Daniel & Jean-Claude Besse

Natation Vélo Course

Camp Eitzinger en Andalousie

But du camp

Comme annoncé sur le plan de saison, nous sommes partis pour une semaine avec un groupe de 18 personnes du Rushteam pour une grosse semaine de vélo en Andalousie, organisée par Eitzinger. Le but étant de former une bonne base kilométrique permettant d’attaquer ensuite la préparation spécifique dans les trois derniers mois menant vers l’iron de Frankfurt. En particulier arriver proche des 1000km de selle, avec peu d’intensités, et quelques belles transitions càp derrière. Après une belle charge en course à pied à Majorque avec le TV Oerlikon pour ma part, j’en ai malheureusement subi les contrecoups sur les semaines suivantes avec une petite mais bien gênante contracture sur la cuisse gauche. Malgré tous mes efforts de massage, pause et décontraction compex, bains et stretching ça ne part pas vraiment. Sur le vélo ça devrait toutefois aller. Le dernier but est déjà raté.

Mojacar 2017: groupe Rushteam
Groupe Rushteam du premier dimanche.

Arrivée au soleil

Samedi matin départ de bonne heure pour prendre l’avion direction le soleil. Et si le trajet (notamment en car depuis Alicante vers l’hôtel à Garrucha) me paraît bien long, je suis tout excité d’arriver sous le soleil chaud espagnol. Une fois les vélos récupérés et directement échangés pour une taille supérieure, direction le nord le long de la côte pour un prologue groupé Rushteam. Les routes sont relativement bonnes, la circulation quasi-inexistante, le terrain un poil vallonné, ça annonce une belle semaine !

Seul bémols, le spa de l’hôtel est super compliqué, et la cuisse fait effectivement toujours mal pour ma seule vraie càp du camp : 6km en mode sénateur. Je m’organise alors un massage et le reste de la récup se fera au compex et à la clara.

Mojacar 2017: Pause coca à Bedar
Pause coca à Bedar.

Avant l’arrivée des autres collègues Eitzinger un deuxième tour Rushteam est au programme, avec à nouveau le beau. Et tout de suite le ton est donné pour le reste du camp : des sorties pas forcément très longues, mais en faisant bien du dénivelé, et un test FTP lors de chaque montée. Ben on dirait que quelqu’un veut me faire rater mes deux autres objectifs de camp… D’autre part j’ai de la peine à me remettre à l’aise dans les portions descendantes, en particulier le vent ou le gravier sur la route me fait peur.

Im Gruppä feuf faro

Le lundi les renforts débarquent et nous sommes plus que Daniel, Matthieu et moi-même dans le groupe 25+. Le groupe s’étire parfois, se plaint de temps en temps, et petit à petit trouve son rythme de croisière où les plus puissants dont nous faisons les trois partie se permettent de se faire plaisir (comprenez souffrir) dans les côtes relativement fréquentes avant d’attendre au sommet, de faire les descentes plus ou moins ensembles (où je préfère le rythme serein des descentes un poil plus techniques avec bonnes routes que les lignes droites rapides ou les routes plus gravillonneuses) et de laisser les plus forts prendre le vent dans les faux-plats (y’a pas de plats).

Mojacar 2017: Représentants orange du groupe 5
Représentants orange du groupe 5.

A chaque fois ça sera de la montée en matinée, une pause midi au coca/sandwich après environ deux-tiers du parcours et un retour « tout en descente » l’après-midi. Jamais vraiment regardé les infos du parcours, on roule avec et se fait plaisir.

Au fil des jours on expérimente aussi avec notamment :

  • Une bosse à 30% après passé 100km de sortie. Ça pique dans les jambes simplement pour rester sur son vélo. Quelque chose comme 350W pour <10km/h pour les connaisseurs !
  • Des discussions avec des Suisses-allemands qui connaissent nos collègues du TV Oerlikon (entre autres un haut responsable Adidas Suisse) via différentes personnes et étaient informés de notre venue (on est connu dans le triathlon…).
  • Beaucoup de retours sur Ironman, autant bien de ceux qui me font penser que sub9 c’est ambitieux que d’autres qui paraissent plutôt rassurants de ce point de vue. Au final j’en ai tiré que chacun doit faire sa propre expérience sur un effort tellement différent d’un triathlon habituel, et que les conditions du jour de course peuvent influencer fortement le résultat chronométrique. Mon but à moi n'a lui pas changé.
  • Des moqueries sur les accents allemands, surtout la prononciation de Auto (euto?), heute (huttä?), morgen (moru?) et fahren (faro?).
  • Une photo par jour sur Strava (pas 100% sûr d’avoir tenu ma promesse, mais j’ai fait de mon mieux).
  • Un bout de moins bien, avec les jambes qui peine à répondre, la tête qui fatigue un peu, et le travail mental qui va avec.
  • Deux sommet de cols lors de la Königsetappe à 4°C, ça change des 18-20°C du reste de la semaine.
  • Les premiers 10km de l’étape reine en plus d’une heure (sur pépins mécaniques), mettant la pression sur Sascha (notre moniteur) se demandant déjà si on rentrera de nuit.
  • Une moyenne à quasi 32km/h le jour tranquille, le seul jour avec une faible dénivellation aidant.
  • Du vent à décorner les bœufs le dernier jour, et ma peur de la chute d’il y a une année qui est ressortie.
  • Le passage répété des 1000W de Matthieu décidemment bien en forme.
  • Les attaques de Phil et Arnaud en montées qui n’étaient pas en reste non plus.
  • Les relais de Daniel à faire sauter ses camarades tel Cancellara dans les grandes Classiques.

Les à-côtés

Si on a souvent roulé à trois du Rushteam entourés de Trek et autres Suisses-allemands, le groupe Rushteam a tout de même formé une excellente ambiance toute la semaine, à se raconter le soir autour d’une clara les aventures de la journée, partager un plouf en mer, une petite séance de natation le jour de repos, une grosse séance de tapas le même jour de repos, quelques bières chez le Belge, une paella à Garrucha, des explications de Milky Way tant qu’il y a de chiffres négatifs dans le graphe, des noms de villages espagnols déformés à la romande, et tant de choses qu’il est presque impensable de tout raconter sans l’avoir vécu. C’est aussi pour ça finalement que le camp fait tant plaisir.

Natation en mer
Natation en mer.

Cette année j’ai été certainement plus raisonnable que je n’aurais pu l’être il y a quelques temps, avec presque pas de course à pied pour tenir ma cuisse à l’abri d’une blessure plus grave, aucun éveil matinal, que peu de natation, et des nuits de sommeil bien remplies. Ça m’a permis de passer des heures de selle de qualité, et j’espère en tirer les fruits tout bientôt.

Porrentruy approche rapidement, et ensuite les courses de préparation débuteront avec les 20km de Lausanne. J’ai quelque peu hâte aussi de reprendre la course à pied sérieusement, et d’en finir avec la plus longue pause sans compétitions dont ma (courte ?) mémoire se souvient.

Florilège des meilleures photos

Mojacar 2017: Groupe Rushteam du prologue
Groupe Rushteam du prologue.
Mojacar 2017: Jean-Claude et Cendrine au prologue
Jean-Claude et Cendrine au prologue.
Mojacar 2017: Jean-Claude et Cendrine au prologue
Jean-Claude et Cendrine au prologue.
Mojacar 2017: Daniel à la montée
Daniel à la montée.
Mojacar 2017: Paysage depuis Mojacar
Paysage depuis Mojacar.
Mojacar 2017: Sommet de la montée à 30%
Sommet de la montée à 30%.
Mojacar 2017: Montée à 30%
Montée à 30%.
Mojacar 2017: Plage de la pause midi
Plage de la pause midi.
Mojacar 2017: Paysage depuis Mojacar
Paysage depuis Mojacar.
Mojacar 2017: Jean-Claude à vélo le jour de repos
Jean-Claude toujours à vélo... même le jour de repos!
Mojacar 2017: avec Sascha, monitor du groupe 5
Avec Sascha, moniteur du groupe 5.
Mojacar 2017: Groupe 5 renforcé pour l'étape reine
Groupe 5 renforcé pour l'étape reine.
Mojacar 2017: Plage d'Agua Amarga
Plage d'Agua Amarga.
Mojacar 2017: Plage d'Agua Amarga
Plage d'Agua Amarga.
Mojacar 2017: Plage d'Agua Amarga
Plage d'Agua Amarga.
Mojacar 2017: Route pour Carboneras
Route pour Carboneras.
Mojacar 2017: Plage d'Agua Amarga
Plage d'Agua Amarga.
1 commentaire
grrrrrrrrr
par David le 04-04-2017 à 17:10


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