Daniel & Jean-Claude Besse

Natation Vélo Course

Les News: Compétitions

Quart de Marathon

La traditionnelle course peu de temps après la reprise. Cette année, Jean-Claude s'étant fait mal au genou en tombant bêtement dans les escaliers, je suis seul à courir. C'est d'ailleurs une des première fois que je suis seul à courir... enfin, façon de parler, Pierre-André fait aussi le quart et je connais plein de monde sur place.

Pierre-André est un peu pressé pour partir s'échauffer : il argumente qu'en IronMan, il a 1h de natation et 6h de vélo comme préparation pour la course à pied ! Je lui répond alors qu'il est déjà trop tard et qu'il vaut donc mieux attendre encore un peu. Finalement, l'heure du départ arrive assez rapidement. Je me suis échauffé normalement avec toutefois quelques sensations bizarres lors des accélérations sur le gazon de la place Milan (comme de mauvais appuis). Bref, je ne m'en soucie pas trop et rejoint la ligne de départ. Après l'arrivée des meilleurs, je me retrouve bien placé en deuxième ligne.


Allez, l'arrivée est enfin là !

Une fois le départ donné, je laisse partir les premiers en me disant qu'il ne faut pas faire la même erreur que l'année passée (le premier kil en 3' - 3'05, c'était quand même un peu rapide). Au premier kilomètre justement j'ai déjà l'impression de ne pas être bien. Mon rythme ne me semble pas très élevé et j'ai pourtant une sensation de fatigue qui commence déjà. Je regarde la montre et les 3'19" affichées me rassurent quand même la moindre, même si j'en vois déjà pas mal filer loin devant. La descente passe pas trop mal mais le rythme baisse déjà : 7' environ au deuxième kilomètre. Je cours ensuite avec Jimmy pendant une bonne partie de l'aller, Ludivine nous dépasse puis Sandra ainsi qu'un bon nombre d'hommes. Je continue ensuite seul et toujours à mon petit rythme, car il m'est impossible d'accélérer. Le retour se fait similairement avec une tentative de s'accrocher à Stef à environ 1,5km de l'arrivée mais là non plus sans succès.

Le temps final de 38'22 me déçoit, moi qui espérait arriver plutôt en 36'. Je ne sais pas si c'est la période de l'année ou quoi mais l'année passée également j'avais eu de la peine sur cette course. Peut-être bien que, comme l'a dit Villy, je manque un peu d'endurance puisque nous faisons principalement des séries (relativement courtes) à pied. Il faudra donc bien travailler le volume cet hiver et être prêt pour la saison prochaine (car au final, cette course n'est pas un objectif pour moi).

 

Je termine par un petit mot pour féliciter Fiona, qui court avec nous le jeudi depuis la reprise de l'EPFL, et qui a remporté le semi chez les dames en 1h17'. Bravo !

Daniel



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Uster triathlon

Dernière course du circuit junior et dernier triathlon de la saison pour nous, le triathlon d'Uster a eu lieu le weekend passé. Pierre-André étant occupé par son traditionnel Ironleman, nous avions organisé le voyage avec Pierre et l'hôtel avec Martial. Malheureusement les Gottraux ne sont pas venu comme Gea n'a pas encore bien récupéré de sa bronchite. Par ailleurs, c'est toute la délégation orange qui était réduite pour cette course, notamment à cause des Championnats d'Europe de triathlon par équipe auxquels Antoine, Sylvain et Estelle ont pris part.

Le stress de la veille

Nous avions rendez-vous le samedi à 15h avec Pierre pour faire le voyage jusqu'en Suisse allemande. Nous dînons donc tranquillement aux alentours de midi et commençons à préparer nos affaires vers 12h30 - 12h45. Je descends tout d'abord au sous-sol prendre les affaires pour la transition et lorsque je lève la tête pour regarder mon vélo (suspendu juste au-dessus), j'ai l'impression qu'il y a quelque chose qui cloche... une seconde de réflexion plus tard,je remarque que mon pneu (ou plutôt boyau) arrière est complétement plat. Je démonte ma roue et la regonfle, puis commence à l'analyser consciencieusement. J'ai encore le secret espoir que le boyau n'est pas percé... et pourtant, tout indique que oui et j'ai encore le temps de le changer avant la compétition. Je cherche le trou, mais je ne sens rien. Je trouve finalement une petite aspérité, de laquelle il ne semble toutefois pas sortir de l'air (même la joue collée contre, je ne sens rien). En montrant à Jean-Claude, j'en trouve une plus grande... la fautive ? Rien de plus sûr... Le test de la bassine (un peu d'eau dans laquelle on immerge le boyau) me le certifiera : l'air sort au goutte à goutte (ou au bulle à bullelangue) par cette infime ouverture. N'ayant jamais changé de boyau, je décide de partir au magasin de Jean-Gilles pour être sûr de tout faire comme il faut. Gianna va me chercher un sac et un natel, puis je fonce jusqu'au magasin avec mon boyau de rechange. Il est déjà 13h15 et je stress sachant le temps qu'il nous a fallu pour monter les roues la première fois. Le stress est cependant inutile, car le tout est changé en 30 minutes voire peut-être 45 avec le temps de régler les vitesses qui peinent un peu à passer (rien à voir avec le boyau percé, mais tant qu'on révise le vélo, pourquoi ne pas faire dans le reste également ?) ; le choix des bandes auto-collantes pour coller les boyaux sur la jante était certainement une bonne décision. Je ressort donc heureux et avec un vélo en meilleur état qu'auparavant et, après un arrêt à mi-parcours pour tourner la molette de réglage des vitesses d'un huitième de tour (ne dit-on pas que tout est dans les détails ?), je suis de retour à la maison pour finir mon sac. Et il me reste une bonne heure, pendant laquelle je tourne presque en rond dans la maison, étant prêt à partir et ne voulant pas commencer à enlever le chaussure et à me poser quelque part, et pourtant attendant que le moment arrive enfin.

 

Après quelques bouchons, mais surtout beaucoup de travaux sur l'autoroute, il est déjà passé 18h lorsque nous arrivons à Uster. Nous partons donc immédiatement pour la reconnaissance du parcours vélo. Je ne suis pas très motivé à faire le tour complet le soir, mais je finis par suivre Jean-Claude. Le tour est très plat et pourtant jamais plat ; un tour de lac sans dénivellation, mais toujours en - très - léger faux plat. Aucun virage dangereux... un vrai parcours de rouleur quoi !

S'ensuit une bonne platelée de pâtes à la pasta-party où les parents ont déjà pris les dossards. Les spaghetti sont si bons que l'on se sent obligés de redemander un supplément. Le cuistot nous l'offre avec plaisir et on doit le forcer à ne pas trop remplir l'assiette : "C'est pour la victoire" qu'il dit à Jean-Claude, mais lorsqu'il ajoute "encore une première place" en prenant mon assiette je suis obligé de répondre "ce sera difficile".


Départ natation

Bonne natation

Le jour de la course, tous les préparatifs se font selon l'habitude. Il fait d'abord un peu froid et je regrette de ne pas avoir pris les gants et le bonnet comme Tim et Robin, mais une fois le soleil dégagé de ses nuages, la température devient plus acceptable. La neoprène est par contre autorisée. Au départ, tous les juniors sont devant la ligne et je crois que si Jean-Claude ne m'avais pas dit que le départ avait lieu dans 10 secondes, j'aurais été surpris. Quasiment aucune indication et aucun mot pour nous dire de reculer ! Ma foi tant pis, maintenant il faut nager. Sur l'aller je me situe entre deux groupes, je ne sais pas trop lequel suivre. Je suis les deux de gauche à partir de la première bouée, car ils ont pris un peu d'avance sur les autres. Un concurrent me pousse sur tout le retour mais j'arrive malgré tout à m'accrocher à Tim et Nicola qui sont mes deux ouvreurs. C'est donc en très bonne position que je sors de l'eau.

Départ à vélo difficile, puis bonne fin de tri

La transition est moyenne et mes 10 mètres de retard à la sortie de l'eau sont plutôt de 30 au départ vélo. J'essaie tout d'abord de les fixer devant pour ne pas perdre du terrain. Le début est toutefois difficile et les cuisses me font mal. Leandro me passe comme une fusée à 5 kilomètres et le voyant rattraper mes deux points de mire (maintenant à une bonne centaine de mètres), je m'en veux de ne pas avoir fait le forcing pour m'accrocher à eux dès le début. Vers la mi-parcours, Giacomo me dépasse et je vois devant que Leandro s'est fait arrêté pour drafting. Le moral est de retour (même si Leandro a pu repartir devant nous) et le rythme de Giacomo me convient très bien. Je reste entre 5 et 10 mètres derrière lui et nous finirons notre tour ainsi avec en plus Robin qui nous a rejoint vers 12km.


Après 500m de course, dans la foulée de Robin

A l'approche de la transition, les changements à la tête du groupe se font plus fréquent (même sans drafting). Je change très bien et sors le premier de la zone de transition. Je me sens bien et force le rythme au début. Robin est tout de suite avec moi. Quelqu'un lui annonce en suisse allemand : "Tu es deuxième, 30 secondes sur Tim". Ai-je bien compris (deuxième virtuellement car le groupe de devant n'est pas loin) ? Peu importe, l'essentiel est de le tenir le plus longtemps possible, car Robin est un des meilleurs coureurs à pied. Je le laisse passer devant mais je m'accroche tout de suite dans sa foulée. Tout va bien jusqu'au premier kilomètre, puis j'ai une légère baisse de rythme dans le deuxième. Je pense que Robin a encore accéléré puisque nous voyons maintenant Leandro 100 mètre devant. Il me lâche en effet assez rapidement. Le rythme revient ensuite et je finis plutôt content de ma course à pied. L'écart avec Leandro est resté constant jusqu'à l'arrivée et j'ai même battu Thobias sur la partie course alors qu'il est d'habitude plus rapide.

 

Cette sixième place me satisfait donc. Le début du vélo était assez dur mais le reste a très bien passé. Malgré un parcours que je n'estimait pas des plus intéressant la veille (un tour de lac plac et presque ennuyant, uniquement pour les gros rouleurs et un parcours à pied avec un long aller-retour le long de la route), le fait de rouler en groupe même assez distant m'a poussé sur la deuxième moitié et j'ai été entraîné par Robin au départ de la course ce qui m'a permis de distancé Giacomo et de bien résister au retour de Jean-Claude et Thobias. Je n'ai juste pas réussi à rattraper Leandro en course, mais il a nettement mieux couru qu'à Lausanne.

Vacances bien méritées

La saison est maintenant finie. Je suis cinquième au classement junior, mais plusieurs autres n'ont pas fait les quatres courses nécessaires. Premier de 1992, je suis content de cette place, même si je sais que la lutte risque d'être rude avec Nicola, Leandro et Jean-Claude l'année prochaine.

Nous allons maintenant faire une période de pause, avec notamment deux semaines au Canada à partir de mercredi. Puis nous reprendrons la préparation et feront certainement quelques courses dans la région. Mais avant cela, pour être en pleine forme pour bien commencer l'EPFL, nous partons quatres jours pour un "tour des Alpes" sur le weekend du jeûne. Beaucoup d'activité en perspective donc !

 

Daniel



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Triathlon de Lausanne

On pourrait presque parler de Jour J. Pas de championnats suisses, non, une course du circuit national junior. Mais pas n'importe laquelle ; Lausanne c'est LE triathlon à ne pas manquer en Suisse, à la maison qui plus est. Pourquoi celui-là ? Parce que Lausanne est le mieux organisé (indications et sécurité sur le parcours, installations au bord du lac, cadre idéal, beau temps chaque année, ...) et que, depuis quelques années, ça se sait. Tout le monde vient donc, ça se bouscule déjà pour prendre les dossards à midi le samedi (pour la course dimanche matin !!) et l'ambiance est incomparable.

Chapeau donc à tous les responsables, organisateurs, bénévoles et autres aides pour leur travail. Les légers couacs (parcours à pied relativement long en sortant de l'eau et beaucoup de monde sur le parcours vélo) sont vite pardonnés quant on sait ce que représente une telle organisation (avec en plus les exigences de l'ITU à gérer pour les championnats du monde).

La course

Lausanne méritait bien ces quelques compliments, mais je pense bien que vous lisez plutôt cette news pour avoir des informations sur ma course... Cette fois-ci, nous arrivons tôt sur le lieu de la course, soit à environ 6h30. Le départ étant à 8h, ça nous laisse le temps de s'installer confortablement dans la zone de change et de s'échauffer en douceur. Rien à signaler donc jusqu'à l'annonce du speaker vers 7h15 : "Les juniors partent avec le short-distance, sur 500m de natation et la néoprène est autorisée". On fera donc la course avec, ça permet de ne pas se faire couler par les adultes... Après les relais, les "vétés" et les femmes vient donc notre tour.

Je m'avance en premier sur le ponton et choisis une place en face des bouées à rejoindre. Enfin, on ne les voit plus à cause du soleil se levant gaiement sur Ouchy mais je distingue plus ou moins la direction à viser. Beaucoup d'adultes autour de moi, pas de juniors. Il va donc falloir partir vite pour ne pas se retrouver coincé. L'astuce que je trouve est de coincer les pieds sur le bas du ponton. Peu après l'annonce des trente secondes restantes, je lâche la main du ponton et pagaie un peu pour rester contre. Dès le top départ, je pars en flèche sous l'eau pour ressortir largement devant les adultes placés à mes côtés, le tour est joué !

Peu après, je vois un petit groupe avec notamment Daniel et Cervantès sur la gauche et un autre à droite, visiblement aussi des juniors. Impossible de voir la bouée, je me mets donc dans les bulles (les deux groupes se sont resserrés juste devant moi) et attends d'arriver au virage. Sur le retour la visibilité est meilleure, le parcours me semble passer assez vite. En sortant de l'eau j'aperçois Leandro juste devant, puis un groupe avec Valentin, Daniel, Robin et quelques autres...

Je prends mon vélo et démarre mes TROIS boucles. Montée d'Ouchy en moulinant puis grosse plaque à côté de la Place Milan et rebosse pour arriver sur l'Avenue de Provence qui file à environ 60km/h. Virage à gauche pour attaquer la Vallée de la Jeunesse sur les freins (un peu crispé par moi-même et gêné par les autres concurrents à dépasser). J'y perds de vue Leandro au premier tour, visiblement plus à l'aise que moi en descente... Retour à plat au guidon de tri avant de renchaîner tout ça. Je tiens un bon rythme sur la deuxième montée d'Ouchy qui me permet de rattraper Daniel et Robin. Robin propose de prendre des relais dans l'Avenue de Provence. Je dis pourquoi pas (plein d'autres ne se gênent pas de le faire) et prends le premier relais dans le faux plat descendant. Robin passe devant au début de la descente et prend plus de risques que moi. Daniel a beau me dire de freiner moins, il nous a pris une bonne vingtaine de mètres qu'on reprend sur le retour à plat. Un adulte nous dépasse vers la Place Milan et on s'accroche comme on peut. Robin se met dans sa roue directement mais se fait vite repérer par une moto qui va le suivre jusqu'à Bellerive où il reçoit une pénalité. Il coupe un peu son effort, je le rattrape et Daniel prend un peu de terrain dans la dernière montée de l'Avenue d'Ouchy. Juste après la tour Haldimand, Robin me fait signe qu'il abandonne à cause de sa pénalité.

Partir à pied ne me pose pas tout de suite de problèmes, mais ils viendront assez vite. Juste après le demi-tour, je sens une douleur progressive dans l'épaule gauche (que j'avais faite masser par ma maman le jour d'avant pour la même raison). Rapidement, il me deviens douloureux de tenir le coude plié et j'essaie de secouer un peu le bras pour me détendre. La douleur passe au début du deuxième tour, mais le style de Genève n'est plus là. Dur d'accélérer même si je sens l'écart avec Leandro se réduire progressivement. Je finis juste 14 secondes derrière lui, incapable de hausser le rythme pour le rejoindre...

C'est seulement après l'arrivée que j'apprends avoir pris la 4e place ! Un groupe de 5 a en effet fait un tour de moins à vélo (pourtant un junior devrait savoir compter jusqu'à trois, non ? clin d'oeil Mais ça arrive à tout le monde, ça me rappelle le mini-marathon ou l'Indoor Triathlon au Luxembourg...) et le premier (comble de malchance) s'arrête après un tour à pied en voyant les 5 autres faire un sprint à l'arrivée... C'est bon pour nos points du circuit, ça (même si on préfère toujours les gagner à la loyale) !!

Jean-Claude

PS: Bravo à l'équipe de Suisse pour avoir défendu victorieusement leur titre de champion du monde par équipes et à Daniela Ryf pour sa médaille de bronze d'hier...



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Triathlon de Genève

Debout tôt, ce matin !!  La compétition du jour a beau être "chez nous" (ou en tout cas en Suisse Romande), il faut se lever à 5h15. Je suis assez vite réveillé, pourtant. Ça doit être le fait d'avoir une course, sinon j'aurai vraiment de la peine... Bref, après un bon déjeuner, on part vers 5h45 pour Genève. Le trajet dure plus long que prévu, notamment parce qu'il relève de l'impossible de se garer dans la "cité calvine". C'est donc déjà 6h45, soit une heure et quart avant le départ de notre course, lorsqu'on sort de la voiture. On part dans le faux sens (direction la boucle càp au lieu du départ) et décide donc de vite reconnaître la boucle vélo. Dans l'agitation, on tourne en sens inverse du parcours. Pas grave, on sait désormais à quoi s'attendre : un parcours pas très roulant avec une belle montée assez raide et longue et une descente large et peu dangereuse...

Le temps passe vite. Il faut prendre son dossard, se faire tatouer, mettre ses affaires en place dans la zone de change, ..., et il est déjà 7h30. On se dirige vers le bain des Pâquis (où est donné le départ). Passage au toilettes, petits exercices de course et on enfile la néoprène. Et oui, les gens autour commencent tous à la mettre sans réelle indication officielle (autorisée ?). Un officiel annonce l'eau à 20.8°C, c'est trop chaud mais visiblement personne n'ose demander à tout le monde de l'enlever. La course se fera donc avec (comme la coupe d'Europe U23 après). Comme quoi, le règlement est sujet à interprétations... mais ça n'est pas pour me déplaire. La distance n'est de plus que de 500m, je peux tenir les premiers.

Le départ est un "mass beach-start". On attend donc le coup de pistolet sur un petit ponton avant de courir sur les galets jusque dans le lac. J'ai de bonnes sensations et suis bien dans les pieds d'un groupe composé de Daniel, Nicola, Robin, Cervantès (un mexicain en Suisse pour un mois, qui a déjà fait Nyon et sera là à Lausanne) et moi. On atteint assez vite la première bouée et, surprise, Nils n'est que quelques mètres devant (j'apprends après la course qu'il a visé la mauvaise bouée et donc fait un sacré détour). La deuxième bouée vient juste après et on retourne déjà vers la sortie. On nous avait dit de passer entre les deux dernières bouées (placées l'une à côté de l'autre), mais un canoë nous bouche le passage pour nous forcer à contourner la 2e. C'est pour tous pareille, pas trop de problèmes donc.

Je sors bien placé, sixième temps natation, environ 30s derrière Nils et 10s après mon petit groupe du départ. Bonne transition où je dépasse Daniel qui a eu un problème avec ses affaires (qui étaient tombées). Nils et le mexicain (qui a nagé sans combi) partent en tête suivi de Robin et Nicola. Je les ai en point de mire. La montée permet de voir tout le monde devant, je mouline passablement pour ne pas m'exploser. L'écart est constant avec Nicola et Robin sur les deux premiers tours, je lâche un peu de terrain au troisième. Les deux premiers accroissent encore légèrement leur avance.

Quarante secondes me séparent donc de Nicola au départ càp. Derrière, la marge est de environ 1'10" sur Daniel, pas trop de soucis de ce côté là. Le parcours càp me permet d'avoir constamment Nicola en point de mire, il me semble en effet aller moins vite que moi. Je suis à l'aise, les jambes ne sont pas trop lourdes. J'accélère donc le rythme pour réduire l'écart le plus tôt possible et si jamais avoir le temps de récupérer pour faire un sprint. Plus que 13" au départ du deuxième tour, je l'aurai, c'est sûr ! Je suis dans ses pieds après environ 3.5km et décide de ne pas m'arrêter à côté de lui. Autant le lâcher tout de suite pendant que je suis lancé. Je suis étonné qu'il m'encourage lorsque je le rejoins. Je me dis que dans sa tête il n'a plus l'espoir de me battre. La 4e place est donc déjà à moitié conquise ! Je prolonge mon effort sur 500m environ, de quoi prendre 20m d'avance. Il faut ensuite gérer le début de point qui survient, mais l'écart reste constant jusqu'à la fin.

Résultat donc :

  1. Cervantès
  2. Robin
  3. Nils
  4. Moi
  5. Nicola
  6. Daniel

Très satisfait de ma course, une bonne natation (comme toutes les natations en combi, dommage qu'il n'y en ait si peu...). Je confirme ma meilleure forme à vélo actuellement (comparé au début de saison) ; c'était déjà le cas à Nyon où j'ai pu "limiter la casse" en roulant tout seul sur les 20km. Et la càp s'est très bien passée, bonne gestion de l'effort ; il m'était de toute façon impossible de viser une meilleure place en descendant du vélo.

 

Jean-Claude



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CS de triathlon à Nyon

Hier avaient lieu les Championnats Suisses de triathlon à Nyon. Une compétitions de haute importance donc avec tous les meilleurs Suisses (et même plusieurs étrangers) présents. A noter que nos supporters sont également nombreux (merci à eux).

Nous arrivons sur place vers 10h15, soit une heure et demi avant notre course. Leandro nous dit qu'il y a un briefing à 10h30 mais ne sachant pas où il est donné, nous n'y allons pas. On fait donc le check-in, il pleut encore un peu mais ça se calmera pour notre course. Nikos nous raconte alors les détails du briefing : drafting autorisé... comme prévu, néoprène interdite... pas une grosse surprise et il finit par "2 tours natation, 2 tours vélo, 2 tours course" !?! On n'était pas venu pour un double-sprint ? Après vérification, Nyon a effectivement une vision assez spéciale du double-sprint puisqu'il s'agit simplement d'un triathlon normal avec 2 tours dans chaque discipline !

Mais bon, pas question de se laisser déstabilisé par ça maintenant. L'échauffement se passe comme normal et départ au bord de l'eau. Elle paraît fraîche en entrant mais elle est excellente pour nager. On ressort quelques minutes avant le départ, puis le speaker veut faire un appel des juniors : " numéro 61 Otto Tim, numéro 53 Dallenbach Alexandre, numéro 51 Bühler Jürg" il s'arrête alors, regarde ses feuilles d'un air bizarre puis ajoute "et puis les autres, vous pouvez rentrer".

La course en elle-même


Sortie à l'autralienne entre les deux tours natation

Je me place sur la ligne de départ assez à gauche. Au bout de quelques secondes je remarque que je suis le dernier à être encore derrière la ligne. Je passe donc dessous et le starter annoncera plus tard : "Veuillez juste tenir d'une main la ligne avant le départ". Drôle de façon de donner un départ, mais avec une vingtaine de juniors alignés, chacun arrive à trouver une place et tenir la ligne. De mon côté, on est plus avancé que les autres (on peut tirer la ligne alors qu'à droite le ponton empêche de la déplacer). J'entends juste un "Eh mais ils avancent là-bas" lancé par un autre concurrent, le départ est malgré tout donné.

Je pars fort et je me dis que je dois tenir Tim qui est juste à ma droite le plus longtemps possible. Il s'échappe toutefois avant la première bouée déjà et tout un groupe part avec lui. Il me semble être seul ou tout du moins en tête d'un deuxième groupe s'il y en a un. Sortie de l'eau à l'australienne à fond pour moi (j'ai encore des doutes d'être bien placé). La ligne droite vers la première bouée me semble moins droite cette fois-ci que lors du premier tour et un concurrent en rouge me rattrape par la droite. Il prend toutefois les bouée assez large se qui me permet de rester à ses côtés jusqu'à rattraper une trifonction noire. Les deux sont alignés devant et je fais la dernière ligne droite dans le pieds. Dans la montée, il faut se dépêcher pour pouvoir fair le vélo avec eux (je sais alors qu'il s'agit du mexicain Cervantes et de Nicola Bochtler).

Au départ vélo, Nicola est une dizaine de mètres devant et je suis avec le mexicain. La jonction est faite très rapidement et un belge nous a également rejoint (De Bolster, que l'on avait déjà rencontré au Luxembourg). J'avais un peu peur pour la monté qui n'est pas trop mon fort, mais Nicola mouline comme à son habitude et je fais pareil. Le belge a quelques mètres d'avance, heureusement vite comblés. On rattrape également Nikos qui semble à l'arrêt dans le plat. Il regarde souvent derrière, visiblement en train d'attendre que notre groupe le rejoigne. On est donc cinq à prendre des relais. De Bolster semble un peu plus fort que les autres à vélo (ou en tous cas, plus nerveux et plus volontaire). Il prend donc un peu plus de relais mais chacun y met du sien.

A la fin du premier tour, Pierre-André nous gueule que les autres "attendent" et ne sont plus très loin. Je me dis pourtant que ce n'est pas mon rôle que d'aller les rechercher, et tout le groupe continue comme auparavant. A la montée, je mouline à nouveau et me place plutôt aux avants-postes. On reste tous tranquille pour ne pas perdre trop de forces et la montée ne se fait donc pas à fond, mais au rythme. Les relais reprennent dès le sommet et on aperçoit le groupe de devant, avec Tim très reconnaissable à sa position assez assise sur sa selle (était-ce parce qu'ils n'étaient pas à fond ? c'était en tous cas l'impression qu'il donnait). Le rythme s'accélère encore un peu et le relai fait que je suis en tête dans l'entrée du faux plat sur Eysins. Nous ne sommes alors plus qu'à une vingtaine de mètres du groupe et De Bolster met une attaque pour les rejoindre. Je n'ai pas les forces pour réagir immédiatement et n'ai pas envie de tirer mon groupe sans arriver à rejoindre celui de devant. Je continue donc au même rythme qu'avant et personne d'autre n'attaque. Après le virage et le rond-point, Nikos remet un coup d'accélération, et je reste coincé derrière le mexicain (qui freine dans ces virages pourtant faciles). Il nous prend donc deux mètres avec Nicola dans sa roue. Je reste dans celle de Cervantes car il a l'air décidé à les rejoindre. Un fois chose faite, nous avons repris du terrain sur l'autre groupe grâce à ces accélérations et je me décide à tirer un bon coup pour combler les cinq mètres restants. Je me mets alors plutôt aux avants-postes. Je suis alors troisième du groupe derrière Jürg et Dallenbach. Ils se titillent un peu dans la descente et une ou deux personnes me passent à la relance. Rien de bien grave, j'arrive à me replacer très facilement en quatrième position (étonnemment Jürg, Nicola ou encore Tim ne semblaient pas vouloir descendre du vélo en tête). A la descente du vélo, je perds une chaussure, heureusement il ne s'agit pas d'un "vrai" double-sprint et je n'ai pas besoin de revenir la chercher.


Arrivée du vélo en excellente position

Au départ de la course à pied, je suis 6e, mais disons plutôt dans le groupe des 2 à 9. Devant, ça part très vite et j'ai de la peine à me mettre dans le rythme. Seul Nicola a autant de peine que moi. A la montée sur le pont, je force un peu pour reprendre un bon rythme, le jambes reviennent très légèrement mais c'est le souffle qui prend un coup. Au retour, Robin, un autre belge et la première femme (partie 2 minutes plus tard) me passent à une vitesse folle. La deuxième me passe également et Jasmin Läderach me dépasse au début du deuxième tour (elle en était à son premier). Je bois au ravitaillement, il fait chaud. M'étant calmé pendant tout un demi-tour, le souffle revient maintenant et j'accélère gentiment mon rythme. Jasmin reste un bon moment vingt mètres devant sans creuser l'écart. A partir du demi-tour, je m'intéresse plutôt à quelqu'un d'autre : Nicola n'est plus qu'à dix mètres. Je suis dans ses pieds à la fin de la descente. Il mène le rythme et donne plusieurs légères accélérations qui me font mal. Il me semble alors qu'il finira devant moi, mais je me force à rester au contact. Il ne prend jamais plus d'un mètre d'avance, mais je n'arrive pas à passer devant avant le dernier virage (comme le voudrait toute la famille postée dans ce virage). Le chemin est un peu serré après et je lance le sprint à cinquainte mètres de la ligne. Ouf ! il ne réagit pas.

A l'arrivée le speaker que nous connaissons bien annonce à propos de mon sprint : "On voit qu'ils [en parlant de Jean-Claude et moi] ont été entraînés par un spécialiste de course à pied. On les a vu souvent sur le stade du Croset à Ecublens avec Jean-Gilles Talin faire des petits sprints, il les a faits souffrir, mais ces efforts ont payés aujourd'hui !". Et il a certainement raison, même si toute ma course n'a pas été un exemple, ce sprint et la résistance aux accélérations précédentes sont le fruit de nos entraînements. Merci Jean-Gilles donc !

 

10e de la course mais 6e Suisse junior et 1er Suisse de 1992, je suis très content de ma course. Pour une fois le vélo s'est très bien passé. Je l'ai peut-être un peu payé au premier tour de course, mais ces efforts étaient nécessaires et je n'en ai pas fait plus que les autres de mon groupe. C'est par ailleurs une bonne place par rapport aux autres compétitions de cette année.

 

Les triathlons s'enchaînent maintenant avec Genève la semaine prochaine, Lausanne celle d'après et Uster pour terminer en beauté.

Daniel



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Züri-Triathlon

En marge de l'ironman s'est déroulée une manche du SwissTriathlon Circuit ce samedi à Zürich. Une fois de plus, la course junior est angencée tôt le matin (8h20), ce qui oblige de faire le voyage le jour d'avant et de dormir sur place (très agréablement chez le parrain à Nadine, à environ 15 minutes du départ). Le temps est malheureusement moins beau que chez nous, et c'est la pluie qui nous accueille comme à Nottwil.

Le samedi, il pleut légèrement lorsqu'on se lève (soit vers 6h), mais ça va s'arrêter assez rapidement. On place nos affaires dans la zone de change... pas de contrôle (dossard, casque, guidon de tri, ...) : visiblement les bénévoles se réservent pour le lendemain ! Bref, on part s'échauffer à pied sur la fin du parcours pour répérer au besoin l'arrivée. J'ai un peu mal au ventre, rapidement un point au début de l'échauffement mais ça passe en une petite dizaine de minutes. L'heure avance vite (au contraire des ligne de ma news...) et il faut déjà aller vers le départ natation pour finaliser les préparatifs. Je décide d'aller dans l'eau environ 10 minutes avant : elle est meilleure que l'air (23.8°C contre ~13°C) et il fait presque froid en ressortant se placer sur la berge...

La course "short-distance"

Il faut donc courir quelques mètres jusqu'au bord de l'eau puis plonger avant de nager réellement... pour environ 5m avant de se faire couler par la droite ! Je jette un coup d'oeil avec l'intention sur le moment de me venger lorsque j'entrevois du orange sur la combi... on ne va quand même pas se couler entre frères !! (Même si c'était pas très gentil de sa part...)

La course continue et bien que je ne sois plus placé avantageusement à ce moment, j'essaie de remonter un peu avant la bouée ... pour me retrouver dans une position similaire à celle que j'avais à Sempach, soit premier poursuivant légèrement distancé par un groupe de tête. Je dois zigzaguer un peu car il faut souvent corriger la direction en sortant la tête de l'eau jusqu'à remarquer tout à coup que l'île sur laquelle on doit passer est directement à ma droite : on nous avait dit de viser une bouée orange plus loin, je pensais qu'on la prenait (mais je suis visiblement pas le seul à avoir fait ce petit détour). Une sortie à l'australienne et 30m de natation plus loin (soit 500m en tout), je sort de l'eau en 7e position et chose notable j'ai déjà rattrappé quelques populaires partis 10 minutes avant nous...

Première transition normale et je pousse mon vélo à la sortie de la zone de change. Premier problème : la sortie est littéralement bouchée par des "popus" incapables de monter sur leur vélo ! Il faut se frayer un chemin et ce sera malheureusement pareil sur tout le parcours vélo : dépassé au moins 100 concurrents en freinant, se décalant, relançant, ... . Pas trop aimé le parcours vélo, malgré de relativement bonne sensations.

Petite anectode : J'arrive lancé, sans me soucier, au deuxième demi-tour à fond. Le hic : les nouvelles roues achetées jeudi passé freinent un peu moins bien que les anciennes (carbone+mouillé oblige). J'en suis quitte pour une toute petite frayeur, mais je prends un peu plus de marge pour les suivants (de demi-tour). On en avait pas encore parlé, c'est vrai, mais c'est notre dépense "de l'année" : plutôt que de gaspiller notre argent par-ci par-là, on avait économisé, puis comparé sur internet et demandé des avis avant de se décider pour les Easton EC90aero (56mm de profil pour un peu moins de 1350g nues pour les connaisseurs...)

Difficile de dire pour l'instant si elles font vraiment gagner du temps (c'était quasiment la première fois à Zürich...) mais c'est agréable à rouler et ça donne un look d'enfer au vélo...

La course fut la partie la plus pénible : comme jeudi à l'entraînement, horriblement mal aux mollets, presque des crampes... je me fais dépasser par Tobias et termine en dépassant malgré tout un populaire chaque 10m environ... non j'exagère quand même un peu.

Le cadre...

Ce week-end, à Zürich, c'était l'Ironman, point. La compétition est toujours aussi mythique mais j'ai trouvé qu'il manquait cette l'ambiance qui va autour (celà n'enlève bien sur rien à la perf exceptionnelle des "finishers"). Et à Zürich (encore plus qu'ailleurs), les juniors servaient à mon goût un peu de mise en bouche, coincés dans un mini-trou de la grille horaire, et tant pis si c'est au détriment de leur plaisir... c'est dommage !



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Coupe d'Europe à Echternach

Le vendredi de ses 18 ans, il y a ceux qui partent faire la fête et ne rentrent pas à la maison du week-end et ceux qui ne sont pas à la maison pour d'autres raisons. La nôtre est presque inédite : c'était le jour du départ au Luxembourg pour notre première Coupe d'Europe de triathlon.

Le voyage se fait le vendredi dans le minibus du tri team Oensingen et, après la petite pause habituelle sur un restoroute où l'on partage le cake fait par maman (enfin, avec ceux qui en veulent... les filles ne sont pas très gourmandes), on arrive dans la ville "historique" d'Echternach qui est plutôt un village avec un petit centre pavé si on a vraiment fait tout le tour. Avant souper, la délégation suisse emmenées par Fabio (il a déjà fait ce triathlon l'année passée) fait une petite reconnaissance du parcours vélo. Le tour du lac (devrait-on dire étang ?) de 4km est si rapidement terminée, qu'un deuxième tour s'impose.
Bilan : un des passages empruntés est relativement étroit (chemin de 2m de large) et il y a deux virages à 90° avant et après la ligne droite du retour (le deuxième fait peut-être même un peu plus que 90° et il y a des pavés dans le virages, mais ils sont heureusement très bons et pas très hauts).

Souper à l'hôtel avec des belles grandes assiettes mais peu remplies, la deuxième ration est donc une formalité pour quasiment tous les athlètes.

Samedi : repos

Samedi est la journée pendant laquelle nous avons le plus dormi depuis le début des vacances. Lever 8h, déjeuner et retour au lit pour une petite heure de somnolence. On retourne ensuite sur le parcours du triathlon pour tester les parcours càp et natation. La course se fait en deux aller-retour sur un chemin goudronné le long du retour vélo. Il fait très chaud (~35°C) et l'on est déjà tout transpirant. Un tour avec quelques accélérations suffira donc. Nous nous dirigeons ensuite sur le ponton de départ. Ueli plonge le premier et... grand étonnement ! Le lac n'a que 1,50m de profond avec 15 à 20cm de vase au fond. Pas surprenant dès lors que l'eau ne soit pas limpide et turquoise. Elle est même tout le contraire de cela : il n'est en effet pas possible de voir plus loin que son coude en nageant. Mais c'est au bout de 200m que la surprise est la plus grande. Le parcours en forme de triangle passe alors très proche du bord juste avant d'arriver à la première bouée et la profondeur est... de 20cm environ !! On peut donc marcher les pieds au fond !

Equipe suisse
L'équipe suisse au complet lors de la reconnaissance des parcours... (Photo par Bruno Probst)

Retour au centre ville pour dîner avec un petit tour du lac en sus (allez c'est tellement court), mais à l'hôtel voisin cette fois-ci, car les portions sont mieux fournies. L'après-midi se passe pour la majeur partie au lit : dodo d'abord, puis couché à regarder le tour de France. 2 minutes avant l'arrivée de Chavannel, nous devons repartir pour le briefing et la pasta party. Rien d'exceptionnel là, la neopren est interdite (logique avec de l'eau à bien 27°C) et nous devons signer la liste de départ.

La course

Dimanche, le déjeuner est fixé à 7h30. On a donc tout le temps de digérer avant le départ de 11h30. A 9h50, tout le monde se retrouve au minibus et pompe son vélo. Le stress doit déjà être bien grand, car, bien que le départ vers le lieu de la course était prévu par Claude à 10h, Jean-Claude et moi sommes les deux derniers garçons à partir à 9h56 (il faut préciser que les filles n'avaient la course qu'à 12h12).

Arrivé sur place, une course populaire adulte est en route. Bravant l'interdit, les copains partent presque tous sur le parcours à vélo. Mais, Jean-Claude et moi préférons courir un peu comme nous connaissons déjà bien ce parcours vélo. De retour, on se pose un moment à l'ombre tant il fait chaud avant de partir pour quelques brasses qui font le plus grand bien. L'heure du check-in est arrivée et nous restons aux abords de la zone de change jusqu'à 11h15. Le commissaire de l'ETU nous met ensuite en file par ordre croissant de numéro et un organisateur nous appelle au micro pour nous placer sur le ponton.

Il y a beaucoup de monde (environ 70 juniors) et il est donc logique que cela pousse un peu au départ. A 200m tout le monde se lève et je fais de même pour une dizaine de mètre avant de replonger. J'essaie une deuxième fois de me lever quelques mètres plus loin mais, même si je touche le fond, il est impossible de se pousser. Passage de la bouée avec à nouveau un ou deux accrochages mais rien de trop grave. Je touche à chaque tour de bras celui sur ma gauche avant de remarquer qu'il a lui aussi la combinaison suisse et de lui laisser par conséquent un peu plus d'espace. Je pensais en nageant qu'il s'agissait de Jean-Claude, mais au vu des temps natation je pencherais plutôt pour Fabio maintenant. Il me semble alors qu'il y a pas mal de monde devant.

A la sortie de l'eau, je vois en effet Fabio juste devant et je pars à vélo à la tête d'un petit groupe. Le groupe n'est pas encore véritablement formé et c'est Valentin et Leandro, sortis une dizaine de secondes en retard en natation, qui vont prendre les commandes du groupe jusqu'à rattraper le groupe d'Ueli. A partir de ce moment, nous sommes un groupe de 25 avec trois Suisses à l'avant du groupe (Valentin, Leandro, qui essayera même une sortie, et Robin) et trois plus sur l'arrière (Fabio, Ueli et moi). Jean-Claude est dans le groupe suivant, alors que (mentionnons tous les Suisses pendant que nous y sommes) Tim et Nils sont dans le premier groupe avec 1' d'avance.

L'écart avec la tête est constant sur toute la partie vélo, mais je dois me forcer dans toutes les relances pour m'accrocher au groupe. Dans le dernier retour (il y avait 5 tours) je remonte un peu sur la droite mais tout le monde fait cela et je me retrouve à nouveau à l'arrière de groupe après le virage à gauche et en posant le vélo (ça bouchonne même un peu à l'entrée de la zone de change).

Je pars plutôt gentiment en càp comme je suis déjà bien fatigué. La course se passe toutefois assez bien et je peux constamment accélérer mon rythme. Je n'ai pas non plus trop souffert de la chaleur (bon je me suis quand même beaucoup aspergé : 3 bouteilles + 1 ratée et 2 douches). J'ai donc dépassé Leandro et Fabio et je me suis bien rapproché de Nils.

Voilà pour la course. Niveau classement, je suis 37e et Jean-Claude 47e sur 64 classés. Je suis plutôt satisfait pour ma première Coupe d'Europe.

Daniel



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Sempacherseetriathlon

Comme souvent, malheureusement, la course des juniors se retrouve tôt le matin à l'autre bout de la suisse-allemande (enfin là ça va encore, mais c'est quand même départ à 8h15 !). Peut-être bien parce que les participants ne se bousculent pas sur la ligne de départ : 12 petits juniors devant une ligne de 50m de large, pas de quoi se collisionner.
Quoi que, on part évidemment tous du côté de la bouée, mais ça s'éparpille assez vite... Je n'arrive pas à suivre le rythme (dommage que la néo ait été interdite :-( ); le petit groupe de tête prend le large. Comme à l'entraînement les jours avant/après la course, j'ai l'inpression d'être lourd dans l'eau et de mal flotter (ça arrive parfois, mais l'impression est assez rare heureusement). Je termine mon pensum (y compris la remontée jusqu'au stade depuis la berge) en 12'06", avec une grosse minute de retard sur les premiers, environ 50" sur Daniel et 30" sur Leandro. Rien de catastrophique mais ça fait déjà un bout à rattraper.

Sur le parcours vélo, j'ai d'assez bonnes sensations. Le paysage est très joli, très peu de voiture, je maintient une bonne moyenne d'environ 40km/h en solitaire... jusqu'à la montée à l'entrée de Sempach, qui me scie les jambes. Je récupère un peu dans la descente et un bus me dépasse, suivi de près de Tobias Kuhnert et Gregorio Delco. Pellandini (coach tessinois) est dans le bus avec un autre (sûrement un parent) que je n'arrive pas à reconnaître. Pas très fair-play, mais le mal est fait...
On finira le vélo plus ou moins dans les mêmes temps, sans drafter réellement mais souvent à moins de 7m de distance chacun.

En course, Tobias part devant avec comme à son habitude un bon rythme que je m'efforce de suivre. On gagne gentiment du terrain sur Daniel et Leandro, environ 200m devant. Jusqu'à dépasser Daniel au départ du 2e tour. Et là, petit à petit, un gros point survient : impossible de respirer, je suis à court d'oxygène. 2 pas en marchant, Daniel repasse devant et je reprend doucement mon rythme de croisière (3'30" au kil).
Leandro semble aussi avoir de la peine; je ne pensais plus pouvoir l'avoir jusqu'à l'entrée dans le stade (à environ 400m de l'arrivée). Je revient dans ses talons 150m plus loin et il lance le sprint dans la dernière ligne droite. Au prix d'un intense effort, je parviens à sa hauteur et donne toutes mes forces sur la ligne. J'ai l'impression d'être 20-30cm devant, mais à chaud c'est dur à juger. Finalement, je termine 6e, 3 dixièmes ... devant Leandro !

Comme toujours, la natation me pénalise, surtout lorsque c'est sans combinaison (6e temps). La course à pied me convient bien (4e temps malgré mon petit passage à vide) et j'ai nettement mieux tenu à vélo qu'à Morat (7e temps).

Jean-Claude

1 commentaire
J'ai mis quelques photos (maintenant que le site marche à nouveau). Le lien est juste à droite de la news...
par Jean-Claude le 16-07-2010 à 14:38


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Tri de Morat

Les tris s'enchaînent, mais ne se ressemblent pas forcément : la température, tout d'abord. Celle de l'air n'a pas réussi à franchir les 10°C ce dimanche à Morat, c'est pas un record pour la saison ! Celle de l'eau est annoncée à un petit 15°C, qui me fait un peu peur au début. Mais c'est une fausse idée : en rentrant dans l'eau, aucun problème : la combi tient bien chaud et je n'ai pas eu froid durant toute la natation (750m).

Natation

Le départ était donnée vers 9h15 uniquement pour les juniors ; soit un départ à onze ! Il n'y a pas eu trop de bousculades, évidemment. La première portion jusqu'à la bouée se fait face au vent et aux vagues qu'il crée ; c'est assez difficile de s'orienter sans boire la tasse. La meilleure solution est celle de suivre un groupe (romand en l'occurrence puisque c'était Daniel, Valentin et Leandro) et de vérifier une fois de temps en temps si la direction est correcte. Le retour est un peu traître, car de travers et il me semble que le petit groupe se laisse déporter par le vent. Je prends donc la ligne droite (ou j'essaie) et arrive dans leurs pieds à la deuxième bouée, alors qu'ils me semblaient légèrement plus rapide. Ils me prennent en effet environ 20s sur le dernier tronçon de 100-150m.

Vélo

Après une transition normale (où je mets mon dossard à l'envers car quelqu'un avait marché dessus et j'ai un peu de peine à faire passer la néo par dessus la puce, tout cela sans perdre trop de temps), je pars à vélo juste derrière Valentin, qui à un peu moins bien réussi la sienne (n'est-ce pas ?). Il réussira au contraire nettement mieux le vélo, où il me prends trois minutes !! C'est que le drafting est interdit (et de toute façon j'était les trois-quarts du temps à au moins 200m de celui de devant...) et j'ai eu de la peine à me mettre dans un rythme rapide. J'ai bien dépassé Daniel dans la montée, mais eu de la peine à tenir une bonne moyenne tout seul. Et le résultat se paie vite, malheureusement.

Càp

C'est pas grave, j'ai encore bon espoir de faire mieux en càp... mais plus pour si longtemps. La réalité revient vite lorsque mes pieds me font comprendre en descendant du vélo qu'ils sont gelés. Le départ course est dur, les pieds engourdis font mal et le ventre s'y met aussi : ça gargouille et je sens un début de point. Je serre les dents mais doit à peine tenir le 5min/km à mon avis triste. La preuve : Tobias Kuhnert ne mets que 500m à me ratrapper, et 1km de souffrance plus tard je ne l'ai déjà plus en point de mire (et ce n'est pas dû au parcours sinueux). J'entends aussi Daniel me rejoindre et dépasser un peu plus tard.

Le troisième kilomètre me permet de me mettre dans le bain (qui a dit "un peu tard" ??) et je termine avec le deuxième du parcours double-o (qui avait encore 10km à faire à ce rythme...).

Conclusion

Dur à tirer une conclusion dans ces conditions : j'ai passablement progressé en natation et suis à l'aise en combi, c'est déjà ça. Il me manque l'habitude de tirer des distances plus grandes que YouthLeague tout seul et pour la càp, ça ira mieux s'il fait un peu plus chaud...

 

Jean-Claude



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L'autre Zug...

... ou plutôt le même, mais vécut différemment ! Aussi étonnant que cela puisse paraître, on a beau courir presque ensemble, les sensations ressenties sont parfois très différentes. C'est pourquoi vous avez une deuxième news, venant compléter celle de Daniel.

Je ne vais pas m'attarder sur les conditions externes, vu que vous en êtes déjà au courant (et sinon, renseignez-vous au plus vite en lisant sa news...).

Etonnament bien

La natation est toujours une phase critique, surtout à Zug où j'attendais avec impatience de voir si les bouées étaient mieux placées que l'année passée clin d'oeil !! C'est aussi ma première vraie expérience "course" avec une néo, on verra ce que ça donne. Tout de suite, je me sens bien, dans le coup. Valentin, placé juste à ma gauche au départ, ne me prend pas un mètre jusqu'à la première bouée. J'y coince alors un peu Ueli (tant pis pour lui s'il a décidé de faire sans combi sifflotant) et continue sur un bon rythme. C'est une rare fois où j'ai l'impression d'être à l'aise et bien placé en départ natation, il faut dire que la tactique du départ "à fond" était assez simple, mais pas toujours si facile à mettre en place. Bref, je sors de l'eau avec Nicola (qui partira dans le groupe de tête à vélo car il a nagé sans combi aussi vite que nous avec !), Val et Leandro. La transition est pas top, mais largement suffisante pour accrocher le groupe à vélo. Val tire comme un bourrin avec un objectif qu'il nous a partagé : "Allez, maintenant on les rattrape". Il faut dire que j'avais pas vraiment réalisé qu'on était que dix secondes derrière les premiers, qui ne semblaient pas tirer à fond. Moins de 5km plus tard, la jonction est faite et on termine ensemble le vélo. En fait, c'était pas si simple que ça en à l'air comme ça : il a fallut quand même tirer à plus de 45km/h de moyenne ces fameux 5km, avec une pointe (au plat) de 50,13km/h !! Bravo les gars !!

On en paie les efforts

Le groupe part donc à pied assez serré, mais le trou se fait assez vite entre Jürg devant et les autres, s'étalant petit à petit. Je suis presque Val, à une dizaine de secondes d'écart, avec Tim, Nils et Ueli, qui abandonnera à cause de crampes d'estomac. Les trois premiers tours se passent très bien, mais je paie mes efforts à vélo sur le quatrième, où je commence à choper un point... Tim et Nils me repassent ; je gère ma transition tout doucement pour reprendre mon souffle avant de replonger. C'est là que, si on l'avait oublié, l'eau nous le rappelle : elle n'a que 18°C !! Et quand on plonge d'un coup après la partie càp, il y a de quoi couper le souffle. Pas le temps de le reprendre justement, j'essaie en vain de m'accrocher à la locomotive Nils qui me prendra finalement 45" sur la partie nat (en passant : il y a quelques bugs sur Datasport, méfiance avant des comparaisons hâtives) !!! Me passe encore Nikos puis Leandro, derrière lequel je m'accroche désespérément. On repartira ensemble à vélo, après cette horrible natation (bien que les temps ne soient pas si décevant que ce que je ressentais, heureusement... sinon je crois que j'y serai encore langue).

On tire de nouveau très fort, un peu moins que la première fois mais toujours à une moyenne de 40km/h déjà conséquente. Nikos, tout seul, n'a aucune chance et on finit le vélo les trois (enfin, à quatre avec un concurrent qui avait un tour de moins). A pied, Nikos part fort ; il n'a en effet pas beaucoup tiré à vélo. Je lâche Leandro à la fin du premier tour pour rejoindre Nikos, qui s'accroche dans mes pieds jusqu'à un tour de l'arrivée. Je ne peux rien faire contre son attaque et finit à deux secondes de lui, un peu rageant mais il semblait vraiment plus fort que moi sur la fin.

Les enseignements

Meilleurs que ces derniers temps, heureusement ! La course de Zug me convient souvent très bien, et il faut dire que la version sprint très "spectacle" est très agréable à vivre : beaucoup de spectateurs, peu d'écarts, du suspense, ... La natation en combi s'est extraordinairement bien déroulée (celle sans un peu moins mais on mettrait ça sur le fait qu'il fallait replonger dans l'eau froide...). Ça valait vraiment la peine de la mettre !

Mais surtout, c'est la première fois cette saison que j'ai l'impression de tenir, pendant 50 minutes, un rythme nettement plus rapide que l'endurance (contrairement au 10kils et à Zofingen). C'est vrai qu'il faut quelques temps à l'arrivée pour s'en remettre, mais on se sent tellement bien : j'étais presque surexcité à la fin !!

 

Jean-Claude

PS : Désolé pour l'écriture à l'allemande de Zug, mais ça me choque toujours de le voir avec un "o"... et bon rétablissement aux Rushkids qui sont malheureusement tombées en nombre.

2 commentaires
La combi, ça aide toujours. Surtout si ça pousse et ça se bouscule. Toujours suivre les conseils de papa !
par papa le 13-06-2010 à 20:16
Effectivement, c'est pas pour rien que les juniors mettent les même temps natation que les pros...
(Bien que, entre nous, tout le monde sait qu'on est nettement meilleur !!)

par Jean-Claude le 13-06-2010 à 20:43


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