Daniel & Jean-Claude Besse

Natation Vélo Course

Camp d’entraînement à Tenerife

Alors que je suis de retour depuis une bonne semaine dans le froid arctique de Zürich, je prends l’occasion de vous raconter brièvement la semaine écoulée à Tenerife début février. Timing choisi pour ma part durant la pause entre la correction d’examens et le début des cours (où je suis assistant) à l’ETH. Valises déposées le lundi soir au guichet Edelweiss avant d’embarquer sur le premier vol, décollage 6h du matin.

Une fois arrivé sur place je prends le bus jusqu’à la résidence que nous avions louée, mais trop tôt pour récupérer les clés. Je monte mon vélo sur le parking, balbutie quelques connaissances d’espagnols (comprenez je parle en mots-clés italiens et tente de faire des gestes explicatifs), m’arrange pour laisser mes affaires à l’intérieur et monte sur le vélo pour un petit prologue. La température est agréable, mais le vent souffle fort, au bord de mer même quelques corniches de sable. Mais du bord de mer il n’y en a pas trop (juste l’autoroute), donc c’est parti pour 6km de montée suivi d’une route vallonnée toute en virolets qui me rappelle la région Tossa-San Féliu. Je me plante un peu dans le choix de descente (une route fréquentée en très mauvais état, avec des rafales de vent à 90° dans ma roue avant…) mais profite du retour pour une pause lunch au soleil. Pierre-André et Gianna qui volaient de Genève me rejoignent le soir et on s’installe dans le petit appart.

Mercredi matin petit footing matinal au réveil, suivi d’une sortie qui sera représentative de la semaine : départ dans les vallons, suivi de « oh ici il vente/pleut/xy », si on prenait l’autre route… celle qui monte au Teide. Ne m’étant pas bien renseigné sur la région je découvre que Tenerife est un seul volcan, dont les routes goudronnées passent en 30km du bord de mer à 2200-2300m d’altitude (suivi d’un téléphérique et du sommet à 3800m). Les routes sont en général en bon état (en particulier celles du volcan) et les automobilistes très patients et gentils avec les cyclistes. Notre moyenne est en général lente (très lente), de part la déniv ainsi que les petites courbes forçant à freiner et relancer fréquemment. On m’avait dit de compter en heure et puissance normalisée sur les îles mais je pensais pas autant. La température peut aussi baisser rapidement avec la prise d’altitude ainsi que le typique petit brouillard de nuages poussés par le vent de l’atlantique et bloqués contre le plateau du volcan.

Jeudi petit tour en plaine au vu de la pluie fine masquant le côté. Moi le tour un peu plus plat me plaît, contrairement à une seule longue montée jusqu’au volcan. En début d’après-midi une bosse d’environ 7km du bord de mer à 6-8% de pente. Je décide de la prendre rapide. Au bout de quelques minutes je me convaincs de monter jusqu’au village sans baisser d’efforts. Et une fois proche du sommet je me fais mal pour tenir, mais me réjouis d’analyser l’effort plus tard : 361W de moyenne (367W NP) sur 22min, et mon Garmin me prédit du coup une nouvelle FTP à 348W. Joli !

Premier petit plouf dans l’océan. L’eau est relativement chaude, mais on ne nage pas très longtemps.

Les journées passent vite ensuite, surtout lorsqu’on prend la voiture pour commencer le tour à un autre endroit que notre appartement. La jolie descente sur Valle de San Lorenzo, les montées jusqu’à Villaflor, deux fois la boucle du volcan côté sud forgeront le menu principal des sorties à venir, rythmées par la pause cortado et tranche de gâteau à un cafe/panaderia. Un petit jour de repos bienvenu pour ma cuisse qui semble arriver à la limite le dimanche (même si PA et Gianna ont d’autres notions du repos que moi. On a passé une bonne partie de journée à visiter la superbe région de Masca alors que j’aurais fait la sieste sur la terrasse de l’appart…). Toutefois très content d'être de nouveau à ce niveau d'entraînement, après une année 2017 passée à naviguer entre les douleurs...

Plus que quelques jours ensuite. L’occasion de remarquer que j’ai toujours les mêmes peurs de grandes lignes droites à haute vitesse, de s’entraîner un peu à mieux prendre les virages en descentes, et d’apprécier le fait que le vent se calme progressivement.

Je rentre à Zürich avec environ 40hrs de sport sur les 10 jours, principalement à vélo. Et des jambes de feu sur les entraînements à venir. Je dois me forcer à me retenir et éviter la surcharge le week-end droit après (bien que Daniel ait aussi la motiv et la forme sur notre escapade vers la neige de SanktGalle). La semaine qui suit je ressens la fatigue dans les cuisses, mais les jambes répondent présentes aux séries du mardi soir. Espérons que ça tienne !

Tenerife
Sankt-Galle im Schnee



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