Daniel & Jean-Claude Besse

Natation Vélo Course

Polyglotte

Comme nos lecteurs ne sont pas tous du Rushteam, je vous copie ici un article que j'ai écrit pour le Tricycle (journal interne du club que l'on édite avec Jean-Claude).


Bon, alors voilà, je suis sensé vous raconter toutes mes sorties de cette saison pour le Tricycle. Toutes ? Oui, vous avez bien entendu, toutes. Le problème est que ça risque de transformer le petit journal du club en une véritable encyclopédie. Mais bon, il paraît qu’il y a des gens qui aiment tellement nous lire sur notre blog et qui ont su toutes nos aventures en Suisse et à l’étranger, que me voilà obligé d’en rajouter un volume (c’est ça aussi d’avoir son papa au comité et un membre de la famille à pratiquement tous les entraînements du Rushteam). Alors pour faire plus court, je vais me concentrer sur quelques souvenirs et anecdotes qui me reviennent à l’instant. Et pour ça, on va se baser sur une chanson de Henri Dès si vous le voulez bien ; sortez les mains des poches, montez sur la scène et faites un rond en donnant la main à vos voisins. Allez, allez ! N’ayez pas peur, le titre « Polyglotte » ne me dit rien non plus mais je suis sûr que vous êtes capables de répéter le refrain :

Moi j'sais parler
Toutes les langues, toutes les langues
Moi j'sais parler
Les langues du monde entier
J'en savais rien
Mais maintenant que tu le dis
C'est enfantin
Ça va changer ma vie

Vous vous demandez certainement la raison pour laquelle je dépoussière cette chanson d’enfantine du fin fond de votre mémoire. Et bien cela mérite en effet des explications, mais ce n’est pas si simple que cela. Pour cela, fermez les yeux et laissez faire les souvenirs…

Rappelez-vous tous d’abord la vidéo tournée pour le concours Sanitas. C’était il y a 4 ans et demi à peu près. Vous voyez les petits Rushkids (« petit » était encore plus approprié à l’époque) en deux colonnes oranges sur les pyramides de Vidy ? Tous les parents étaient alors conquis rien qu’avec les images et vous avez peut-être donc oublié l’argument choc qui avait convaincu le jury : Pierre-André et les autres qui expliquent, moitié en Suisse-allemand, moitié en français, les échanges qu’ils mettaient en place grâce aux connaissances faites au triathlon pour parfaire le raclement de gorge les connaissances linguistiques de nos athlètes.

Ce à quoi il faut ajouter que des fans nyonnais (et ils s’y connaissent en musique avec Paléo) ont réussi à populariser Henri Dès lors des tous premiers camps de la Vallée de Joux. Bon, on s’arrêtera là avant que vous n’en ayez mare… car on n’a pas encore vu les couplets !

Sant Feliù de Guixols

Paella – poëlle (espagnol)

Profitant de la pause inter-semestrielle de l’EPFL, nous sommes partis à la fin-février avec Pierre-André et Jean-Claude pour une semaine sur la Costa Brava. Au programme, du vélo, beaucoup de vélo. Et il faut dire que l’on a peu eu l’occasion d’apprendre l’espagnol. Nos connaissances étant bien faibles dans cette langue, nous nous sommes plus ou moins démerdés avec un beau mélange de français-italien-anglais, voire même langue des signes. Une chose apprise toutefois est de se méfier des traductions. Se faire expliquer par la serveuse ce qu’est une « poëlle » et ne pas comprendre jusqu’à recevoir le plat ne nous serait pas arrivé si on avait lu la carte en espagnol.

Desenzano

Vasca – bassin (italien)

Pas de pause cette fois-ci, mais un weekend prolongé auto-accordé. Direction le Tessin le mercredi dans l’après-midi (où un premier entraînement natation nous attend). Puis trajet jusqu’au Lac de Garde avec le Team Triathlon Capriasca. 45km aussi bien en natation qu’à pied (du lundi au dimanche). Je peux vous dire qu’on a entendu parler d’acqua et de piscina.

Follonica

Jetzt geht die Post wirklich ab – c’est le moment de foncer (suisse-allemand)

Pâques. Comme on finit le cours le jeudi soir pour une semaine de congé, un camp sur la semaine après Pâques nous arrange ; et c’est là que la proposition de nos amis zougois tombe à point nommé. A nouveau un voyage en train avant le vrai départ en mini-bus, avec comme destination la Toscane. Même si on a l’occasion de sortir quelques mots en italien (pour commander les glaces), la majorité se fait en allemand (enfin, suisse-allemand devrais-je dire). Une semaine fort sympathique avec une série d’entraînement « de fond » sans aller très vite agrégés de quelques concours où il fallait vraiment se donner, mais dans une ambiance toujours restée fantastique.

Tesserete

Polyglotte – français (Grec ancien à l’origine)

Et comme dernier camp, Tesserete cet été avec les cadres régionaux de triathlon. Organisé par Christophe au Tessin, avec la présence d’une série de Suisses-allemands et de nombreux romands. Les consignes sont données pour la plupart en français mais il s’agit quand même d’une bonne piqûre de rappel… y’a peut-être que l’espagnol qu’on n’a pas révisé, mais on ne l’avait jamais vraiment appris car on final on ne parle que les langues que parlent nos copains.

Incroyable tous les camps et les sorties qu’on a faits cette année (et je vous ai fait cadeau du néerlandais de la coupe d’Europe d’Holten, de l’anglais de certains briefing ou autres…) et pourtant je peux maintenant dire de manière « enfantine » :

J’suis polyglotte
Et j’épate les copains.

Liens

http://musicouleur.free.fr/polyglotte.pdf Partition du livre « Ecoles qui chantent »

http://video.google.com/videoplay?docid=2237094664513597603 La vidéo avec paroles (et traduction en …, en ? Bon bein, il me reste encore des langues à apprendre) pour ceux qui voudraient aussi chanter mais qui ne connaissent pas le rythme (y’a pas de honte hein !?)

http://www.rushteam.ch/presse Le Tricycle (voir la 10e édition) sur le site du Rushteam



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