’ai beaucoup apprécié la course avec une ambiance pour une fois différente et sans stress. Les quelques secondes au kilomètre de marge font vraiment toute la différence. Ce matin (le lendemain), j’ai mon tendon d’Achille gauche qui est bien tendu et les jambes qui se demandent quand même si c’était vraiment la meilleure solution de visiter Rotterdam en 3 heures. La tête quant à elle est contente de l’avoir fait et d’avoir passé un excellent week-end avec le team « Melina ».


Temps officiel.
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1 commentaire
ca me fait penser à Judith qui à Zurich avait battu son PB d'une seconde sur IM. Bravo les jeunes
par PA le 09-04-2018 à 12:12


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Championnats suisses de 10km sur route

Prendre l’élan pour sauter 3 marches d’un coup, s’encoubler, et retomber à genou sur la première.

C’est l’impression qui m’est laissée par ma participation ce week-end aux championnats suisses de 10km sur route. Une marche de prise, il est vrai, mais la déception d’avoir visé plus haut et de s’être planté.

On se présentait au fin fond de la Suisse, sur les abords du Rhin, pour un clair record personnel. Parcours facile et rapide, course relevée, mis à part un poil de vent les conditions semblent idéales pour battre une marque datant de 2014. Aux entraînements les jambes sont en forme, je me plains juste parfois de manquer de résistance sur les séries au seuil.

Midi et demie, les chevaux sont prêts, le départ est décompté depuis 10s, ça part … en pétard mouillé. Tout le monde s’arrête, observe, se demande ce qu’il se passe. Le speaker décrète un faux départ sur la droite. Oui mais pas facile de faire revenir 700 personnes en arrière alors qu’elles ont déjà couru 100m. Bref 5 minutes de battement, retour sur la ligne, 10s décomptées en une demi-respiration par le speaker et top départ.

Ça part vite devant, je me suis promis de gérer un peu. Oui mais enfin pas trop non plus, restons dans un groupe. Petit passage au bord d’un canal, le vent de dos, tout va pour le mieux. 3’09 au panneau, c’est un poil rapide, mais restons dans les pieds de Cesar Costa. Le deuxième kilomètre dans les villas se déroule rapidement aussi, même rythme. Au 3e la direction change un peu, mais les maisons offrent un peu de protection. Me semble naviguer un peu gauche droite, perdre de l’énergie à combler les écarts et rester dans les jambes, pas forcément bon signe. Plus tard de retour vers le canal le vent devient de face et je dois laisser partir gentiment mon 3e groupe, pour prendre la tête d’un 4e en train de se former. Le tempo ralentit, je l’avais prévu. Le but étant de remettre l’allure vers les 6 à 8km qui devraient être easy peasy vent de dos.


Après 4.5km de course. Photo: Joanna Ryter.

On boucle vers le départ à 4km500, tire une ligne droite jusqu’au 5e km où je regarde pour la 3e fois la montre. 16’07, ça a déjà ralenti un poil comme attendu. Mais surtout les sensations ne sont plus vraiment là. Et de retour vers le canal, je me retrouve seul car lâché par mes deux compagnons. Me semble que le vent est de face, ça me scie le moral aussi. Peut-être que c’est une impression, mais le vent a tourné je dirais. Et moi je perds ma coordination et mon rythme, et paie ainsi mon poker des premiers kilomètres. Quelques personnes me dépassent encore, dont Rubén qui remonte le peloton des “jeunets craquants” comme moi. Il aura joué la carte de l’intelligence, qui remporte la plie face à l’audace…

Vers 8km je reprends du nerf en direction de l’arrivée (ce qui par la même occasion confirme ma théorie de vent ayant tourné). Me reste 6min43 pour passer les 33min, l’objectif B de la journée (le A étant les 32’30). Et surtout 7min11 pour un nouveau record sur 10km. Je peux pas le rater. Au mental, avec ce style pas beau mais relativement efficace les dents serrées, je coupe la ligne en 32’53, nouveau record personnel.

La journée me laisse un goût amer, une certaine déception d’avoir visé beaucoup plus haut que mes capacités. Mais du côté positif c’est ma première compétition sans douleurs (autres que liées à l’effort) depuis mai l’an passé, et même en “explosant” je limite les dégâts à 10s/km. La forme est bien là, et comme Rubén le disait peut-être que pour la confirmer il suffirait d’un 10km où je fais un vrai tapering au préalable. On prépare la saison de triathlon, et pour l’instant je crois qu’elle s’approche bien. Et qui sait combien de temps ce record tiendra?



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Camp TVO Lanzarote

Alors que Jean-Claude et moi partageons souvent la grande majorité de nos entraînements, nos programmes se sont retrouvés presque opposés pour cette période de février et début mars. Alors qu’il avait l’année passée pu profiter du camp du TVO à Majorque, c’est moi qui me suis lancé direction Lanzarote avec notre club de Zürich cette année. Ne pouvant pas à cause d’obligations à l’ETH, Jean-Claude n’en est pas moins parti sur une île voisine avec papa et maman la semaine précédente. Ajoutant à cela le fait qu’il a été loin pour une conférence à Los Angeles la semaine suivant mon retour, nos entraînements communs se sont comptés sur les doigts d’une main sur presque un mois.

Mais je m’avance un peu trop, il en était resté dans son récit à ma jalousie lors de son retour et du fait que je l’ai amené faire une longue sortie vélo jusqu’aux abords des pistes de ski de fond de l’oberland zurichois dès son retour.

Sortie dans le froid à Zürich
Sortie dans le froid de Zürich: de retour du chaud pour Jean-Claude et avant de partir vers le chaud pour moi.

Deux jours plus tard, il s’agit déjà pour moi de récupérer sa valise et remplacer ses habits par les miens afin qu’elle reprenne l’avion dans l’autre sens. La semaine s’annonce glaciale en Suisse (ce sera au tour de Jean-Claude de jouer au jaloux et sortir à vélo par des températures négatives), et au contraire, parfaite pour le sport en extérieur sur les Canaries. La journée typique pour moi est une course à pied d’une dizaine de kilomètre, un vélo de 2h30-3h ainsi qu’une petite natation, souvent en décontraction (à l’exception d’un traditionnel 10x100 départ 1’30). J’essaie toutefois de varier autant que possible pour éviter notamment une blessure comme celle que Jean-Claude a eue en augmentant subitement son volume de course à pied à Majorque. Une légère crainte de le copier me trotte en tête à chaque petite douleur et je m’accorde ainsi de sauter la série sur piste du vendredi (rallongeant quelque peu le vélo à la place) ainsi que tous les footings « récup » de l’après-midi.

Entraînements de course:

Les petites folies auront été un long-run rythmé le samedi matin de 25km dans le vent ainsi qu’une course au KOM Strava sur le tour de la lagune devant l’hôtel ; manqué pour une seconde lors des 3x10’ du lundi, il m’a fallu aller le chercher le mardi matin vite-fait bien-fait avant de faire le check-out et quitter Lanzarote. 8’56 en 3’02/km de moyenne après une semaine de camp ; couché à plat ventre moitié sur le trottoir, moitié sur la route, il n’y a que le goudron qui peut deviner un sourire : la forme est bien là !

Entraînements alternatifs (principalement vélo et natation pour moi):

Mais au final, et on le dit jamais assez, le plus sympa dans ces camps d’entraînement, c’est de passer une semaine dans la bonne humeur avec un sacré groupe d’amis qui sont là pour la même chose que toi et qui partagent les efforts (98km de course, 369km de vélo sur des Cannondale en tiagra de l’hôtel, ainsi que 11km de natation en 50m extérieur) comme les moments de récupération (la bière sur la terrasse ou dans le sauna, les activés alternatives, les nombreux repas au Delphinos, et j’en passe). Mis à part un mal de gorge qui s’est propagé parmi nous tous sur les derniers jours, tout a été parfait pour moi ; à refaire une fois les deux ensemble avec Jean-Claude !

Sorties, apéros, selfies et autres:

PS: Et si, quand on croise Ronnie dans l'avion au retour, les copains soient plus rapides que moi à répondre à sa question de si on s'est bien entraînés en mimant des gestes de levées de coude, ou que ça le fasse rire d'apprendre qu'on va faire Zurich pour la première fois, et bien tant pis, ou tant mieux, c'est marrant ainsi.

Heatmap Lanzarote
Heatmap de mes parcours cap (en rouge) et vélo (en vert) générée par notre programme 3record: sur 8 jours à Lanzarote, on a presque exploré toute l'île!



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Camp d’entraînement à Tenerife

Alors que je suis de retour depuis une bonne semaine dans le froid arctique de Zürich, je prends l’occasion de vous raconter brièvement la semaine écoulée à Tenerife début février. Timing choisi pour ma part durant la pause entre la correction d’examens et le début des cours (où je suis assistant) à l’ETH. Valises déposées le lundi soir au guichet Edelweiss avant d’embarquer sur le premier vol, décollage 6h du matin.

Une fois arrivé sur place je prends le bus jusqu’à la résidence que nous avions louée, mais trop tôt pour récupérer les clés. Je monte mon vélo sur le parking, balbutie quelques connaissances d’espagnols (comprenez je parle en mots-clés italiens et tente de faire des gestes explicatifs), m’arrange pour laisser mes affaires à l’intérieur et monte sur le vélo pour un petit prologue. La température est agréable, mais le vent souffle fort, au bord de mer même quelques corniches de sable. Mais du bord de mer il n’y en a pas trop (juste l’autoroute), donc c’est parti pour 6km de montée suivi d’une route vallonnée toute en virolets qui me rappelle la région Tossa-San Féliu. Je me plante un peu dans le choix de descente (une route fréquentée en très mauvais état, avec des rafales de vent à 90° dans ma roue avant…) mais profite du retour pour une pause lunch au soleil. Pierre-André et Gianna qui volaient de Genève me rejoignent le soir et on s’installe dans le petit appart.

Mercredi matin petit footing matinal au réveil, suivi d’une sortie qui sera représentative de la semaine : départ dans les vallons, suivi de « oh ici il vente/pleut/xy », si on prenait l’autre route… celle qui monte au Teide. Ne m’étant pas bien renseigné sur la région je découvre que Tenerife est un seul volcan, dont les routes goudronnées passent en 30km du bord de mer à 2200-2300m d’altitude (suivi d’un téléphérique et du sommet à 3800m). Les routes sont en général en bon état (en particulier celles du volcan) et les automobilistes très patients et gentils avec les cyclistes. Notre moyenne est en général lente (très lente), de part la déniv ainsi que les petites courbes forçant à freiner et relancer fréquemment. On m’avait dit de compter en heure et puissance normalisée sur les îles mais je pensais pas autant. La température peut aussi baisser rapidement avec la prise d’altitude ainsi que le typique petit brouillard de nuages poussés par le vent de l’atlantique et bloqués contre le plateau du volcan.

Jeudi petit tour en plaine au vu de la pluie fine masquant le côté. Moi le tour un peu plus plat me plaît, contrairement à une seule longue montée jusqu’au volcan. En début d’après-midi une bosse d’environ 7km du bord de mer à 6-8% de pente. Je décide de la prendre rapide. Au bout de quelques minutes je me convaincs de monter jusqu’au village sans baisser d’efforts. Et une fois proche du sommet je me fais mal pour tenir, mais me réjouis d’analyser l’effort plus tard : 361W de moyenne (367W NP) sur 22min, et mon Garmin me prédit du coup une nouvelle FTP à 348W. Joli !

Premier petit plouf dans l’océan. L’eau est relativement chaude, mais on ne nage pas très longtemps.

Les journées passent vite ensuite, surtout lorsqu’on prend la voiture pour commencer le tour à un autre endroit que notre appartement. La jolie descente sur Valle de San Lorenzo, les montées jusqu’à Villaflor, deux fois la boucle du volcan côté sud forgeront le menu principal des sorties à venir, rythmées par la pause cortado et tranche de gâteau à un cafe/panaderia. Un petit jour de repos bienvenu pour ma cuisse qui semble arriver à la limite le dimanche (même si PA et Gianna ont d’autres notions du repos que moi. On a passé une bonne partie de journée à visiter la superbe région de Masca alors que j’aurais fait la sieste sur la terrasse de l’appart…). Toutefois très content d'être de nouveau à ce niveau d'entraînement, après une année 2017 passée à naviguer entre les douleurs...

Plus que quelques jours ensuite. L’occasion de remarquer que j’ai toujours les mêmes peurs de grandes lignes droites à haute vitesse, de s’entraîner un peu à mieux prendre les virages en descentes, et d’apprécier le fait que le vent se calme progressivement.

Je rentre à Zürich avec environ 40hrs de sport sur les 10 jours, principalement à vélo. Et des jambes de feu sur les entraînements à venir. Je dois me forcer à me retenir et éviter la surcharge le week-end droit après (bien que Daniel ait aussi la motiv et la forme sur notre escapade vers la neige de SanktGalle). La semaine qui suit je ressens la fatigue dans les cuisses, mais les jambes répondent présentes aux séries du mardi soir. Espérons que ça tienne !

Tenerife
Sankt-Galle im Schnee



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