Daniel & Jean-Claude Besse

Natation Vélo Course

Les News: Compétitions

Züri-Triathlon

En marge de l'ironman s'est déroulée une manche du SwissTriathlon Circuit ce samedi à Zürich. Une fois de plus, la course junior est angencée tôt le matin (8h20), ce qui oblige de faire le voyage le jour d'avant et de dormir sur place (très agréablement chez le parrain à Nadine, à environ 15 minutes du départ). Le temps est malheureusement moins beau que chez nous, et c'est la pluie qui nous accueille comme à Nottwil.

Le samedi, il pleut légèrement lorsqu'on se lève (soit vers 6h), mais ça va s'arrêter assez rapidement. On place nos affaires dans la zone de change... pas de contrôle (dossard, casque, guidon de tri, ...) : visiblement les bénévoles se réservent pour le lendemain ! Bref, on part s'échauffer à pied sur la fin du parcours pour répérer au besoin l'arrivée. J'ai un peu mal au ventre, rapidement un point au début de l'échauffement mais ça passe en une petite dizaine de minutes. L'heure avance vite (au contraire des ligne de ma news...) et il faut déjà aller vers le départ natation pour finaliser les préparatifs. Je décide d'aller dans l'eau environ 10 minutes avant : elle est meilleure que l'air (23.8°C contre ~13°C) et il fait presque froid en ressortant se placer sur la berge...

La course "short-distance"

Il faut donc courir quelques mètres jusqu'au bord de l'eau puis plonger avant de nager réellement... pour environ 5m avant de se faire couler par la droite ! Je jette un coup d'oeil avec l'intention sur le moment de me venger lorsque j'entrevois du orange sur la combi... on ne va quand même pas se couler entre frères !! (Même si c'était pas très gentil de sa part...)

La course continue et bien que je ne sois plus placé avantageusement à ce moment, j'essaie de remonter un peu avant la bouée ... pour me retrouver dans une position similaire à celle que j'avais à Sempach, soit premier poursuivant légèrement distancé par un groupe de tête. Je dois zigzaguer un peu car il faut souvent corriger la direction en sortant la tête de l'eau jusqu'à remarquer tout à coup que l'île sur laquelle on doit passer est directement à ma droite : on nous avait dit de viser une bouée orange plus loin, je pensais qu'on la prenait (mais je suis visiblement pas le seul à avoir fait ce petit détour). Une sortie à l'australienne et 30m de natation plus loin (soit 500m en tout), je sort de l'eau en 7e position et chose notable j'ai déjà rattrappé quelques populaires partis 10 minutes avant nous...

Première transition normale et je pousse mon vélo à la sortie de la zone de change. Premier problème : la sortie est littéralement bouchée par des "popus" incapables de monter sur leur vélo ! Il faut se frayer un chemin et ce sera malheureusement pareil sur tout le parcours vélo : dépassé au moins 100 concurrents en freinant, se décalant, relançant, ... . Pas trop aimé le parcours vélo, malgré de relativement bonne sensations.

Petite anectode : J'arrive lancé, sans me soucier, au deuxième demi-tour à fond. Le hic : les nouvelles roues achetées jeudi passé freinent un peu moins bien que les anciennes (carbone+mouillé oblige). J'en suis quitte pour une toute petite frayeur, mais je prends un peu plus de marge pour les suivants (de demi-tour). On en avait pas encore parlé, c'est vrai, mais c'est notre dépense "de l'année" : plutôt que de gaspiller notre argent par-ci par-là, on avait économisé, puis comparé sur internet et demandé des avis avant de se décider pour les Easton EC90aero (56mm de profil pour un peu moins de 1350g nues pour les connaisseurs...)

Difficile de dire pour l'instant si elles font vraiment gagner du temps (c'était quasiment la première fois à Zürich...) mais c'est agréable à rouler et ça donne un look d'enfer au vélo...

La course fut la partie la plus pénible : comme jeudi à l'entraînement, horriblement mal aux mollets, presque des crampes... je me fais dépasser par Tobias et termine en dépassant malgré tout un populaire chaque 10m environ... non j'exagère quand même un peu.

Le cadre...

Ce week-end, à Zürich, c'était l'Ironman, point. La compétition est toujours aussi mythique mais j'ai trouvé qu'il manquait cette l'ambiance qui va autour (celà n'enlève bien sur rien à la perf exceptionnelle des "finishers"). Et à Zürich (encore plus qu'ailleurs), les juniors servaient à mon goût un peu de mise en bouche, coincés dans un mini-trou de la grille horaire, et tant pis si c'est au détriment de leur plaisir... c'est dommage !



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Coupe d'Europe à Echternach

Le vendredi de ses 18 ans, il y a ceux qui partent faire la fête et ne rentrent pas à la maison du week-end et ceux qui ne sont pas à la maison pour d'autres raisons. La nôtre est presque inédite : c'était le jour du départ au Luxembourg pour notre première Coupe d'Europe de triathlon.

Le voyage se fait le vendredi dans le minibus du tri team Oensingen et, après la petite pause habituelle sur un restoroute où l'on partage le cake fait par maman (enfin, avec ceux qui en veulent... les filles ne sont pas très gourmandes), on arrive dans la ville "historique" d'Echternach qui est plutôt un village avec un petit centre pavé si on a vraiment fait tout le tour. Avant souper, la délégation suisse emmenées par Fabio (il a déjà fait ce triathlon l'année passée) fait une petite reconnaissance du parcours vélo. Le tour du lac (devrait-on dire étang ?) de 4km est si rapidement terminée, qu'un deuxième tour s'impose.
Bilan : un des passages empruntés est relativement étroit (chemin de 2m de large) et il y a deux virages à 90° avant et après la ligne droite du retour (le deuxième fait peut-être même un peu plus que 90° et il y a des pavés dans le virages, mais ils sont heureusement très bons et pas très hauts).

Souper à l'hôtel avec des belles grandes assiettes mais peu remplies, la deuxième ration est donc une formalité pour quasiment tous les athlètes.

Samedi : repos

Samedi est la journée pendant laquelle nous avons le plus dormi depuis le début des vacances. Lever 8h, déjeuner et retour au lit pour une petite heure de somnolence. On retourne ensuite sur le parcours du triathlon pour tester les parcours càp et natation. La course se fait en deux aller-retour sur un chemin goudronné le long du retour vélo. Il fait très chaud (~35°C) et l'on est déjà tout transpirant. Un tour avec quelques accélérations suffira donc. Nous nous dirigeons ensuite sur le ponton de départ. Ueli plonge le premier et... grand étonnement ! Le lac n'a que 1,50m de profond avec 15 à 20cm de vase au fond. Pas surprenant dès lors que l'eau ne soit pas limpide et turquoise. Elle est même tout le contraire de cela : il n'est en effet pas possible de voir plus loin que son coude en nageant. Mais c'est au bout de 200m que la surprise est la plus grande. Le parcours en forme de triangle passe alors très proche du bord juste avant d'arriver à la première bouée et la profondeur est... de 20cm environ !! On peut donc marcher les pieds au fond !

Equipe suisse
L'équipe suisse au complet lors de la reconnaissance des parcours... (Photo par Bruno Probst)

Retour au centre ville pour dîner avec un petit tour du lac en sus (allez c'est tellement court), mais à l'hôtel voisin cette fois-ci, car les portions sont mieux fournies. L'après-midi se passe pour la majeur partie au lit : dodo d'abord, puis couché à regarder le tour de France. 2 minutes avant l'arrivée de Chavannel, nous devons repartir pour le briefing et la pasta party. Rien d'exceptionnel là, la neopren est interdite (logique avec de l'eau à bien 27°C) et nous devons signer la liste de départ.

La course

Dimanche, le déjeuner est fixé à 7h30. On a donc tout le temps de digérer avant le départ de 11h30. A 9h50, tout le monde se retrouve au minibus et pompe son vélo. Le stress doit déjà être bien grand, car, bien que le départ vers le lieu de la course était prévu par Claude à 10h, Jean-Claude et moi sommes les deux derniers garçons à partir à 9h56 (il faut préciser que les filles n'avaient la course qu'à 12h12).

Arrivé sur place, une course populaire adulte est en route. Bravant l'interdit, les copains partent presque tous sur le parcours à vélo. Mais, Jean-Claude et moi préférons courir un peu comme nous connaissons déjà bien ce parcours vélo. De retour, on se pose un moment à l'ombre tant il fait chaud avant de partir pour quelques brasses qui font le plus grand bien. L'heure du check-in est arrivée et nous restons aux abords de la zone de change jusqu'à 11h15. Le commissaire de l'ETU nous met ensuite en file par ordre croissant de numéro et un organisateur nous appelle au micro pour nous placer sur le ponton.

Il y a beaucoup de monde (environ 70 juniors) et il est donc logique que cela pousse un peu au départ. A 200m tout le monde se lève et je fais de même pour une dizaine de mètre avant de replonger. J'essaie une deuxième fois de me lever quelques mètres plus loin mais, même si je touche le fond, il est impossible de se pousser. Passage de la bouée avec à nouveau un ou deux accrochages mais rien de trop grave. Je touche à chaque tour de bras celui sur ma gauche avant de remarquer qu'il a lui aussi la combinaison suisse et de lui laisser par conséquent un peu plus d'espace. Je pensais en nageant qu'il s'agissait de Jean-Claude, mais au vu des temps natation je pencherais plutôt pour Fabio maintenant. Il me semble alors qu'il y a pas mal de monde devant.

A la sortie de l'eau, je vois en effet Fabio juste devant et je pars à vélo à la tête d'un petit groupe. Le groupe n'est pas encore véritablement formé et c'est Valentin et Leandro, sortis une dizaine de secondes en retard en natation, qui vont prendre les commandes du groupe jusqu'à rattraper le groupe d'Ueli. A partir de ce moment, nous sommes un groupe de 25 avec trois Suisses à l'avant du groupe (Valentin, Leandro, qui essayera même une sortie, et Robin) et trois plus sur l'arrière (Fabio, Ueli et moi). Jean-Claude est dans le groupe suivant, alors que (mentionnons tous les Suisses pendant que nous y sommes) Tim et Nils sont dans le premier groupe avec 1' d'avance.

L'écart avec la tête est constant sur toute la partie vélo, mais je dois me forcer dans toutes les relances pour m'accrocher au groupe. Dans le dernier retour (il y avait 5 tours) je remonte un peu sur la droite mais tout le monde fait cela et je me retrouve à nouveau à l'arrière de groupe après le virage à gauche et en posant le vélo (ça bouchonne même un peu à l'entrée de la zone de change).

Je pars plutôt gentiment en càp comme je suis déjà bien fatigué. La course se passe toutefois assez bien et je peux constamment accélérer mon rythme. Je n'ai pas non plus trop souffert de la chaleur (bon je me suis quand même beaucoup aspergé : 3 bouteilles + 1 ratée et 2 douches). J'ai donc dépassé Leandro et Fabio et je me suis bien rapproché de Nils.

Voilà pour la course. Niveau classement, je suis 37e et Jean-Claude 47e sur 64 classés. Je suis plutôt satisfait pour ma première Coupe d'Europe.

Daniel



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Sempacherseetriathlon

Comme souvent, malheureusement, la course des juniors se retrouve tôt le matin à l'autre bout de la suisse-allemande (enfin là ça va encore, mais c'est quand même départ à 8h15 !). Peut-être bien parce que les participants ne se bousculent pas sur la ligne de départ : 12 petits juniors devant une ligne de 50m de large, pas de quoi se collisionner.
Quoi que, on part évidemment tous du côté de la bouée, mais ça s'éparpille assez vite... Je n'arrive pas à suivre le rythme (dommage que la néo ait été interdite :-( ); le petit groupe de tête prend le large. Comme à l'entraînement les jours avant/après la course, j'ai l'inpression d'être lourd dans l'eau et de mal flotter (ça arrive parfois, mais l'impression est assez rare heureusement). Je termine mon pensum (y compris la remontée jusqu'au stade depuis la berge) en 12'06", avec une grosse minute de retard sur les premiers, environ 50" sur Daniel et 30" sur Leandro. Rien de catastrophique mais ça fait déjà un bout à rattraper.

Sur le parcours vélo, j'ai d'assez bonnes sensations. Le paysage est très joli, très peu de voiture, je maintient une bonne moyenne d'environ 40km/h en solitaire... jusqu'à la montée à l'entrée de Sempach, qui me scie les jambes. Je récupère un peu dans la descente et un bus me dépasse, suivi de près de Tobias Kuhnert et Gregorio Delco. Pellandini (coach tessinois) est dans le bus avec un autre (sûrement un parent) que je n'arrive pas à reconnaître. Pas très fair-play, mais le mal est fait...
On finira le vélo plus ou moins dans les mêmes temps, sans drafter réellement mais souvent à moins de 7m de distance chacun.

En course, Tobias part devant avec comme à son habitude un bon rythme que je m'efforce de suivre. On gagne gentiment du terrain sur Daniel et Leandro, environ 200m devant. Jusqu'à dépasser Daniel au départ du 2e tour. Et là, petit à petit, un gros point survient : impossible de respirer, je suis à court d'oxygène. 2 pas en marchant, Daniel repasse devant et je reprend doucement mon rythme de croisière (3'30" au kil).
Leandro semble aussi avoir de la peine; je ne pensais plus pouvoir l'avoir jusqu'à l'entrée dans le stade (à environ 400m de l'arrivée). Je revient dans ses talons 150m plus loin et il lance le sprint dans la dernière ligne droite. Au prix d'un intense effort, je parviens à sa hauteur et donne toutes mes forces sur la ligne. J'ai l'impression d'être 20-30cm devant, mais à chaud c'est dur à juger. Finalement, je termine 6e, 3 dixièmes ... devant Leandro !

Comme toujours, la natation me pénalise, surtout lorsque c'est sans combinaison (6e temps). La course à pied me convient bien (4e temps malgré mon petit passage à vide) et j'ai nettement mieux tenu à vélo qu'à Morat (7e temps).

Jean-Claude

1 commentaire
J'ai mis quelques photos (maintenant que le site marche à nouveau). Le lien est juste à droite de la news...
par Jean-Claude le 16-07-2010 à 14:38


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Tri de Morat

Les tris s'enchaînent, mais ne se ressemblent pas forcément : la température, tout d'abord. Celle de l'air n'a pas réussi à franchir les 10°C ce dimanche à Morat, c'est pas un record pour la saison ! Celle de l'eau est annoncée à un petit 15°C, qui me fait un peu peur au début. Mais c'est une fausse idée : en rentrant dans l'eau, aucun problème : la combi tient bien chaud et je n'ai pas eu froid durant toute la natation (750m).

Natation

Le départ était donnée vers 9h15 uniquement pour les juniors ; soit un départ à onze ! Il n'y a pas eu trop de bousculades, évidemment. La première portion jusqu'à la bouée se fait face au vent et aux vagues qu'il crée ; c'est assez difficile de s'orienter sans boire la tasse. La meilleure solution est celle de suivre un groupe (romand en l'occurrence puisque c'était Daniel, Valentin et Leandro) et de vérifier une fois de temps en temps si la direction est correcte. Le retour est un peu traître, car de travers et il me semble que le petit groupe se laisse déporter par le vent. Je prends donc la ligne droite (ou j'essaie) et arrive dans leurs pieds à la deuxième bouée, alors qu'ils me semblaient légèrement plus rapide. Ils me prennent en effet environ 20s sur le dernier tronçon de 100-150m.

Vélo

Après une transition normale (où je mets mon dossard à l'envers car quelqu'un avait marché dessus et j'ai un peu de peine à faire passer la néo par dessus la puce, tout cela sans perdre trop de temps), je pars à vélo juste derrière Valentin, qui à un peu moins bien réussi la sienne (n'est-ce pas ?). Il réussira au contraire nettement mieux le vélo, où il me prends trois minutes !! C'est que le drafting est interdit (et de toute façon j'était les trois-quarts du temps à au moins 200m de celui de devant...) et j'ai eu de la peine à me mettre dans un rythme rapide. J'ai bien dépassé Daniel dans la montée, mais eu de la peine à tenir une bonne moyenne tout seul. Et le résultat se paie vite, malheureusement.

Càp

C'est pas grave, j'ai encore bon espoir de faire mieux en càp... mais plus pour si longtemps. La réalité revient vite lorsque mes pieds me font comprendre en descendant du vélo qu'ils sont gelés. Le départ course est dur, les pieds engourdis font mal et le ventre s'y met aussi : ça gargouille et je sens un début de point. Je serre les dents mais doit à peine tenir le 5min/km à mon avis triste. La preuve : Tobias Kuhnert ne mets que 500m à me ratrapper, et 1km de souffrance plus tard je ne l'ai déjà plus en point de mire (et ce n'est pas dû au parcours sinueux). J'entends aussi Daniel me rejoindre et dépasser un peu plus tard.

Le troisième kilomètre me permet de me mettre dans le bain (qui a dit "un peu tard" ??) et je termine avec le deuxième du parcours double-o (qui avait encore 10km à faire à ce rythme...).

Conclusion

Dur à tirer une conclusion dans ces conditions : j'ai passablement progressé en natation et suis à l'aise en combi, c'est déjà ça. Il me manque l'habitude de tirer des distances plus grandes que YouthLeague tout seul et pour la càp, ça ira mieux s'il fait un peu plus chaud...

 

Jean-Claude



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L'autre Zug...

... ou plutôt le même, mais vécut différemment ! Aussi étonnant que cela puisse paraître, on a beau courir presque ensemble, les sensations ressenties sont parfois très différentes. C'est pourquoi vous avez une deuxième news, venant compléter celle de Daniel.

Je ne vais pas m'attarder sur les conditions externes, vu que vous en êtes déjà au courant (et sinon, renseignez-vous au plus vite en lisant sa news...).

Etonnament bien

La natation est toujours une phase critique, surtout à Zug où j'attendais avec impatience de voir si les bouées étaient mieux placées que l'année passée clin d'oeil !! C'est aussi ma première vraie expérience "course" avec une néo, on verra ce que ça donne. Tout de suite, je me sens bien, dans le coup. Valentin, placé juste à ma gauche au départ, ne me prend pas un mètre jusqu'à la première bouée. J'y coince alors un peu Ueli (tant pis pour lui s'il a décidé de faire sans combi sifflotant) et continue sur un bon rythme. C'est une rare fois où j'ai l'impression d'être à l'aise et bien placé en départ natation, il faut dire que la tactique du départ "à fond" était assez simple, mais pas toujours si facile à mettre en place. Bref, je sors de l'eau avec Nicola (qui partira dans le groupe de tête à vélo car il a nagé sans combi aussi vite que nous avec !), Val et Leandro. La transition est pas top, mais largement suffisante pour accrocher le groupe à vélo. Val tire comme un bourrin avec un objectif qu'il nous a partagé : "Allez, maintenant on les rattrape". Il faut dire que j'avais pas vraiment réalisé qu'on était que dix secondes derrière les premiers, qui ne semblaient pas tirer à fond. Moins de 5km plus tard, la jonction est faite et on termine ensemble le vélo. En fait, c'était pas si simple que ça en à l'air comme ça : il a fallut quand même tirer à plus de 45km/h de moyenne ces fameux 5km, avec une pointe (au plat) de 50,13km/h !! Bravo les gars !!

On en paie les efforts

Le groupe part donc à pied assez serré, mais le trou se fait assez vite entre Jürg devant et les autres, s'étalant petit à petit. Je suis presque Val, à une dizaine de secondes d'écart, avec Tim, Nils et Ueli, qui abandonnera à cause de crampes d'estomac. Les trois premiers tours se passent très bien, mais je paie mes efforts à vélo sur le quatrième, où je commence à choper un point... Tim et Nils me repassent ; je gère ma transition tout doucement pour reprendre mon souffle avant de replonger. C'est là que, si on l'avait oublié, l'eau nous le rappelle : elle n'a que 18°C !! Et quand on plonge d'un coup après la partie càp, il y a de quoi couper le souffle. Pas le temps de le reprendre justement, j'essaie en vain de m'accrocher à la locomotive Nils qui me prendra finalement 45" sur la partie nat (en passant : il y a quelques bugs sur Datasport, méfiance avant des comparaisons hâtives) !!! Me passe encore Nikos puis Leandro, derrière lequel je m'accroche désespérément. On repartira ensemble à vélo, après cette horrible natation (bien que les temps ne soient pas si décevant que ce que je ressentais, heureusement... sinon je crois que j'y serai encore langue).

On tire de nouveau très fort, un peu moins que la première fois mais toujours à une moyenne de 40km/h déjà conséquente. Nikos, tout seul, n'a aucune chance et on finit le vélo les trois (enfin, à quatre avec un concurrent qui avait un tour de moins). A pied, Nikos part fort ; il n'a en effet pas beaucoup tiré à vélo. Je lâche Leandro à la fin du premier tour pour rejoindre Nikos, qui s'accroche dans mes pieds jusqu'à un tour de l'arrivée. Je ne peux rien faire contre son attaque et finit à deux secondes de lui, un peu rageant mais il semblait vraiment plus fort que moi sur la fin.

Les enseignements

Meilleurs que ces derniers temps, heureusement ! La course de Zug me convient souvent très bien, et il faut dire que la version sprint très "spectacle" est très agréable à vivre : beaucoup de spectateurs, peu d'écarts, du suspense, ... La natation en combi s'est extraordinairement bien déroulée (celle sans un peu moins mais on mettrait ça sur le fait qu'il fallait replonger dans l'eau froide...). Ça valait vraiment la peine de la mettre !

Mais surtout, c'est la première fois cette saison que j'ai l'impression de tenir, pendant 50 minutes, un rythme nettement plus rapide que l'endurance (contrairement au 10kils et à Zofingen). C'est vrai qu'il faut quelques temps à l'arrivée pour s'en remettre, mais on se sent tellement bien : j'étais presque surexcité à la fin !!

 

Jean-Claude

PS : Désolé pour l'écriture à l'allemande de Zug, mais ça me choque toujours de le voir avec un "o"... et bon rétablissement aux Rushkids qui sont malheureusement tombées en nombre.

2 commentaires
La combi, ça aide toujours. Surtout si ça pousse et ça se bouscule. Toujours suivre les conseils de papa !
par papa le 13-06-2010 à 20:16
Effectivement, c'est pas pour rien que les juniors mettent les même temps natation que les pros...
(Bien que, entre nous, tout le monde sait qu'on est nettement meilleur !!)

par Jean-Claude le 13-06-2010 à 20:43


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Double-sprint de Zoug

Pour la première course du circuit junior, tout le monde est présent au départ, puisque Zoug est qualificatif pour les Championnats d'Europe de triathlon. En arrivant sur place, on nous annonce que le lac est à 18°C. La natation a été raccourcie pour les Youthleague, mais sera normale pour nous. On hésite encore à mettre la combi. Finalement, pratiquement tous les juniors la mettent (à l'inverse des pros).

La natation se passe plutôt bien malgré quelques trajectoires pas toujours optimale et un peloton est assez vite formé à vélo. Ça roule fort sur le début (sous l'impulsion de Valentin et quelques autres) et on rattrape le groupe de tête. Je suis resté quasiment dernier du groupe tout du long et me suis senti presque essoufflé par moments, mais tout va bien jusque là. Les choses vont en fait se gâter à partir de la course à pied. J'ai des points, notamment dans le dos, et une peine incroyable à respirer. Je perds par conséquent un temps incroyable sur ces deux kilomètres et replonge dans l'eau loin derrière les autres. La deuxième natation me permet de reprendre mon souffle, mais le retour n'était peu être pas non plus optimal car j'avais de la buée dans les lunettes (j'ai dû les enlever à la fin). Les temps confirme effectivement mon mauvais résultat sur cette partie : 3 minutes de perdues sur les premiers sur 2km à pied et 300m de natation (soit environ 12 minutes), sachant que j'en perds 5 sur toute la course (53 minutes pour moi). Je fais donc le deuxième vélo tout seul tout comme la dernière course, qui se passe un peu mieux cette fois-ci.

Au final, je suis 13e sur 16 finisher, très déçu de ma première course à pied. Jean-Claude est quant à lui 9e. A noter également la belle 3e place de Valentin, qui a bien su profiter de la possibilité de tirer fort à vélo pour revenir sur le premier groupe.

Prochain triathlon au circuit : Morat, la semaine prochaine.

Daniel



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CS Duathlon Zofingen

Deux semaines après les Championnats d'Europe, c'est au niveau national qu'il faut aller se frotter. Malgré le nom d'Interval-Duathlon, il n'y avait pour nous juniors "qu'un" duathlon tout à fait classique : 4km - 16km - 4km.

Dès le départ, la tête de la course part très fort avec les élites mais aussi les trois premiers juniors (Valentin, Robin et Thobias) qui se détachent immédiatement. Je me force sur le deuxième tour de course pour passer Jean-Claude et rattraper Jimmy qui n'est que quelques dizaines de mètres devant. A l'entrée de la zone de transition, je suis environ deux mètres derrière lui et Sébastien Grandjean, mais je sort en tête grâce à un meilleur changement. Je fais le vélo sur un bon rythme, plus ou moins constant (35km/h de moyenne à la fin) malgré une sacrée peine à passer cette petite montée casse-pattes. Heureusement que le compteur était là pour me rassurer par fois, car beaucoup d'adultes me dépassent sur la partie vélo, certains avec de véritables vélos de contre-la-montre, d'autres en petits groupes mais je me force à chaque fois de ne pas drafter (c'est d'ailleurs la première fois que je fais cette distance tout seul en compétition). Alors que je l'avais presque oublié et que je croyais ma place fixée, Jimmy me repasse 500m avant l'arrivée et on pose le vélo l'un derrière l'autre. Il a un rythme juste plus élevé que le mien sur la deuxième course et finit avec 25 à 30 secondes d'avance.

Finalement, je suis assez satisfait de mon résultat. Je termine 5e junior, mais il n'y a pas de regrets à avoir, car les trois premières places étaient tout de même assez loin (Valentin est à 4 minutes et le troisième à 2 minutes).
Et dans un mois, c'est les triathlon qui reprennent avec tout de suite une grosse échéance à Zoug où la concurrence s'annonce rude !

Daniel

1 commentaire
Rien de spécial à ajouter pour ma part, sinon que ma forme du jour n'était pas vraiment au top : rhume et mal de gorge depuis environ 2 jours... ce qui m'a valu 2-3 points assez gênants pendant la course.

Un petit "coup de gueule" aussi : les adultes ont beau être plus gentils au départ où ça pousse nettement moins qu'en jeunesse, le fairplay point de vue drafting c'est pas vraiment ça... quelle déception quand on se fait littéralement "bouffer" par un peloton d'une bonne dizaine, qui plus est avec une moto qui ne dit rien !!

par Jean-Claude le 17-05-2010 à 16:08


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De l'expérience, malgré le goût amer...


La délégation suisse junior à Nancy...

Voyage aller

Départ jeudi matin aux environs de 9h de la maison, après avoir enlevé quelques sièges du minibus pour pouvoir y glisser nos vélos. Alain (Schmutz) nous accompagne. On passe chercher Valentin à St-Barthélémy, même si les routes de campagnes y sont à peine praticables en bus langue, avant de prendre la direction de Vallorbe, puis Besançon. Première halte pipi et on continue notre route jusqu'à Vesoul. N'ayant plus rien à nous dire (enfin presque), ce sera une sieste dans le minibus. À Vesoul donc, pause pour manger dans une auberge où nous sommes les derniers à dîner à environ 14h !! Il reste environ 150km avant d'atteindre Nancy. On trouve sans peine la place Stanislas, la plus belle place d'Europe d'après ce qu'on a entendu 360 fois ce week-end clin d'oeil, mais il faut faire tout le tour de la ville (dont le reste autour de la place n'a rien de spécialement attrayant) avant d'atteindre notre hôtel.

Accomodation

Le jeudi après-midi, petit footing dans le parc où doit se dérouler la course à pied. Quelques accélération pour ne pas perdre le rythme et on retourne à l'hôtel pour s'installer dans nos chambres. On mange sur la place et se couche de bonne heure pour être en forme pour samedi.
Vendredi, au déjeuner, on fait la connaissance de Roonie (Schildknecht), Andy (Sutz) et Stefan (Wenk), les trois représentants "élite" de notre délégation suisse. Le rendez-vous est pris pour aller reconnaître le parcours vélo avec eux à 10h : il est composé pour nous de 4 boucles de 5km avec une petite montée sur un pont, suivie d'un faux plat d'environ 500m et une petite rebosse sur la fin. Le reste est très casse-pattes à mon goût, beaucoup de virages en ville assez dangereux s'il pleut comme annoncé !!
L'après-midi, sieste à l'hôtel après avoir récupéré nos "race packages" et départ pour le briefing à 17h45. Pas grand chose de nouveau, si ce n'est que notre parcours càp à été changé (sans explication). Toujours 2 boucles de 2,5km la première fois et une pour terminer toutefois.
Pasta party le soir avant la course, la tension commence à monter. On nous sert un vrai repas "de chef" : pâté, gelée, pâtes puis dessert aux mirabelles pour faire honneur à la gastronomie française clin d'oeil !
Enfin, samedi matin, 10' de footing à 7h30 pour s'accomoder des conditions du jour. Douche froide pour bien se réveiller et déjeuner avant de rejoindre le lieu de la course.

La course


Déjà lâché par le peloton à la première càp

On y arrive. Départ à 12h00 avec les nouvelles trifonctions suisses reçues le jeudi soir par le responsables français !!! Tout va très vite, je m'efforce de suivre le groupe sur la première partie, mais le niveau càp est vraiment très élevé comme nous l'avait prédit les élites (très sympas avec nous d'ailleurs...). Au demi-tour de la première boucle, le rythme accélère devant et je suis incapable de suivre ; pour peu, mais je me fais gentiment distancer... J'essaie de maintenir l'écart réduit, il paraît que le niveau vélo est souvent plus faible et si ce n'est pas trop organisé j'ai peut-être une petite chance de revenir. À la fin de la càp, un groupe de treize se détache, avec 30s d'avance sur le deuxième peloton (dont Val fait partie). Je concède, malgré mes meilleures sensations qu'aux 10 kils la semaine passée, environ 1' sur la tête de la course triste. Bonne transition, je remonte rapidement sur un Hongrois placé pas très loin devant moi. La jonction se fait après 1km seulement, j'espère qu'on pourra se tirer mutuellement à deux.
Au sommet de la montée, on ratrappe même un Portugais : un groupe à trois peut être sympa ! Mais au demi-tour, le Hongrois prend un peu large sur une plaque d'égout rendue glissante par les quelques gouttes de pluie tombées juste avant notre départ. Peu adepte de la prise de risque et l'ayant vu chuter juste devant moi, je freine passablement dans les encoches en ville et laisse filer mon compagnon portugais. Je finirais le vélo seul, les deux premiers tours au même rythme que le premier peloton, puis avec la fatigue de devoir tirer seul, le retard augmente gentiment... Sauf accident, ma place est fixée : 29e ... sur 31 !!


Vélo tout seul, malheureusement...


C'est en effet se qui va se produire. Rien à signaler sur la fin du vélo et aucune chance de refaire mon retard sur la dernière càp. Pour la première fois je sens des débuts de crampes aux mollets au départ càp, mais ça passe assez rapidement. Sûrement pas l'habitude de rouler 20km grosse plaque en individuel, il va falloir exercer un peu ça.

L'after...

Observation de la course des élites, très similaire à la notre mais avec Roonie dans le premier groupe. Les deux autres suivent dans le deuxième. Avec une très bonne deuxième càp, Roonie empoche la 5e place scratch et en catégorie Elite la médaille de bronze, chapeau pour un coureur Ironman venant se frotter aux courtes distances !! On assiste donc à la remise des prix, puis c'est dessert, petite boisson et dodo avant le retour à la maison durant la matinée...

La morale

Ayant lu le titre, vous vous demandiez sûrement le rapport avec mon résumé : pourquoi un goût amer ? Parce qu'il manquait vraiment peu, pour ma part, afin d'attraper un groupe à vélo. Parce que pour Val deux chutes (sans trop de gravité) ont "amoché" son parcours. Et parce que Daniel a perdu sa course sur la ligne de départ en perdant sa chaussure. Le niveau impressionant à pied ne pardonne vraiment rien, malheureusement...
Mais aussi amer parce que c'est un goût qui repousse à l'origine. Sur le moment et sur la ligne d'arrivée, c'était plutôt la déception qui dominait. La "mise en bouche européenne", comme l'annonçait le 24Heures, était difficile à avaler pour les "trois jeunes loups" avides de bons résultats.
Après réflexion, on annonçait partir dans le but d'accumuler de l'expérience avec tout à y gagner... Le goût amer s'estompe donc peu à peu et on distingue progressivement quelques notes plus fruitées : cohabiter avec les trois élites suisses, profiter de leur expérience, visualiser nos points faibles et ajuster notre tactique..., tout cela ne peut être que profitable pour nos compétitions futures (oui, ça fait partie de l'entraînement mental de se consoler comme on peut et d'essayer de trouver quelques points positifs dans nos défaites...) !!!

Nous avons déjà pris rendez-vous avec Roonie, Andy et Stefan pour l'année prochaine, en espérant se qualifier et que les résultats suivent d'ici là...

Jean-Claude



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Nancy, en bref...

Les - tant attendus - Championnats d'Europe de duathlon ont eu lieu hier. Voici un court résumé de la course en attente d'un plus long récit :

Au départ, deux concurrents tombent à côté de moi, un des deux marche sur mon pied et m'enlève ma chaussure. Je reviens en arrière pour la remettre et repars, mais le peloton est déjà loin. Au prix d'un gros sprint je reviens à 5m de la queue du peloton à 1km de course, mais le rythme accélère alors et je perds à nouveau du terrain. Je pense dès lors finir ma course tout seul. Après un tour vélo, je rattrappe un hongrois qui a chuté dans un virage rendu dangereux par la route mouillée. On finit le vélo ensemble, mais il me lâche assez facilement en course. Je suis donc 31e... sur 31 partants.
Quant à Jean-Claude et Valentin, ils finissent 29 et 24e. Pour eux aussi, la course a été la partie la plus difficile : Valentin a manqué de peu le premier groupe sur la première course, bien tenu à vélo malgré une petite chute, puis à nouveau eu un peu de peine en càp, et Jean-Claude a lui aussi manqué un groupe en càp (le deuxième) et effectué un bon vélo (comme moi voire un peu plus rapide, mais complétement seul).

Malgré tout, et même si les résultats ne sont pas aussi bons qu'espérés, le week-end fut riche en expérience et le constat est que le niveau en course est très élevé au niveau internationnal (particulièrement en duathlon aux dires des élites suisses). A noter également la très bonne ambiance qui a régné tout au long du week-end, aussi bien entre juniors romands qu'avec les élites d'outre-sarine qui se sont montrés fort sympathiques.

Comme je l'ai déjà dit, les détails suivront avec les photos et, pour les impatients, les résultats sont à consulter en détail sous http://www.chronopro.net/COURSES/2010/Nancy_ETU_Duathlon/ETU_Resultats1.htm

Daniel



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Un article dans le 24 heures

Le commencement

Dans la semaine qui suivit notre qualification (à Macolin) pour les Championnats d'Europe, Pierre-André envoya un mail au 24 heures tout fier qu'il était de cette nouvelle. La réaction du journaliste fut une simple promesse de le recontacter une fois de retour des vacances de Pâques. Les vacances se passèrent et la promesse semblait s'être perdue en route, lorsque...

Dans le stress

Lundi soir, aux alentours des 21 heures (la preuve qu'il travaillent vraiment 24 heures/24 langue), le téléphone sonne : un monsieur du 24 heures aimerait parler à Pierre-André Besse. A peine rentré de l'entraînement, il le rappelle et lui envoie toute une série d'informations sur nous mais aussi sur les Rushkids par mail. Il lui manque par contre une photo de nous trois pour agrémenter son article : le mieux pour lui serait de la faire le lendemain en début d'après-midi. On contacte donc au plus vite Valentin et le rendez-vous est pris pour mardi 12h45 à Bellerive.

Sur place, le journaliste n'est pas là mais une photographe nous attend et en un mini shooting photo est organisé en à peine un quart d'heure

Et ce matin, le résultat était déjà présent dans la partie sport de notre quotidien. Je vous laisse admirer le résultat, plutôt réussi il faut l'avouer :



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