Daniel & Jean-Claude Besse

Natation Vélo Course

Les News: Entraînements et camps

Camp d'entraînement Porrentruy

A peine le temps de respirer une fois de retour à la maison, et au soleil de refaire son apparition après l’épisode neigeux du dimanche, que Pâques arrive, et ainsi donc le traditionnel camp de Porrentruy avec le Rushteam. Rendez-vous habituel jeudi soir à la Ferme du Bonheur, et on prend congé avec Daniel l’après-midi pour rejoindre l’Ajoie à vélo. Le temps est au beau fixe, et l’on s’embarque de bon train direction le Fricktal pour rejoindre le Rhin qui nous amène jusqu’à l’entrée de Bâle. Un peu épuisés par le trafic, nous bifurquons sur la France pour rejoindre le Jura par l’arrière et sa fameuse montée sur Ferrette. Les forces s’amoindrissent quelque peu, mais à deux les relais sont toujours motivants, et après un rapide arrêt à la coop pronto de Porrentruy on retrouve nos collègues de la région lausannoise à l’apéro devant la ferme. Un signe d’un bon week-end qui s’annonce.


Pâques oblige...

La piscine est toujours aussi agréable et les entraînements intenses. Le vendredi, puisque la sortie vélo est plus facile, à part les sprints dominés par Matthieu, je propose un 10km progressif en enchaînement. Daniel, Philip, Josué et Matthieu se joignent, mais après un kilomètre plus maitrisé à 4’07 les esprits s’échauffent et l’allure diverge… Le groupe se disperse et il faut se faire violence pour continuer à progresser. Au total Daniel se tient dans mes pieds avec une-deux relances pour nous donner un 37min tout rond. Joli effort, et bon choix de le prendre le vendredi, car ensuite les sorties vélo prédominent le programme.


Avant la première sortie.

Samedi comme dimanche c’est de grosses attaques dans les bosses, beaucoup de watts dépensés, un premier groupe assez homogène mais qui semble chaque année de plus en plus rapide. Les jambes brûlent parfois, les sommets de montées sont sévèrement disputés, on joue le jeu des sprints malgré le manque de pep face à Matthieu, mais surtout un grand plaisir de retrouver et rouler avec les potes. Autour des 270w normalisés les deux jours sur environ 3h30, soit de grosses séances qui puisent bien dans les réserves, mais sont clés dans la préparation. Rien à signalé niveau santé, c’est important aussi !


Orange dehors.

Le lundi le camp approche sa fin, mais pas avant la traditionnelle sortie avec le GS Ajoie, où un peloton de 39 personnes roule ensemble à bon train direction St-Hyppolite et la portion rapide vers Glère, la montée sur Montancy, où nos temps seront moins bons que les années précédentes mais tout de même respectable étant donné les efforts du week-end.


Avec le GSA.

Le soleil a joué fortement de sa présence sur des conditions optimales pour le camp, un grand merci à Gaby, Stéphanie, Daniel et Matthieu pour l’organisation et bonnes courses au Rushtistes !



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Camp d'entraînement Toscane

Début avril, départ un vendredi soir direction la Toscane pour un voyage de nuit en car. Un groupe d’une quinzaine, attendu sur place par Jamie et Pade pour une semaine de sport avec Performance and Joy. Après la prise des bungalows et montage des vélos, le camp débute par 70km de vélo. Les routes sont pas en très bon état, mais la bonne humeur bien présente. Je roule souvent hors des barres sur mon contre-la-montre, aussi bien pour éviter les nids-de-poule que permettre un rythme un peu plus modéré dans notre petit peloton. Première montée sur le Tirli, négociée plus rapidement.


Séries en montée à vélo.

Sur la semaine, la météo est parfois limite capricieuse, et il faudra faire avec en planifiant les sorties vélo. Les distances sont souvent assez courtes (avec un maximum à 105km), mais l’intensité est présente dans les petites bosses sur l’arrière-pays au paysage magnifique. La pluie s’arrêtant souvent le matin, c’est par du renforcement ou un petit footing que les journées débutent. Quelques glaces sont toutefois au programme, malgré les habits longs souvent enfilés...


Gelati.

Le programme nous emmène sur la piste finlandaise à pied, dans les côtes raides surplombant Castiglione della Pescaia pour un sunrise run le lundi, ainsi qu’un lactate sprint le mardi. Le but étant sur 2km de faire monter son lactate dans le sang le plus haut possible. Un peu moins de 8min pour ma part (dont une petite pause dans des travaux imprévus), et à peine plus de 4mmol/l. C’est très peu, peut-être trop court, ou peut-être confirmant mon impression d’être à l’aise sur la durée mais incapable de forcer le rythme sur courte distance ?

La natation en piscine privée de 25m extérieure me fait bien plaisir, et les sensations sont nettement meilleures qu’à Oerlikon. Le style a encore du progrès à faire, mais qu’importe si la montre est satisfaite. 2x5km sur le programme, et quelques autres entraînements plus courts. Ça me redonne goût à la natation.


Bain en mer par 14 degrés.

Ma ligne à moi !

Niveau course à pied je prends la semaine un peu plus relax, notant que mes périostes recommencent leur état critique où ils se plaignent à intervalles réguliers des chocs subits. Des séries plus rapides uniquement sur le sol mou en forêt, et quelques footings lents autrement.


Footing au bord de mer avec Jamie.

L’ambiance est joyeuse entre participants, et la nourriture excellente, apportant le soutien nécessaire à une bonne récupération et préparation de la suite. Petit triathlon le vendredi matin, effectué en teams, avant de prendre une demi-journée de pause et rentrer en car le samedi. Une semaine passe si vite ! Nous sommes déjà mi-avril, et après Porrentruy les compétitions démarrent, alors que la neige s’invite une fois de plus à Zurich…


Team TVO



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Camp d'entraînement aux Canaries

Une fois n’est pas coutume, j’ai profité des vacances de Nouvel-An pour démarrer le kilométrage vélo aux Canaries, délaissant le froid continental le 28 décembre. Arrivé sur place avec Jamie, et une fois l’AirBnB trouvé à la bonne adresse, c’est le coup de départ de 10 jours sportifs. Pour cela, rien de tel que le prologue, petite boucle de 30km droit au nord de Maspalomas.

Canaries
El Molino de Viento avec Jamie

Les jours se suivent et se ressemblent passablement ensuite, avec un fort accent sur le vélo. Dans la région, les tours sont souvent vallonnés, et plutôt venteux du côté de l’aéroport. Malgré le contre-la-montre, les moyennes sont moins impressionnantes qu’en Suisse. Entre 30 et 130km quotidiens, pour un total de près de 800km sur les 10 jours. Peu d’intensités, de par mon programme de saison encore lointaine, ainsi que dû à un mélange rhume/toux qui m’accompagne tout au long du séjour. Pas de problème pour rouler en endurance, mais à la peine dès que je tente d’accélérer la machine.

Étant triathlètes toutefois, la plupart des jours sont doublés, soit à la piscine soit en courant. Quel plaisir de nager dehors en piscine de 25m, où mes chronos sont bien plus rapides que dans l’éternel bassin de 50m d’Oerlikon… La température de l’eau externe chute toutefois au court de notre camp, de sorte à ce que l’on doive sortir les combis néoprène pour la deuxième moitié du séjour.

Après quelques jours, Silvan et Jan nous rejoignent et accompagnent (malgré quelques problèmes de livraison de vélo) dans nos tours quotidiens. Je m’habitue gentiment à un nouveau bike-fit de décembre qui me positionne bien plus bas sur la selle et les bras resserrés devant les genoux. Dans les descentes je m’en sors pas si mal, il y a de quoi s’exercer sur les virages aux Canaries ! Reste la route défoncée de la descente du Pico qui ne me convient pas sur guidon plat…

Canaries
Position basse sur le clm.

Seuls quelques petits intervalles à mon programme, suivre Silvan en montée sur 4x20min. La première est bien difficile, mais je tiens sur la durée. A pied c’est dans les pieds de Jan que je dois tirer plus fort ; les jambes semblent présentes, mais faut que la toux disparaissent pour sortir le grand jeu.

Canaries
Tour récup avec tout le groupe.

En résumé dix jours autour des 20 degrés, dans un environnement idéal pour s’entraîner. Certes probablement tôt dans la saison, mais j’espère que ça formera de bonnes bases pour le printemps.

Canaries
Beaucoup à manger!!
Canaries
Le groupe au sommet de "Muchos Rampos"



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Camp TVO Lanzarote

Alors que Jean-Claude et moi partageons souvent la grande majorité de nos entraînements, nos programmes se sont retrouvés presque opposés pour cette période de février et début mars. Alors qu’il avait l’année passée pu profiter du camp du TVO à Majorque, c’est moi qui me suis lancé direction Lanzarote avec notre club de Zürich cette année. Ne pouvant pas à cause d’obligations à l’ETH, Jean-Claude n’en est pas moins parti sur une île voisine avec papa et maman la semaine précédente. Ajoutant à cela le fait qu’il a été loin pour une conférence à Los Angeles la semaine suivant mon retour, nos entraînements communs se sont comptés sur les doigts d’une main sur presque un mois.

Mais je m’avance un peu trop, il en était resté dans son récit à ma jalousie lors de son retour et du fait que je l’ai amené faire une longue sortie vélo jusqu’aux abords des pistes de ski de fond de l’oberland zurichois dès son retour.

Sortie dans le froid à Zürich
Sortie dans le froid de Zürich: de retour du chaud pour Jean-Claude et avant de partir vers le chaud pour moi.

Deux jours plus tard, il s’agit déjà pour moi de récupérer sa valise et remplacer ses habits par les miens afin qu’elle reprenne l’avion dans l’autre sens. La semaine s’annonce glaciale en Suisse (ce sera au tour de Jean-Claude de jouer au jaloux et sortir à vélo par des températures négatives), et au contraire, parfaite pour le sport en extérieur sur les Canaries. La journée typique pour moi est une course à pied d’une dizaine de kilomètre, un vélo de 2h30-3h ainsi qu’une petite natation, souvent en décontraction (à l’exception d’un traditionnel 10x100 départ 1’30). J’essaie toutefois de varier autant que possible pour éviter notamment une blessure comme celle que Jean-Claude a eue en augmentant subitement son volume de course à pied à Majorque. Une légère crainte de le copier me trotte en tête à chaque petite douleur et je m’accorde ainsi de sauter la série sur piste du vendredi (rallongeant quelque peu le vélo à la place) ainsi que tous les footings « récup » de l’après-midi.

Entraînements de course:

Les petites folies auront été un long-run rythmé le samedi matin de 25km dans le vent ainsi qu’une course au KOM Strava sur le tour de la lagune devant l’hôtel ; manqué pour une seconde lors des 3x10’ du lundi, il m’a fallu aller le chercher le mardi matin vite-fait bien-fait avant de faire le check-out et quitter Lanzarote. 8’56 en 3’02/km de moyenne après une semaine de camp ; couché à plat ventre moitié sur le trottoir, moitié sur la route, il n’y a que le goudron qui peut deviner un sourire : la forme est bien là !

Entraînements alternatifs (principalement vélo et natation pour moi):

Mais au final, et on le dit jamais assez, le plus sympa dans ces camps d’entraînement, c’est de passer une semaine dans la bonne humeur avec un sacré groupe d’amis qui sont là pour la même chose que toi et qui partagent les efforts (98km de course, 369km de vélo sur des Cannondale en tiagra de l’hôtel, ainsi que 11km de natation en 50m extérieur) comme les moments de récupération (la bière sur la terrasse ou dans le sauna, les activés alternatives, les nombreux repas au Delphinos, et j’en passe). Mis à part un mal de gorge qui s’est propagé parmi nous tous sur les derniers jours, tout a été parfait pour moi ; à refaire une fois les deux ensemble avec Jean-Claude !

Sorties, apéros, selfies et autres:

PS: Et si, quand on croise Ronnie dans l'avion au retour, les copains soient plus rapides que moi à répondre à sa question de si on s'est bien entraînés en mimant des gestes de levées de coude, ou que ça le fasse rire d'apprendre qu'on va faire Zurich pour la première fois, et bien tant pis, ou tant mieux, c'est marrant ainsi.

Heatmap Lanzarote
Heatmap de mes parcours cap (en rouge) et vélo (en vert) générée par notre programme 3record: sur 8 jours à Lanzarote, on a presque exploré toute l'île!



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Camp d’entraînement à Tenerife

Alors que je suis de retour depuis une bonne semaine dans le froid arctique de Zürich, je prends l’occasion de vous raconter brièvement la semaine écoulée à Tenerife début février. Timing choisi pour ma part durant la pause entre la correction d’examens et le début des cours (où je suis assistant) à l’ETH. Valises déposées le lundi soir au guichet Edelweiss avant d’embarquer sur le premier vol, décollage 6h du matin.

Une fois arrivé sur place je prends le bus jusqu’à la résidence que nous avions louée, mais trop tôt pour récupérer les clés. Je monte mon vélo sur le parking, balbutie quelques connaissances d’espagnols (comprenez je parle en mots-clés italiens et tente de faire des gestes explicatifs), m’arrange pour laisser mes affaires à l’intérieur et monte sur le vélo pour un petit prologue. La température est agréable, mais le vent souffle fort, au bord de mer même quelques corniches de sable. Mais du bord de mer il n’y en a pas trop (juste l’autoroute), donc c’est parti pour 6km de montée suivi d’une route vallonnée toute en virolets qui me rappelle la région Tossa-San Féliu. Je me plante un peu dans le choix de descente (une route fréquentée en très mauvais état, avec des rafales de vent à 90° dans ma roue avant…) mais profite du retour pour une pause lunch au soleil. Pierre-André et Gianna qui volaient de Genève me rejoignent le soir et on s’installe dans le petit appart.

Mercredi matin petit footing matinal au réveil, suivi d’une sortie qui sera représentative de la semaine : départ dans les vallons, suivi de « oh ici il vente/pleut/xy », si on prenait l’autre route… celle qui monte au Teide. Ne m’étant pas bien renseigné sur la région je découvre que Tenerife est un seul volcan, dont les routes goudronnées passent en 30km du bord de mer à 2200-2300m d’altitude (suivi d’un téléphérique et du sommet à 3800m). Les routes sont en général en bon état (en particulier celles du volcan) et les automobilistes très patients et gentils avec les cyclistes. Notre moyenne est en général lente (très lente), de part la déniv ainsi que les petites courbes forçant à freiner et relancer fréquemment. On m’avait dit de compter en heure et puissance normalisée sur les îles mais je pensais pas autant. La température peut aussi baisser rapidement avec la prise d’altitude ainsi que le typique petit brouillard de nuages poussés par le vent de l’atlantique et bloqués contre le plateau du volcan.

Jeudi petit tour en plaine au vu de la pluie fine masquant le côté. Moi le tour un peu plus plat me plaît, contrairement à une seule longue montée jusqu’au volcan. En début d’après-midi une bosse d’environ 7km du bord de mer à 6-8% de pente. Je décide de la prendre rapide. Au bout de quelques minutes je me convaincs de monter jusqu’au village sans baisser d’efforts. Et une fois proche du sommet je me fais mal pour tenir, mais me réjouis d’analyser l’effort plus tard : 361W de moyenne (367W NP) sur 22min, et mon Garmin me prédit du coup une nouvelle FTP à 348W. Joli !

Premier petit plouf dans l’océan. L’eau est relativement chaude, mais on ne nage pas très longtemps.

Les journées passent vite ensuite, surtout lorsqu’on prend la voiture pour commencer le tour à un autre endroit que notre appartement. La jolie descente sur Valle de San Lorenzo, les montées jusqu’à Villaflor, deux fois la boucle du volcan côté sud forgeront le menu principal des sorties à venir, rythmées par la pause cortado et tranche de gâteau à un cafe/panaderia. Un petit jour de repos bienvenu pour ma cuisse qui semble arriver à la limite le dimanche (même si PA et Gianna ont d’autres notions du repos que moi. On a passé une bonne partie de journée à visiter la superbe région de Masca alors que j’aurais fait la sieste sur la terrasse de l’appart…). Toutefois très content d'être de nouveau à ce niveau d'entraînement, après une année 2017 passée à naviguer entre les douleurs...

Plus que quelques jours ensuite. L’occasion de remarquer que j’ai toujours les mêmes peurs de grandes lignes droites à haute vitesse, de s’entraîner un peu à mieux prendre les virages en descentes, et d’apprécier le fait que le vent se calme progressivement.

Je rentre à Zürich avec environ 40hrs de sport sur les 10 jours, principalement à vélo. Et des jambes de feu sur les entraînements à venir. Je dois me forcer à me retenir et éviter la surcharge le week-end droit après (bien que Daniel ait aussi la motiv et la forme sur notre escapade vers la neige de SanktGalle). La semaine qui suit je ressens la fatigue dans les cuisses, mais les jambes répondent présentes aux séries du mardi soir. Espérons que ça tienne !

Tenerife
Sankt-Galle im Schnee



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TDFO

Prologue vendredi soir

Après la SOLA du week-end dernier avec le TV Oerlikon, place cette fois-ci à un week-end de sport avec le Rushteam aux alentours d'Ecublens. Plus de trajets par conséquent pour nous, mais ça nous fera du bien de rouler avec pas mal d'intensités car si je suis confiant de ma course à pied, j'ai un peu plus de doute pour le vélo à l'iron (et la natation me direz-vous? pff, c'est un iron, tout le monde s'en fout...). Départ donc vendredi matin en jeans et contre-la-montre pour le bureau en cadenassant la bête dans le hall d'entrée de l'immeuble tant bien que mal à l'abri des regards indiscrets. Les commentaires des collègues fusent, que ce soit sur la position, le poids, ou la vitesse moyenne qu'il me faut tenir sur 180km; les paroles ne sont toutefois rien sans mettre les jambes à exécution; et cela commence le soir même par le prologue d'Echandens après un passage express à la maison depuis la gare pour déposer un sac que l'on ne veut pas mouiller au bord du parcours.

Le programme de cette année est exactement le même que l'année dernière et les parcours sont par conséquent tous vus, sus, connus. Le prologue est court, presque trop à mon goût, mais de toute façon l'écart ne se fera pas là. On arrive sur place tout juste pour voir Matthieu et Philip s'élancer et faire une fois le parcours derrière eux (enfin de très loin parce que ça va vite) en reconnaissance, notamment du dernier virage qui est relativement risqué avec la route mouillée.

Ne voulant pas beaucoup s'éterniser ni prendre froid à attendre, les départs sont quelque peu avancés et les trous des quelques désistements remplis par décalage des noms sur la liste. Ainsi, notre départ s'approche à très grands pas et bientôt me voilà parti pour cinq à six minutes d'efforts intenses. Démarrage fort mais en en gardant sous la pédale, bien tiré ensuite le faux plat descendant. Les jambes ne me semblent pas très bien répondre; pas grave, ce ne sera pas long. Petite montée pour atteindre Bremblens (sur les barres ou pas? allez oui ça passe...) et tentative de relance dans le village. Rester en position ensuite sur la redescente et voici déjà le dernier virage. Prudence! pas envie de tomber maintenant et pour le TDFO je préfère perdre du temps là que prendre des risques; freinage OK, virage easy, bref bien trop de marge vu que je ne dépasse même pas la moitié de la route à une seule voie dans laquelle le parcours nous emmène. Relance, ça me semble être tout bon pour bien finir. Quoique, ça c'était avant que les jambes ne me lâchent sur la fin de cette remontée qui me paraît pour le coup interminable et infernale. 8" de perdues sur Jean-Claude sur ces quelques hectomètres finaux d'après Strava et 20" au total sur Philip. Si on peut au mieux en mettre quelques-unes sur le vent qui se serait levé la moindre depuis son départ, il reste encore à s'améliorer d'un bout pour rivaliser.

Grosse étape pour le samedi

Sur un TDFO de trois jours, en général la grosse étape est celle du samedi. Le vendredi soir c'est du très court, tandis que le dimanche c'est essayer de manager la fatigue; et le parcours actuel ni coupe pas: Mollard et Mollendruz au programme, et même si le retour est long depuis le Mollendruz jusqu'à Bussigny, le peu de densité et de groupes après celui-ci impose une étape très difficile pour tout le monde (l'année dernière tout comme celle-ci).

TDFO 2017: peloton du samedi
Peloton Rustheam au départ du samedi.

Jusqu'au pied du Mollard, le groupe se déplace compact en formation plus ou moins neutralisée (au début officiellement, ensuite par la force des choses). Les esprits vont toutefois s'échauffer plus vite que les jambes n'auront le temps de le faire. Une ou deux petites attaques ou remontées au sein du peloton avant que je ne me retrouve seul en tête avec 15m d'avance, conséquence d'avoir tiré un coup fort avec l'objectif de montrer ma présence et calmer les adversaires. Je reste en tête la majeure partie de la montée, me retournant souvent pour vérifier le retour de Jean-Claude et Josué. J'ai envie de passer le sommet avec eux pour pouvoir tirer ensemble derrière. Après quelques hésitations, j'arrive à les emmener et nous partons à trois, l'occasion de forcer Philip à tirer derrière pour ramener.

La suite de la bosse sur Burtigny est dictée par Josué tandis que je reprends les commandes en direction de Gimel. Contre-la-montre presque individuel, je ne lésine pas sur l'effort au début pour rendre la tâche à l'arrière plus difficile. Jean-Claude, coéquipier de Philip, refuse logiquement de me prendre un relais. Josué finira par me remplacer en tête ensuite tandis que Philip nous rejoint finalement dans Gimel avec David et Giorgio. Presque ouf à ce moment-là parce que ça veut dire qu'on peut relâcher le rythme quelque peu et laisser les autres prendre le vent pour empêcher le retour de Joël ou Matthieu.

Mise à part la petite descente entre Saubraz et Bière où je passe devant (et pousse un peu Jean-Claude dans ses limites vu qu'il est plus craintif en descente), le pied du Jura se fait en groupe de six avec une bonne entête et un partage plus ou moins équitable des relais. Dès l'entame du Mollendruz par contre, David abandonne tout espoir de nous suivre et nous continuous donc à 5. Cela jusqu'à l'épingle où, comme l'année passée, je lance mon attaque en direction du sommet. A la différence de la dernière fois, Jean-Claude est directement dans ma roue et ne me laissera pas un centimètre jusqu'au sommet. Derrière, l'écart est toutefois fait et Philip n'est plus en vue. Il me faut donc continuer à tirer en solitaire et me coltiner Jean-Claude dans ma roue, le jeu en vaut la chandelle. Je me sens bien sur mon petit prolongateur du vélo de route et me lance ainsi dans le faux-plat descendant sur Vaulion. A cet instant, rien ne m'arrête, ni le vent, ni la pluie (ni la grêle?), ni les projections qui limitent sensiblement la visibilité. Un petit regard en arrière au milieu de l'averse pour prendre les S de la route en forêt au mieux me fera remarquer que Jean-Claude n'a pas tenu la roue; plus prudent, ou moins confiant, selon auquel de nous deux vous demanderez. C'est parti donc en solitaire. Fin de descente malgré tout relativement calme dans les virages (selon moi) et dégustation d'une petite barre énergétique quand le 50-12 (la 11 ne passe pas bizarrement) ne me permet plus de pédaler confortablement. Jusqu'à la Chaux je me sens extrêmement bien et continue sans me retourner pensant finir seul si possible. Au début de la montée, une douleur dans l'arrière cuisse gauche me rappelle la moindre à l'ordre et je décide par conséquent de prendre la bosse un peu plus tranquille. Pareil pour la redescente sur Cossonay avec un autre petit gel d'avalé pour la route afin de reprendre des forces avant le retour sur Aclens. Les muscles des jambes sont rentrés dans l'ordre et même si la fraîcheur n'y est clairement plus, le rythme est toujours bon. Au giratoire, j'apperçois Jean-Claude pas loin derrière et devrais consentir dès là à un effort supplémentaire pour conserver mon avance jusqu'à l'arrivée. Très content de mon étape, un parcours comme je les aime et une belle dynamique dans l'ensemble.

Et comme le TDFO n'est qu'un entraînement pour nos triathlons, nous enchaînons avec Jean-Claude avec ce que tout bon cycliste se refuserait pour suivre les règles: une petite course à pied. J'avais lancé l'idée mais après pas moins de 300m c'est déjà Jean-Claude qui est nettement plus motivé que moi. Il faut me faire violence mentalement pour ne rien dire et conserver le tempo. Ni une ni deux nous voici de retour à Moulin de Choc, mais Jean-Claude trouvant cela trop court, il nous fait partir en direction de Vufflens-la-Ville. Les voies de chemin de fer nous empêchent alors de couper court et nous irons donc jusqu'au bout. Le retour au bord de la Venoge est plus difficile; quelque peu tortueux, voire même sacrément boueux (j'ai même dû poser main à terre pour me rattraper d'une belle glissade). Une montée nous force à marcher sur un bout; heureusement que nous l'avons fait d'ailleurs, car la fringale n'est pas loin dans les chemins de campagne qui zigzaguent autour du refuge de Bussigny. 8km plus tard nous retrouvons avec grand plaisir nos accolytes de "ballade" et pouvons nous poser sur le goudron pour reprendre nos esprits (ainsi que tirer les débuts de crampes qui nous guettent tous deux).

Contre-la-montre final du dimanche

L'objectif du dimanche est clair: le contre-la-montre final avec l'envie d'enfin réussir à battre Philip sur un effort individuel; rien ne sera moins facile par contre mais j'ai l'espoir de pouvoir le faire cette année.

TDFO 2017: peloton du dimanche
Peloton Rustheam avant le départ du dimanche.

Avant cela, il nous faut faire ce qui ressemblerait à une étape de transition ou de bordure sur un grand tour cycliste. Des petites boucles dans la région de Bavois, où vent, pluie, et autres obstacles, viennent toujours mettre un peu de piment dans ce qui est une étape des plus faciles sur le papier. Comme la veille, le rythme au départ est agréable me semble-t-il. Je prends les commandes en direction d'Orbe après la déneutralisation d'Orny, mais sans forcer en laissant quelques échappées au début et en profitant surtout d'un bon gros vent de dos. Passage des voies dans Orbe avec grande prudence et attente de la reformation complète du groupe. Je continue ainsi jusqu'à Mathod me sentant bien à l'avant. C'est Jean-Claude qui viendra me prendre un relais ensuite pour la traversée direction Ependes où Philip nous placera une belle pique pour réveiller le peloton. Matthieu et David ont su vite sauter dans sa roue tandis que derrière c'est plus la débandade pour savoir qui pourra prendre quelle position. Après un petit moment, je me décide à ramener et profiterais d'un refus des deux plus jeunes d'aider Philip dans sa tentative pour faire la jonction. Le groupe s'est bien réduit malgré tout dans l'opération et le rythme bien changé également. La prochaine attaque viendra du même Philip sur la légère remontée sur Orny même si moi-même ainsi que d'autres étaient également prêts à mettre quelques dents en plus à ce moment-là. L'accélération était même si attendue qu'elle ne sera que de courte durée bien que suffisante pour perdre Gilbert et Joël. Dans Orbe, les mésaventures entamées par le reste du groupe Rushteam un peu plus à l'arrière (chute pour Cendrine ainsi que multiples crevaisons) seront reprises par notre groupe également (chute de Josué et crevaison de Matthieu). On se regarde la moindre avant de partir à la chasse de Philip qui semble décidé de continuer. Il pleut bien fort à cet instant du parcours forçant quelque peu à plus de calme et de concentration; sans que cela n'empêche bien évidemment que la montée sur la caserne de Chamblon ne se prépare. Jean-Claude donnera le tempo tout du long, lâchant les membres du groupe à l'usure tandis que moi je m'efforce de rester dans sa roue. Au sommet, il fait froid (et je me rends compte que j'ai oublié la veste à la maison alors que j'étais sûr de l'avoir). Les poursuivants arrivent un par un au compte goutte pour ceux qui ne sont pas annoncés de retour direct à la maison par Whatsapp. L'étape aura laissé ses traces.

TDFO 2017: arrivée à Chamblon
Arrivée à Chamblon dimanche midi sous la pluie.

Pour les survivants, il reste le contre-la-montre traditionnel Yverdon-Bussigny même si l'envie n'y est pas vraiment. Le transfert est plutôt long à force de détours à travers les champs; les tremblements de froid des dents et des bras sur le vélo ni aidant en rien. Heureusement la pluie a cessé et reprendre la route va me réchauffer gentiment. Moi qui pensais pouvoir faire des pointages réguliers en partant tout dernier devrais toutefois me contenter de voir une ou deux très rares fois Jean-Claude devant mais jamais Philip. Il me semble pourtant rouler bien fort sur ce début de parcours, malgré des sensations plutôt moyennes. Dans la montée de la Sarraz je croise Josué puis Judith mais toujours pas de Jean-Claude en vue. Dans la descente sur Golion, je me sens pour une fois bien sur les barres et peux ne quitter la position aérodynamique que lorsque j'ai eu à faire un dépassement de voiture (si si!). Quelque chose me dis pourtant que je n'aurais pas un gros temps à l'arrivée et cela sera confirmé par les résultats: 1'40 de retard sur Philip, une belle rincée. D'après nos pédales respectives j'ai pourtant mis nettement plus de watts; une erreur de calibration, un artéfact de la mesure avec mon pédalier ovale, un impact du matériel, une différence de position, une mauvaise gestion de l'effort, ou un mélange de beaucoup de facteurs? Que sais-je? Cela me laissera perplexe certainement encore quelques jours. Il me faudra également, je pense, encore plusieurs sorties avec des intensités du genre des 3x20' pour avoir complètement confiance dans mes capacités à vélo avant l'ironman. Mais c'est aussi pour cela que j'ai envie de finir par un grand merci à tous ceux qui ont partagé ce week-end avec nous, avec un mot particulier à Philip pour l'organisation et Gilbert pour les grillades du dimanche soir. C'était très intense mais très sympathique et sans aucun doute très utile pour l'entraînement de tous.

TDFO 2017: contre-la-montre final
Arrivée du contre-la-montre final.



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Camp Porrentruy

Bien reposés pour une fringale

Porrentruy 2017: Ferrette
Montée sur Ferrette lors du trajet aller pour Porrentruy.

Partis à Barcelone pour un week-end de visite et repos avec les copains la semaine d'avant, nous partons à Porrentruy avec un niveau de repos rarement atteint depuis quelques temps avec Jean-Claude (les initiés du PMC diront que notre TSB a sky-rocket sur le milkyway 3record). Pas de quoi s'effrayer pour autant, 4-5 jours de camps suffiront sans aucun doute à le faire redescendre à des valeurs normales voire même bien négatives. Et on commence bien fort avec un aller à vélo comme l'année dernière. Zürich-Porrentry, 140km au programme et la couleur qui est annoncée dès le début: beau vent de face en sortant du bureau sur le coup de midi et celui-ci va nous accompagner sur tout le trajet d'après le prognostic meteosuisse. Prognostic qui malgré tous nos espoirs ne se trompera pas. Il fait beau, au moins cela, mais le traffic entre Zürich et Bâle nous use à la longue. Arrivés en Alsace les forces nous manquent déjà la moindre, Jean-Claude me laisse faire une plus grande part devant et chaque colline se transforme en montagne qu'il faut vaincre. Je mange comme je peux, fais goûter à Jean-Claude une barre isostar reçue quelques jours avant, et finis par m'arrêter à une fontaine marquée non-potable pour avoir une petite pause. La montée sur Ferrette qui s'en suit passera contre toute attente plutôt bien en offrant un peu de changement, tout comme Jean-Claude qui me semble reprendre un peu plus de vie. De retour en Suisse, à Miécourt, la fin est proche... mais la fringale aussi. Je ne suis plus très frais mais Jean-Claude l'est encore moins; lui qui vient de manger un farmer, me quémande une barre et finira à la coop pronto acheter du thé froid et des biscuits ovomaltine pendant que je m'arrête au postomat sortir du cash pour le week-end.

Porrentruy 2017: ovo fringale
La fringale est proche quand les biscuits ovo dépassent de la poche. Mais au moins la couleur passe bien avec le maillot Rushteam !

Seuls à la ferme, on entre et se douche comme des habitués des lieux (ce qu'on est depuis le temps). Mais l'ambiance n'est pas très détendue et la gorge presque serrée: nous qui partons sur un ironman sommes pourtant assommés par un 140km à deux en début de camps. Goups, ça va être dur.

Quand Matthieu et Carine arrivent, voir du monde que l'on connaît nous fait l'effet d'une claque. Ni une ni deux, on trimbale les stocks de nourriture du coffre jusque dans la cuisine et ne résiste pas à la proposition d'une petite course à pied "pour détendre les jambes". C'est ça les triathlètes, ils sont mauvais dans tous les sports, mais ils ne s'arrêtent jamais.

Les bosses pour bien commencer

Le vendredi matin, on commence une fois n'est pas coutume par la natation (Matthieu et moi ayant changé l'ordre du programme en espérant profiter du beau de l'après-midi pour rouler au sec). Encore frais, la pyramide 100-200-400-200-100 passe plutôt bien pour la majorité. Je tourne moi en 1'13/100m avec une bonne régularité et la satisfaction de gagner quelques secondes par rapport au bassin de 50m de Oerlikon et ses dépassements inévitables. Les faiblesses de la veille sont déjà oubliées et je suis prêt à remettre l'ouvrage sur le métier (ou les fesses sur la selle) pour un tour dans les bosses jurassiennes.

Programme: Rangiers - Delémont - Moutier - Glovelier - Rangiers; plus de 100km avec quatre belles bosses, on commence fort ! Et en plus ça s’excite au moindre petit bout de dénivellation. Dans les Rangiers, on donne le rythme avec Jean-Claude au début avant que David et Philip ne viennent nous titiller. Finish au sprint avec Jean-Claude. Philip et Jean-Claude remettent ça sur la deuxième bosse pour passer dans la vallée de Moutier, et j'ai toute la peine du monde à tenir la roue. La pression ne se relâche pas dans la vallée où le groupe roule de plus en plus fort. Encore et toujours le même Philip qui essaie de nous poser dans la troisième montée et moi qui relance avec Jean-Claude dans la roue. Pour finir, les Rangiers auraient presque pu se faire au train en discutant la moindre si Philip n'avait pas lancé une attaque sanglante au deux-tiers. Bref, une belle sortie comme on les aime, qui plus est suivie de 6km rythmés à pied. Une chose est sûre, la deuxième nuit a mieux passé que la première.

Porrentruy 2017: groupe Rushteam
Groupe Rushteam au départ vélo.

Coureurs que nous sommes

Après ce bon début rallongé sur le vélo pour profiter du beau temps, nous décidons le samedi de miser plutôt sur la course à pied avec un vélo plus facile et un long enchaînement; la longueur dépendant des envies et idées de chacun mais nous y reviendrons plus tard, car d'abord c'est piscine. Programme simple: pyramide inversée par rapport au samedi et rallongée à la place de raccourcir les temps de départ. Ca nous donne 500-250-100-250-500. Encore une fois, très bien passé pour moi en tournant autour des 1'13-1'14/100m. Pourtant, deux fois 5km en deux jours, ça faisait un moment que ça ne m'était plus arrivé.

Pas grand chose à dire sur le tour vélo. 75km environ à un bon rythme régulier mis à part les panneaux de Porrentruy où la tradition doit être perpétrée. L'objectif du jour est de tester une longue transition à pied. Si certains voient par là 2h et 25km (oui je pense à David et Matthieu), moi je pensais faire 20km proche de l'allure marathon, ie. liquidé en moins d'une heure et demie. Pas beaucoup plus de motivés que Jean-Claude, sans surprise, mais ça me fait déjà plaisir qu'il soit là sachant comment sa cuisse lui pose toujours problème; espérons qu'il tienne jusqu'au bout. But: 4'15/km (pour 3h au marathon). Easy? à voir. Faisable? sans doute. Pas le temps de dire un mot que nous voilà lancés le long de la rivière, le rythme rentre gentiment et la montre indique plutôt 4'05 que 4'15. Ca me va aussi, même si je vois Jean-Claude regarder le temps relativement souvent. Après 5 à 6 kilomètres, le tempo est plus difficile à tenir et Jean-Claude est bien loin dans son monde quand je lui dis de faire attention à un automobiliste qui va visiblement couper le trottoir sans prendre garde à deux fusées. Frayeur passée, mais c'est pas bon signe pour les 15km restants me dis-je à ce moment-là. Néanmoins, c'est le contraire qui se produira, Jean-Claude reprend du poil de la bête après la patinoire le long de l'autoroute tout comme moi qui arrive soudainement à respirer plus calmement. Une petite pause de 10s pour rattacher un lacet ne parviendra pas non plus à couper notre rythme et c'est sur notre lancée que nous voyons Alle défiler et le retour sur Porrentruy s'approcher bien plus vite que prévu. Un petit détour dans la ville plus tard, nous sommes à 4'00/km de moyenne et à 16km déjà. Mon seul soucis et une petite irritation à l'entre-jambe à droite parce que j'ai eu la mauvaise idée de ne pas mettre de sous-vêtement. Tenir le tempo me semble presque facile à l'instant et je pourrais le faire encore plus longtemps aux sensations. Petite accélération sur le dernier kilomètre juste pour la forme et un gros sentiment de rassuré qui me traverse. Si je ne suis pas rouleur dans mon esprit, le rythme marathon qu'il faudra tenir cet été ne me fais pas peur. Tous ces longs entraînement des 12 mois passés avec le TV Oerlikon et les préparations semi-iron avec le Rushteam ont fait de nous des coureurs d'endurance (ce qu'on était déjà plutôt taillés pour mais pas autant habitués au long).

Eviter la pluie

Principale motivation pour le changement de programme: éviter la pluie. Dimanche matin, il pleut justement mais nous sommes à la piscine à ce moment-là. L'enchaînement des jours a laissé des traces, tout comme le "footing" de la veille. J'ai l'impression que les forces me manquent pour les sprints de cet entraînement pourtant bien plus court que les deux précédents. Pas l'envie non plus de me donner au water-polo qui conclut nos sessions à la magnifique piscine des Tilleuls de Porrentruy. J'ai juste envie de tourner les bras tranquille avec très peu de battements mais une bonne traction. L'occasion de demander à David de regarder le style et faire des commentaires (que j'apprécie toujours énormément, et essaie d'appliquer du mieux que je peux).

Malheureusement, la pluie n'a pas vraiment cessé à notre sortie du bassin. La proposition vient alors de faire une sieste après le dîner et repousser d'une heure le départ à vélo. Si en partant, l'impression dominante est celle dormir encore, la route a presque séché et plus aucune goutte ne tombe. Et puisque ces derniers jours se sont bien déroulés, on prend les mêmes (plus Josué qui a récupéré de sa crève) et on recommence pour tirer les montées, relais à plat ou encore panneau Porrentruy. Pas un très grand jour pour moi niveau sensations mais pas un trop mauvais non plus. On saute malgré tout unanimement la transition course à la fin du vélo; je ne suis à priori pas le seul à être fatigué.

Rushteam vs GS Ajoie

Finalement, le lundi matin a lieu la rencontre Rushteam - GS Ajoie, ou "choc des titans" comme j'aime bien l'appeler. Sortie toujours très plaisante mais avec une tension certaine. Une vingtaine d'orange se déplacent de la ferme sous la direction de Gaby et Stéphanie en maillots verts GSA vers le rendez-vous au centre de Porrentruy où certains nous attendent déjà tandis que d'autres cyclistes sortent de chaque coin de rue à notre passage; comme si toute personne ayant un vélo de route dans le village ne manquerait pour rien au monde l'occasion de gommer mentalement les remords de tout ce chocolat ingurgité à Pâques. Quarante cyclistes qui s'élancent finalement en direction de Rocourt et St-Hyppolyte pour rejoindre le Doubs avec pour difficile tâche de montrer qu'on est là mais ne pas trop tirer pour ne pas faire exploser l'arrière du peloton, rester avec la tête aussi souvent que possible mais ne pas esseulés ceux qui pourraient avoir plus de peine ou des problèmes techniques à l'arrière, tirer fort devant pour ne pas être celui qui fait baisser la moyenne mais simultanément se réserver pour la montée finale sur Montvoie. Quand on dit que rouler en peloton est une question de technique... Celle-ci a très bien été gérée par nos collègues jurassiens je dois l'avouer jusqu'à Rocourt et même jusqu'au Doubs (même si j'ai fait la descente en tirant derrière après avoir aidé Gianna à recoller le groupe).

Porrentruy 2017: Rushteam-GSA
Rassemblement Rushteam-GSA: ça en fait des cyclistes pour un lundi matin.

Les esprits échauffés finiront toutefois par l'emporter en sortie de St-Hyppolyte. Petite remontée, des replacements stratégiques dans le peloton et une tentative d'échappée créeront une cassure qui ne se refermera plus jusqu'à la fin; et les dés sont alors jetés, plus de raisons pour personne d'attendre, il faut juste montrer qu'on a les cuisses pour appuyer ses relais. L'effort augmente sensiblement et les pulses aussi sur cette partie qui était sensée être plate et facile avant la montée. Tirer devant demande de gros sacrifices et se remettre dans les roues après son relais est parfois encore plus pénible. Peut-être la raison pour laquelle les cyclistes conseillent de ne pas rouler jusqu'à épuisement devant? mais elle est où leur fierté à ces cyclistes? La nôtre en tout cas a offert un KOM de groupe sur le segment entre St-Hyppolyte et Glère, où la montée pour Montvoie débute. Juste le temps pour moi d'ouvrir la grosse veste d'hiver avant de s'attaquer gentiment aux choses sérieeuuu... BAM! Le temps de relever la tête, un Ajoulot est déjà parti loin devant avec Jean-Claude en chasse. Je monte un peu les watts quand un autre jurassien me passe, bien qu'il coupera l'effort assez vite avec un hochement de tête digne de quelqu'un qui regarde désespérément s'envoler Cancellara sur les pavés de Paris-Roubaix. Oui mais voilà, moi qui avait presque laché, il me faut maintenant rejoindre la tête relativement vite. Notre fusée du départ se retourne déjà bien souvent mais est-ce parce que les forces manquent ou pour nous attendre? Jean-Claude le rattrape gentiment et j'aimerais bien être avec au moment de la jonction s'il s'agit du deuxième cas de figure et qu'ils se mettaient à rouler ensemble. Un kilomètre plus loin, c'est tout bon avec une jonction à trois et je peux ainsi me remettre dans un rythme soutenable. Je mène alors souvent, régulier, sans être facile (ie. 340-350W au compteur); mais je ne suis pas là pour faire des attaques. Jean-Claude s'y amusera pour nous tous au désespoir de notre compagnon qui finira par lâcher prise. L'occasion pour Jean-Claude aussi de prendre la victoire au sommet en restant dans ma roue depuis le village. J'ai juste envie de me plaindre en arrivant en haut avant de me rappeler que je lui avais dit que c'était le jeu lorsque la situation inverse lui était arrivée à un sprint de panneau. Très content de ma montée donc, et de ce week-end avec le Rushteam dans l'ensemble.



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Camp Eitzinger en Andalousie

But du camp

Comme annoncé sur le plan de saison, nous sommes partis pour une semaine avec un groupe de 18 personnes du Rushteam pour une grosse semaine de vélo en Andalousie, organisée par Eitzinger. Le but étant de former une bonne base kilométrique permettant d’attaquer ensuite la préparation spécifique dans les trois derniers mois menant vers l’iron de Frankfurt. En particulier arriver proche des 1000km de selle, avec peu d’intensités, et quelques belles transitions càp derrière. Après une belle charge en course à pied à Majorque avec le TV Oerlikon pour ma part, j’en ai malheureusement subi les contrecoups sur les semaines suivantes avec une petite mais bien gênante contracture sur la cuisse gauche. Malgré tous mes efforts de massage, pause et décontraction compex, bains et stretching ça ne part pas vraiment. Sur le vélo ça devrait toutefois aller. Le dernier but est déjà raté.

Mojacar 2017: groupe Rushteam
Groupe Rushteam du premier dimanche.

Arrivée au soleil

Samedi matin départ de bonne heure pour prendre l’avion direction le soleil. Et si le trajet (notamment en car depuis Alicante vers l’hôtel à Garrucha) me paraît bien long, je suis tout excité d’arriver sous le soleil chaud espagnol. Une fois les vélos récupérés et directement échangés pour une taille supérieure, direction le nord le long de la côte pour un prologue groupé Rushteam. Les routes sont relativement bonnes, la circulation quasi-inexistante, le terrain un poil vallonné, ça annonce une belle semaine !

Seul bémols, le spa de l’hôtel est super compliqué, et la cuisse fait effectivement toujours mal pour ma seule vraie càp du camp : 6km en mode sénateur. Je m’organise alors un massage et le reste de la récup se fera au compex et à la clara.

Mojacar 2017: Pause coca à Bedar
Pause coca à Bedar.

Avant l’arrivée des autres collègues Eitzinger un deuxième tour Rushteam est au programme, avec à nouveau le beau. Et tout de suite le ton est donné pour le reste du camp : des sorties pas forcément très longues, mais en faisant bien du dénivelé, et un test FTP lors de chaque montée. Ben on dirait que quelqu’un veut me faire rater mes deux autres objectifs de camp… D’autre part j’ai de la peine à me remettre à l’aise dans les portions descendantes, en particulier le vent ou le gravier sur la route me fait peur.

Im Gruppä feuf faro

Le lundi les renforts débarquent et nous sommes plus que Daniel, Matthieu et moi-même dans le groupe 25+. Le groupe s’étire parfois, se plaint de temps en temps, et petit à petit trouve son rythme de croisière où les plus puissants dont nous faisons les trois partie se permettent de se faire plaisir (comprenez souffrir) dans les côtes relativement fréquentes avant d’attendre au sommet, de faire les descentes plus ou moins ensembles (où je préfère le rythme serein des descentes un poil plus techniques avec bonnes routes que les lignes droites rapides ou les routes plus gravillonneuses) et de laisser les plus forts prendre le vent dans les faux-plats (y’a pas de plats).

Mojacar 2017: Représentants orange du groupe 5
Représentants orange du groupe 5.

A chaque fois ça sera de la montée en matinée, une pause midi au coca/sandwich après environ deux-tiers du parcours et un retour « tout en descente » l’après-midi. Jamais vraiment regardé les infos du parcours, on roule avec et se fait plaisir.

Au fil des jours on expérimente aussi avec notamment :

  • Une bosse à 30% après passé 100km de sortie. Ça pique dans les jambes simplement pour rester sur son vélo. Quelque chose comme 350W pour <10km/h pour les connaisseurs !
  • Des discussions avec des Suisses-allemands qui connaissent nos collègues du TV Oerlikon (entre autres un haut responsable Adidas Suisse) via différentes personnes et étaient informés de notre venue (on est connu dans le triathlon…).
  • Beaucoup de retours sur Ironman, autant bien de ceux qui me font penser que sub9 c’est ambitieux que d’autres qui paraissent plutôt rassurants de ce point de vue. Au final j’en ai tiré que chacun doit faire sa propre expérience sur un effort tellement différent d’un triathlon habituel, et que les conditions du jour de course peuvent influencer fortement le résultat chronométrique. Mon but à moi n'a lui pas changé.
  • Des moqueries sur les accents allemands, surtout la prononciation de Auto (euto?), heute (huttä?), morgen (moru?) et fahren (faro?).
  • Une photo par jour sur Strava (pas 100% sûr d’avoir tenu ma promesse, mais j’ai fait de mon mieux).
  • Un bout de moins bien, avec les jambes qui peine à répondre, la tête qui fatigue un peu, et le travail mental qui va avec.
  • Deux sommet de cols lors de la Königsetappe à 4°C, ça change des 18-20°C du reste de la semaine.
  • Les premiers 10km de l’étape reine en plus d’une heure (sur pépins mécaniques), mettant la pression sur Sascha (notre moniteur) se demandant déjà si on rentrera de nuit.
  • Une moyenne à quasi 32km/h le jour tranquille, le seul jour avec une faible dénivellation aidant.
  • Du vent à décorner les bœufs le dernier jour, et ma peur de la chute d’il y a une année qui est ressortie.
  • Le passage répété des 1000W de Matthieu décidemment bien en forme.
  • Les attaques de Phil et Arnaud en montées qui n’étaient pas en reste non plus.
  • Les relais de Daniel à faire sauter ses camarades tel Cancellara dans les grandes Classiques.

Les à-côtés

Si on a souvent roulé à trois du Rushteam entourés de Trek et autres Suisses-allemands, le groupe Rushteam a tout de même formé une excellente ambiance toute la semaine, à se raconter le soir autour d’une clara les aventures de la journée, partager un plouf en mer, une petite séance de natation le jour de repos, une grosse séance de tapas le même jour de repos, quelques bières chez le Belge, une paella à Garrucha, des explications de Milky Way tant qu’il y a de chiffres négatifs dans le graphe, des noms de villages espagnols déformés à la romande, et tant de choses qu’il est presque impensable de tout raconter sans l’avoir vécu. C’est aussi pour ça finalement que le camp fait tant plaisir.

Natation en mer
Natation en mer.

Cette année j’ai été certainement plus raisonnable que je n’aurais pu l’être il y a quelques temps, avec presque pas de course à pied pour tenir ma cuisse à l’abri d’une blessure plus grave, aucun éveil matinal, que peu de natation, et des nuits de sommeil bien remplies. Ça m’a permis de passer des heures de selle de qualité, et j’espère en tirer les fruits tout bientôt.

Porrentruy approche rapidement, et ensuite les courses de préparation débuteront avec les 20km de Lausanne. J’ai quelque peu hâte aussi de reprendre la course à pied sérieusement, et d’en finir avec la plus longue pause sans compétitions dont ma (courte ?) mémoire se souvient.

Florilège des meilleures photos

Mojacar 2017: Groupe Rushteam du prologue
Groupe Rushteam du prologue.
Mojacar 2017: Jean-Claude et Cendrine au prologue
Jean-Claude et Cendrine au prologue.
Mojacar 2017: Jean-Claude et Cendrine au prologue
Jean-Claude et Cendrine au prologue.
Mojacar 2017: Daniel à la montée
Daniel à la montée.
Mojacar 2017: Paysage depuis Mojacar
Paysage depuis Mojacar.
Mojacar 2017: Sommet de la montée à 30%
Sommet de la montée à 30%.
Mojacar 2017: Montée à 30%
Montée à 30%.
Mojacar 2017: Plage de la pause midi
Plage de la pause midi.
Mojacar 2017: Paysage depuis Mojacar
Paysage depuis Mojacar.
Mojacar 2017: Jean-Claude à vélo le jour de repos
Jean-Claude toujours à vélo... même le jour de repos!
Mojacar 2017: avec Sascha, monitor du groupe 5
Avec Sascha, moniteur du groupe 5.
Mojacar 2017: Groupe 5 renforcé pour l'étape reine
Groupe 5 renforcé pour l'étape reine.
Mojacar 2017: Plage d'Agua Amarga
Plage d'Agua Amarga.
Mojacar 2017: Plage d'Agua Amarga
Plage d'Agua Amarga.
Mojacar 2017: Plage d'Agua Amarga
Plage d'Agua Amarga.
Mojacar 2017: Route pour Carboneras
Route pour Carboneras.
Mojacar 2017: Plage d'Agua Amarga
Plage d'Agua Amarga.
1 commentaire
grrrrrrrrr
par David le 04-04-2017 à 17:10


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Majorque avec le TV Oerlikon

Une semaine de course à pied

Pour une fois, et comme annoncé précédemment, je me suis retrouvé en camp d’entraînement avec des coureurs, et non des triathlètes. Objectif de la semaine était d’arriver largement au-delà des 100km sans blessure (et pour Daniel resté en Suisse de battre son record sur 10km, c’est chose faite).

Vendredi soir (17 février) donc, dépôt des bagages à Zürich pour un vol tôt le samedi matin, et première bière avec Hervé et Martin en attendant Lutz qui nous rejoint aussi pour dormir à Kloten. L’ambiance est déjà bonne, no stress, et samedi de bon matin on retrouve encore la majorité de nos compagnons d’aventure pour un vol rapide nous menant vers le soleil majorquin. Transfert vers Port d’Alcudia et premier footing de 14km avant de recevoir nos clés de chambres. Il fait chaud (mais quand même pas les 32° affichés par le thermomètre de la pharmacie en plein soleil), un petit vent, et une belle mer (mais toute la plage est en travaux). Rubén en passant mentionne un segment strava, tout le monde en rigole et je serai le seul à me lancer (comme souvent dans la semaine, les Welsch sont plus propices à ce genre de paris…). Celui-là sera au fait faussé parce qu’en zig-zag et les records sont passés tout droit à côté du chemin.


Panorama vers Cap Formentor (clic sur une image pour ouvrir en grand).

14km dans les jambes, un petit dîner léger et redépart en soirée pour un footing de récup explorant le départ des trails qu’Iwan aimerait bien tenter.

Dimanche, DL1-2 au programme. Lors du footing on discute sagement et le rythme à l’avant accélère et fait souffrir quelque uns, on me fait la remarque, « c’est un DL1, pas si vite », et je leur apprends ne rien connaître à ces mentions. DL pour DauerLauf ou footing je savais, mais que RDL c’est régénératif, DL tout cours un footing normal, DL1 et DL2 dans des zones gentiment plus rapides, HM HalbMarathon pace, MI Mittlere Intensität et HI High Intensität je connais pas encore. Et encore moi à quel rythme ça correspond pour moi. « Für Besse-express heisst’s einfach vorne laufen »

Récup et vélo à tout va

L’après-midi excursion à la piscine, qui se retrouve être fermée le dimanche. Quelques longueurs dans celle de détente chauffée de l’hôtel. Alors que les autres se réjouissent de phases de détente et récupération, moi je me retiens de ne pas trop en faire, tout en pensant aux camps de triathlon remplis de 5h de vélo durant la journée avec à peine assez de pause pour manger rapidement.

Lundi le groupe de 13 est complet. La semaine sera composée de journées intercalées de récup active et d’intensités. La météo est idéale pour les 3x10 minutes du matin le long de la lagune. J’ai tendance à partir un peu vite comme d’habitude, mais les jambes répondent bien et je les tourne en moyenne en 3’18-3’16-3’14 au kilomètre. De retour à l’hôtel le plouf dans la piscine (non-chauffée) fait du bien aux jambes.


Excursion vélo

L’après-midi on loue des vélos pour aller visiter le Cap de Formentor, un phare situé au bout de l’île avec une très belle route y menant. L’occasion pour moi de prendre les relais dans le vent et mener le train de belle allure dans la plaine, et de me faire plaisir dans une petite montée supplémentaire sur le côté du parcours ainsi qu’avec la GoPro. Et de retourner aussi chercher celles qui voulaient faire demi-tour quelques kilomètres avant la vue magnifique.

Mardi rebelotte un tour à vélo de 80km. Au programme la montée régulière de 10km sur LLuc. Au départ un groupe d’une vingtaine de jeunes anglais nous dépassent et je m’accroche. Puis ça saute de toutes parts et je me retrouve avec les 5 premiers lorsque deux (dont un avec le maillot de champion du monde) attaquent férocement. Quelques centaines de mètres à 30km/h en montée et je lâche aussi à un bon kilomètre du sommet. Le retour est d’abord vallonné, puis descendant vers Pollença où l’on dîne au café (le club sandwich avec frites contenait sûrement plus de calories que nécessaire pour toute la journée) avant de retourner vent dans la gueule sur l’hôtel.

Le soir course à pied récup 9km avec un peu de progressif sur la fin, ainsi qu’une séance de renforcement dans le parc avoisinant.

Excursion sur piste


Séance sur piste à Manacor.

Mercredi, séance sur piste à Manacor, dans le fief de Nadal. Des installations de sport de luxe, avec non seulement tennis et foot mais aussi vélodrome en béton et piste de tartan (un 400m comme normal ainsi qu’une ligne droite en montée). Au programme une pyramide inversée 2000-1600-1200-1200-1600-2000. Les temps annoncés au départ semblent bien ambitieux (partir en 3’10 et progresser vers 3’00), durant la série ça sera plutôt 3’15-3’10. Sami et Rubén enchaînent les premières moitiés, alors que je m’assure de finir dans un bon rythme. Lutz s’accroche mais avec plus de peine. Puis deux tours en plus pour aider les autres finissant leur travail (c’est aussi ça les romands), un photo-shooting rapide et la récup pieds nus dans l’herbe.

Premier entraînement pour ma part où les sensations n’y sont pas vraiment. Les périostes me tirent un peu, la machine a un peu de peine à se remettre en marche, et le vent des sorties vélo m’a laissé un rhume et léger mal de tête. Pas bien grave surtout sachant que c’est la première séance sur piste de l’année et que j’ai 65km de course dans les jambes en 4 jours. Mais Rubén notera que ce niveau n’est pas celui qu’il avait au moment de passer sous les 32’ sur 10km.


Séance sur piste à Manacor

Après un dîner en ville, visite de Calla Rojada par un petit footing à selfies de 5km en 1h le long de la mer et un dîner Royal avec une épaule d’agneau aussi grosse que succulente.


Selfie !

Jeudi arrive et les jambes sont lourdes le matin au réveil. Footing à jeun prévu dans le parc environnant qui est malheureusement fermé, et dont le surveillant nous surprend sautant sur la barrière… ça sera donc le long de la petite forêt et vers la plage. Pour une fois je suis sagement dans les pieds et pas à tirer devant, versteckt. Ça me vaudra quelques commentaires… L’après-midi piscine, 3km en glisse dans une 25m (ça paraît court par rapport à Oerlikon), et aussi ping-pong, chaises longues et bronzage : le mauvais est annoncé pour la suite.

Tempo run

Vendredi une seule séance au programme, mais pas n’importe laquelle : 25km progressifs, avec pour but d’arriver juste sous les 4’00/km en partant vers 4’15 et descendant jusqu’à proche des 3’30. On rigole au départ en faisant référence à mon ignorance des tempos : « 25km im halb-marathon tempo ». Dès les premiers kilomètres je me sens vraiment bien et on ne reste pas longtemps au-dessus des 4’00 (1km en 4’08 puis 5km autour des 4’00 et ça accélère). Alors que j’avais promis à Hervé de rester dans les pieds les premiers 10km et de voir ensuite, je ne peux m’empêcher de faire tout devant. Rubén laisse parler la sagesse et au lieu de me coller me donne 3-4m d’espace de sorte à ce que je ne force pas trop. Après 10km en 39’23, ils me disent de partir tout seul.


Tempo run.

On y rejoint le bord de mer pour un aller-retour, le rythme devient du 3’35 vent de dos et 3’45 vent de face, alors qu’il me faut me battre un peu avec des débuts de points. Peu après le demi-tour je retrouve mes collègues pas loin derrière, qui tournent juste avant pour repartir avec moi. Lutz s’accroche cette fois-ci et on mène le train entre 3’30 et 3’35 sur le retour jusqu’à l’hôtel. Une grosse séance de 26km (j’ai raté un virage à gauche prévu au départ) en 3’43 de moyenne, avec comme meilleur 10 kilomètres 35’22 et semi-marathon 1h17 ! Super content de la séance, et même si j’ai tout tiré devant avoir Samir, Sami, Rubén sur 10km et Lutz presque tout du long dans les pieds aide beaucoup mentalement. Le sauna fait cette fois vraiment du bien (et la bière emmenée avec aussi !).

Trails

Après un karaoke le vendredi soir où les romands ont pu démontrer leurs capacités à organiser un apéro (ainsi qu’à danser les sardines de Patrick Sébastien et celles un peu moins développées à chanter), le footing du samedi matin le long de la place de golf puis le retour par l’arrière-pays me mène à 100km pour la première fois en une semaine (lundi-dimanche). On profite des paysages, et une fois de plus ça sera un footing où les pauses photos seront relativement fréquentes.


Trail.

Enfin 5km de plus en début d’après-midi le long de la plage en mode récup. Ensuite c’est en voiture direction Palma pour shopping, visite du marché, dîner gastronomique, sortie pub et disco. Retour tard dans la nuit (« früh ins Bett »), et après trop peu d’heures de sommeil (mais heureusement plus d’heures sans alcool), dernier réveil sur l’île et préparation du trail avec Iwan : 24km avec environ 1000m de déniv principalement en petits chemins caillouteux. Rubén et Melina se joignent aussi. S’ils auront aucune peine à la montée, les descentes leurs sont beaucoup plus pénibles, crispés sur les chemins non-bétonnés. Moi ces descentes me font plaisir, et suivre Iwan est un délice par des paysages magnifiques surplombant les baies d’Alcudia et de Pollença.

Petite bière de fin et puis retour vers la Suisse avec 136km dans la semaine (174 à Majorque en comptant le week-end précédent). Les mollets se font durs, le pied droit à un tendon qui commence à tirer un peu, le jour de repos se fait attendre.

Etre coureur une semaine m’a fait un immense plaisir, le groupe était génial et j’ai profité au maximum de ce camp. Un grand merci à ceux qui m’y ont accompagné. Je retiendrai aussi des petites phrases comme : « 2h30 schafft ihr auf marathon » (Rubén, après le tempo run), « les Romands sont beaux » (Andrea, qui voulait dire bons après les relais dans le vent à vélo), « im kurz-Distanz Trail würde ich ihm schon vorne sehen » (Iwan, satisfait de ma technique de descente) et « Bist du sicher dass Triathlon den richtigen Sport für dich ist ? » (Melina, en voyant que je suis devant aussi bien sur piste que tempo et trail). Comme d'hab toutes les activités sont sur strava, et cette semaine ça vaut d'autant plus le coup d'oeil qu'il y a beaucoup de photos.

Jean-Claude


Rea et les Welsch !


Palma.


Tempo run.


Trail surplombant la mer.


Trail panorama à 360°.


Et nous pendant ce temps on court.


L'été approche.


La mer appelle.


Explorant le long de la mer.


Pour la première fois à 100km !


Sur piste.


Après la piste.


Calla Rojada.


Pause lunch à Pollença.


Le groupe vélo.


Quelle belle météo !


Deux qui bossent, tous les autres regardent : une crevaison c'est comme un chantier.



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Cours toujours

Malgré les changements de style rapportés par Jean-Claude, une chose qui reste est qu'il faut toujours nager, faire du vélo et courir pour faire du triathlon. Et pour l'occasion, je vais me concentrer sur le dernier sport.

JC càp Rides
Course au chalet le jour de Noël. Il manque malheureusement de neige pour faire du ski.

De la charge, du long et des groupes

Déjà jeunes, nous avons fait partie avec Jean-Claude de Stade Lausanne athlétisme et ensuite avons continué à nous entraîner sur piste avec Jean-Gilles. Nous avons donc toujours eu l'habitude de faire des séries en course à pied et cela n'a pas tellement changé. Ce qui est différent par contre avec notre transition progressive sur les plus longues distances et nos débuts sur semi est l'introduction de beaucoup plus de charge certaines semaines et également de sorties beaucoup plus longues. La motivation de faire des sorties longues est ce qui manque bien souvent le plus et l'année passée, j'avais essayé de la trouver en faisant un long footing par week-end avec de la musique. Malheureusement, des douleurs à la hanche m'avait empêcher de continuer sur ce rythme qui ne s'avérait peut-être pas non plus être la bonne solution. L'idée de cet hiver était donc de faire également un gros volume mais sans être fixé sur les longues sorties régulières mais plutôt de suivre les différents groupes d'amis et partenaires d'entraînement; on est toujours mieux accompagné pour ce genre d'aventures.

Cela a donc commencé par rejoindre les vendredis midis, l'équipe du BM (Bâtiment de Microtechnique, avec notamment les deux Davids et Matthieu) pour le footing des Pommiers. Tour de (juste pas) 10km partant au bord du lac et revenant par les collines derrière Denges et dont l'allure est souvent tranquille et causante; enfin, en théorie, parce qu'il arrive aussi que le rythme s'emballe plus que les discussions comme la fois où il fallu faire tomber le record du parcours sur strava

Puis sont venus aussi les sorties avec Pierre où il a fallu m'accrocher par fois et même laisser partir d'autres. Ça ne m'étais pas arrivé depuis un petit bout de temps de me faire lâcher ainsi mais le mardi après la corrida d'Octodure j'ai dû arrêter plus vite que prévu l'entraînement parce que les 6x2000m prévus étaient bien trop rapides pour moi. Une chose est sûre, c'est que cela m'a remis du rythme et me force à tenir les séries même lorsque je me sens moins en forme, ce qui fait une grande différence à mon avis. Motivés par Pierre et ses acolytes, nous sommes ensuite aussi allés à quelques entraînements du groupe de running EPFL/UNIL les jeudis midis pour des séries en général plus courtes et dynamiques que les mardis soirs.

Ajoutez à cela, une ou deux fois avec le Rushteam ainsi qu'une Morgienne, et parfois une idée folle qui me prends comme faire 14km avant d'attaquer un Pommier pour faire mon long footing et la charge d'entraînement en course à pied est bien là.

La charge oui, mais la forme?

L'image qui me reste toujours de l'année passée est celle de moi hyper confiant avant le départ des 20km. Je ne dis pas grand chose et dévaluent mon objectif si on me le demande mais je me sens bien et le sais parfaitement après le 8x1000m avec les 5 premiers en 3'17, puis 3'11 et 3'03. Une séance qui me reste dans la tête encore maintenant. J'avais ce rythme de 3'17 dans la tête, dans les jambes et rien n'a pu m'empêcher de partir en 3'17 sur les trois premiers kilomètres des 20km même s'il fallait être seul face au peloton (tiens donc, je l'étais avec mon rythme un peu rapide...).

La forme, il me semble bien l'avoir à l'entraînement ces derniers temps. Je n'ai certainement pas amélioré mon temps sur 100m ou 200m, peut-être pas sur 400m ou 800m mais sur la longueur il me semble bien tenir plus facilement. Trois ans en arrière, 16km était long et 25km inimaginable. Maintenant, même s'il est vrai que je n'ai encore jamais passé la marque des 25km, j'ai passé régulièrement les 20km et pas loin des 25km plusieurs fois. C'est bien beau tout se que je raconte mais être en forme à l'entraînement restera toujours pour moi qu'un indicateur; le test ne pouvant être fait que sur compétition, et pour cela les 10km de Payerne arrivent dans deux semaines déjà. L'objectif y est clairement de battre mon record personnel de l'année passée. Suivront ensuite Kerzers le 19 mars (où je n'ai pas vraiment envie de mettre d'objectif mais plutôt de la prendre comme un bon entraînement) et les 20km le 24 avril.

La clé pour la suite de la saison passera aussi par une bonne gestion pour garder la forme tout au long du printemps et de l'été et sans blessures également. L'année passée, j'avais personnellement eu des soucis avec le tendon d'Achille gauche tandis que Jean-Claude était embêté par des périostes sensibles. Changer régulièrement de chaussures et faire un tournus entre plusieurs paires est une solution que j'apprécie beaucoup ces derniers temps avec trois paires qui tournent actuellement. 1) mes Nike Pegasus 30, des chaussures très agréables qui ne me font mal nul part et que je mets pour des sorties longues ou moyennes; elles sont un peu vieilles par contre et accusent les kilomètres si bien que je pense les changer bientôt. 2) des Asics Gel-DS Trainer 20, chaussures légères; j'avais beaucoup aimé les anciennes Gel-DS Trainer (que je porte encore souvent pour me déplacer mais qui sont trop usées sur le talon pour courir car elles me donnent des cloques) et j'aime bien la forme de celles-ci, mais par leur légèreté, elles me font beaucoup taper les pieds au sol et j'ai peur de me blesser en les portant plus souvent que une fois par semaine pour les séries rapides. 3) des Brooks Pureflow 4, conseillées par des amis pour leur peu de drop et dans lesquels je me sentais très bien au début; mon avis a un peu changé maintenant avec l'impression d'avoir plus souvent une gène sous le talon gauche après avoir couru avec. J'aimerais bien une nouvelle paire comme les anciennes Trainer ou les Pegasus 30 pour remplacer les Nike, mais pour les deux la ligne de la marque a un peu changé pour se rapprocher de la tendance minimaliste qui ne me plaît pas trop et ma décision n'est donc pas encore fixée.

Dans les autres points, je vais aussi courir un 3000m jeudi matin pour un étudiant en master en math à l'EPFL qui travaille avec le laboratoire d'analyse des mouvements pour modéliser les performances et optimiser la gestion de l'effort. Je ne connais pas encore tous les détails des capteurs que je vais porter pour cela ni des conclusions qui pourraient en ressortir. Je me suis d'ailleurs pas mal intéressé récemment aux différents modèles physiologiques de l'effort et de charge d'entraînement pour savoir ce que faisait TrainingsPeak ou GoldenCheetah et faire notre propre journal d'entraînement et programme d'analyse avec Jean-Claude (mais pour les détails de tout ça, il faut encore attendre un peu...).



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